En Afrique, «le virus s'est retrouvé au contact d'une population déjà immunisée»

Publié le : 18/09/2020 –

 

Et si beaucoup d'Africains étaient immunisés contre le Covid-19 grâce aux anticorps qu'ils développent depuis des années pour lutter contre d'autres coronavirus ? C'est la thèse du médecin sénégalais Massamba Sassoum Diop, qui constate que, pour l'instant, l'Afrique est beaucoup moins impactée que d'autres continents et qui en cherche la cause. Ce médecin, qui exerce à la fois à Dakar et à Paris, préside SOS Médecins Sénégal et la Société sénégalaise d'anesthésie, de réanimation et de médecine d'urgence

RFI : Est-ce que vous confirmez que l’Afrique subsaharienne est beaucoup moins touchée par le Covid que d’autres continents ?

Massamba Sassoum Diop : Oui. Et justement particulièrement l’Afrique subsaharienne qui a, lorsqu’on prend les chiffres ramenés à la population, on a l’impression qu’on a quasiment un facteur 100 en termes d’amoindrissement, en fait surtout de la mortalité.

Qu’est-ce que vous appelez un « facteur 100 » ?

C’est-à-dire que lorsque l’on prend, par exemple, la population du Sénégal, 16 millions d’habitants, et qu’on se met sur le modèle de Wuhan en Chine, si nous nous projetons de cette façon-là, et on l’a retrouvé un petit peu partout, on aurait dû avoir 1,6 million comme personnes touchées, on aurait dû avoir près de 80 000 personnes en réanimation et 40 000 décès. Cela veut dire qu’on aurait dû être sur des chiffres de plusieurs dizaines de milliers de morts alors qu’aujourd’hui, nous arrivons tout juste à 300 décès.

Ce qui veut dire que, dans plusieurs pays d’Afrique subsaharienne comme le Sénégal, il y a 100 fois moins de morts que dans les pays européens ou en Chine, c’est cela ?

Exactement, ramenés à la population. Et il faut comprendre qu’en plus, nous n’avons pas confiné alors qu’en Europe il y a eu un confinement.

Alors qu’il y a eu dans plusieurs pays d’Afrique subsaharienne de grands rassemblements populaires à l’occasion par exemple de la fête de la Tabaski…

À la fête de la Tabaski qui a eu lieu début août, tout le monde craignait qu’il y ait une très forte augmentation. Or, on a eu une augmentation effectivement, dans les 15 jours qui ont suivi, du nombre de cas graves et du nombre de décès, une répartition sur l’ensemble du territoire, mais qui n’a pas été si importante que cela. Et surtout, le nombre de cas graves et le nombre de décès, depuis un peu plus d’un mois, descendent extrêmement rapidement. Et c’est probablement lié au fait que le virus s’est retrouvé au contact d’une population qui est déjà immunisée contre le Covid-19 en nombre assez important, ce qui est effectivement très en faveur d’une forme en tout cas d’immunité collective. Peut-être que l’Afrique va démontrer cette immunité collective. Par ailleurs il y a aussi probablement une immunité préexistante, car on constate dans nos statistiques au niveau de SOS qu’il y a trois épidémies de grippe, dont deux, celle de mai-juin et celle de septembre, liées à l’utilisation des climatiseurs. Et ensuite, on a cet effet un peu chaud-froid, rhinites et éventuellement allergiques, qui fait rentrer dans le rhinopharynx un virus, et entre autre, quand vous discutez avec l’institut Pasteur, plus de 70% de ces virus sont des coronavirus. Cela veut dire que finalement, nous avons deux grandes périodes de l’année où circule du coronavirus en Afrique aujourd’hui, et entre autres, par exemple au Sénégal. C’est le fait d’habiter en Afrique qui semble protéger l’ensemble des communautés qui y habitent.

Est-ce à dire qu’avec les trois grippes saisonnières qui arrivent tous les ans en Afrique, notamment en janvier, en mai et en septembre, il y a des coronavirus qui circulent sur le contient depuis des années et qui créent une immunité ?

Exactement. C’est-à-dire que celle de janvier, c’est la grippe classique. Mai, juin et septembre, selon les biologistes, c’est effectivement des coronavirus et c’est pour cela que c’est extrêmement important.

Voulez-vous dire que les habitants du continent africain sont confrontés au coronavirus depuis des années et peut-être sans le savoir ?

Exactement. C’est une évidence aujourd’hui. On peut le prouver même sur le plan biologique. Mais la chose est de savoir : est-ce qu’il n’y a que le continent africain qui est dans ce cadre-là ? On peut se poser des questions sur l’Inde qui a quand même un facteur 10 par rapport à l’Europe, non pas un facteur 100 mais un facteur 10. Mais oui, tout à fait.

Mais ce n’est peut-être pas le même coronavirus que le fameux Covid-19 ?

Oui, c’est exactement cela. Il ne s’agit pas du Covid-19. Il s’agit de 4 autres sérotypes qui circulent dans la population.

Et qui permettent aux personnes habitant en Afrique d’être peut-être immunisées ?

Avec effectivement, la discussion de cette immunité croisée. Elle a été évoquée pour les enfants. Ce sont des pistes de recherche, ce ne sont pas des affirmations que je suis en train de faire. Il faut toujours rester modestes. Devant ce constat, il faut qu’on trouve les raisons.

Qu’est-ce que vous appelez une « immunité croisée » ?

 

C’est-à-dire qu’en fait, les anticorps développés pour lutter contre les autres types de coronavirus permettent aussi de neutraliser le Covid-19.

Inondations catastrophiques en Afrique de l'Ouest

Au moins treize personnes sont mortes et 19 ont été blessées dans des inondations provoquées par des pluies diluviennes depuis août au Burkina Faso, qui a décrété l'état de catastrophe naturelle, a annoncé le ministre de la Culture Abdoul Karim Sango.

 

SÉNÉGAL : UNE ANNÉE DE PLUIE TOMBE EN UNE NUIT SUR DAKAR UNE VÉRITABLE CATASTROPHE NATURELLE.

 

  DEPUIS LE DÉBUT DE LA SEMAINE, DAKAR, LA CAPITALE SÉNÉGALAISE, SUBIT DES INONDATIONS TRÈS IMPORTANTES AUX CONSÉQUENCES DÉVASTATRICES. LE TOUT EST CAUSÉ PAR

DES PLUIES DILUVIENNES. DANS LA SEULE NUIT DU 5 AU 6 SEPTEMBRE, IL EST TOMBÉ l'équivalent d'une année de précipitations sur la ville.

Résultats, des milliers de personnes se retrouvent sans domicile, et l'on compte au moins six morts dans tout le pays. La situation est d'autant plus inquiétante que les météorologues prévoient encore de la pluie pour la fin de semaine, selon l'agence de presse américaine AP. 

Savez vous pourquoi mange-t-on en groupe chez divers peuples africains ?

   Derrière cet acte anodin qui est le simple fait de manger se dégage toute une leçon de savoir vivre et une belle initiation que chacun de nous doit apprendre à connaître.

Tout est enseignement en Afrique.

    «Tenir les yeux baissés en présence des adultes, surtout des pères -c'est-à-dire les oncles et les amis du père -, c'était apprendre à se dominer et à résister à la curiosité.

    Manger devant soi, c'était se contenter de ce que l'on a.

    Ne pas parler, c'était maîtriser sa langue et s'exercer au silence: il faut savoir où et quand parler.

   Ne pas prendre une nouvelle poignée de nourriture avant d'avoir terminé la précédente, c'était faire preuve de modération.

   Tenir le rebord du plat de la main gauche était un geste de politesse, il enseignait l'humilité.

   Éviter de se précipiter sur la nourriture, c'était apprendre la patience.

 Enfin, attendre de recevoir la viande à la fin du repas et ne pas se servir soi-même conduisaient à maîtriser son appétit et sa gourmandise»

 

 

ACCORD DE LIBRE ECHANGE EN AFRIQUE

 

Presque personne ne l'a remarqué. Presque personne n'en a parlé.

Mais il y a un an, 54 nations africaines sur 55 (sauf l'Érythrée), réunies au Niger, ont commencé la phase opérationnelle d'un accord de libre-échange à l'intérieur, qui créera progressivement un marché unique (et libre de droits, tarifs et barrières douanières) pour tous les pays africains. Pour leur commerce intérieur.

En d'autres termes, commence en Afrique ce processus qui, avec le lancement de l'union douanière à la fin des années 50, a conduit l'Europe sur un chemin de croissance et de développement. Et une fois de plus, ce n'est pas un processus basé sur l'état, le dirigisme, la rhétorique des discussions et l'aide internationale (qui ne finissent souvent que dans les mains de classes dirigeants corrompues et alimentent la corruption et les guerres). Mais sur le marché et le libre-échange.

L ' Afrique a doublé son PIB ces 20 dernières années. Mais bien sûr, nous sommes encore loin des niveaux de revenus et de bien-être qui empêchent les catastrophes humanitaires, les guerres et les grandes migrations.

Mais si cet accord de libre-échange se déroule (comme il le semble) le continent africain se donnera la plus puissante occasion de développement qui existe. Et il se l'est donné lui-même, sans demander la permission à personne.

C ' est seulement ainsi - certainement avec l'aide d'une coopération internationale ′′ intelligente ′′ - que les migrations s'arrêtent dans la perspective et se fournit à des centaines de millions de personnes la possibilité d'une vie sereine et calme.

Louis Marattin

ACTUALITES AFRICAINES HEBDOMADAIRES

BABY BOOM AU SENEGAL

PAR SENEGAL BLACK RAINBOW · 21 AOÛT 2020

Covid-19 fait exploser les grossesses chez les adolescentes

Confronté à la propagation du coronavirus, le Sénégal doit maintenant faire face à une autre épidémie : les grossesses d’adolescentes.

Après quatre mois de semi confinement, un rapport du Groupement pour l’étude et l’enseignement de la population (Geep) parcouru par LII Quotidien évoque plusieurs cas de grossesses précoces d’adolescentes. Ce, à cause de la proximité. ( quelle quelle soit ....j'ose rajouter...!)

À Kolda, Sédhiou et Ziguinchor, le taux de grossesse précoce a connu une flambée, d’après le rapport qui sera publié dans les prochains jours.

Dakar n’est pas épargnée. À Colobane, Fass, Gueule Tapée et Médina, plusieurs ados sont tombées enceintes en cette période de Covid-19.

Seneweb

#Burkina: #Fada_N_Gourma :

- "Tous les Peulhs ne sont pas terroristes et tous les terroristes ne sont pas Peulhs"

- 2000 personnes marchent pour dire non à la stigmatisation

 

La marche a été interdite par le maire de la ville de Fada, mais elle a eu lieu, quand bien même elle n’a ni atteint le gouverneur ni trouvé preneur pour son message. Le maire a interdit la marche en citant un décret du 15 avril 2020, interdisant les manifestations de protestation. Selon les organisateurs, près de 2000 personnes ont pris part à la marche qui devait conduire les manifestants depuis le marché de bétail à la sortie Est de Fada, jusqu’au gouvernorat au centre-ville. Un parcours de 4 à 5 km sur la RN4.

Les marcheurs ont été stoppés à un jet de pierre de l’objectif, au niveau de l’hôtel de ville, par un double cordon sécuritaire formé par des éléments de la CRS et de la gendarmerie nationale. Comme il est de coutume maintenant à Fada, les manifestants ont offert de l’eau à ces deux corps des forces de défense et de sécurité et se sont assis sur le macadam pour bien signifier leur intention pacifique. La teneur du message de la communauté peule de la région de l'Est qui sera finalement introduite auprès du gouverneur lundi est la suivante :

« Il est primordial pour les fils et filles de la région de l’Est et du Burkina Faso de bien vouloir protéger le jardin de cohésion sociale et du vivre ensemble qui jadis, faisait notre force et faisait de nous un bel exemple africain.

Aujourd’hui nous marchons pour :

-Dire non à la stigmatisation ;

-Rappeler à toutes et à tous que tous les Peulhs ne sont pas terroristes et tous les terroristes ne sont pas Peulhs et ces derniers n’ont d’ailleurs ni Ethnie ni Religion ; -Dire non aux arrestations arbitraires, aux exécutions sommaires et extra- judiciaires dans le cadre des opérations de lutte contre le terrorisme ; -Non aux enlèvements et disparitions forcées ; -Non aux interdictions d’une tierce communauté l’accès à certains marchés, certains axes routiers dans certaines localités et même la santé ; -Exiger une commission d’enquête indépendante et rigoureuse telle que l’a promis le président du Faso suite à la mort des douze détenus à la Gendarmerie de Tanwalbougou le 12 mai 2020, et aussi sanctionner avec toutes la rigueur de la loi des acteurs qui seront impliqués et des complices ; -Exiger l’arrêt immédiat des assassinats de masse, assassinats ciblés et des crimes de guerre et nous invitons tous les Burkinabè sincères à continuer à collecter les informations afin de pouvoir traduire tous les responsables et leurs commanditaires devant la juridiction compétente ; -Exiger vérité et justice pour tous les crimes de masse dans la région de l’Est tels que Tawalbougou, Natiaboani, Kompienbiga, Mansila, Tambiga, Pendima, Paldoube etc ; -Exiger une réorganisation et un encadrement rigoureux des VDP tout en procédant à un recrutement impliquant toutes les communautés locales; -Exiger du gouvernement une prise en charge convenable des personnes déplacées internes incluant l’alimentation, les soins, le logement et l’éducation ; -Exiger du gouvernement des mesures concrètes pour permettre le retour effectif des personnes déplacées dans leurs villages respectifs.

Tout en saluant l’initiative qui a prévalu au lancement de l’opération «Otapoanu » dans la région de l’Est nous réitérons notre soutien indéfectible à nos vaillants Forces de Défense et de Sécurité et nous les invitons à poursuivre leurs opérations dans le respect des droits humains. Nous invitons l’ensemble des populations à une franche collaboration avec nos FDS car c’est dans l’union que nous viendrons à bout du terrorisme. Il est capital de ne point se tromper d’ennemi.

C’est le moment de rester souder, cultivons une confiance mutuelle et solide, ainsi vaincrons nous les forces du mal.

Aujourd’hui plus que jamais soyons unis et indivisibles !

Aujourd’hui plus que jamais protégeons notre cohésion sociale et notre vivre ensemble !

Je ne saurai terminer sans dire un grand merci à tous ceux qui sont sortis ce jour toutes les communautés confondues pour la réussite de cette marche.

Ceci n’est ni plus ni moins qu’un exemple de cohésion sociale et de front commun.

N’oublions jamais d’où nous venons ; ainsi saurons-nous ou nous allons.

Nous rêvons d’entendre, de réaliser dans un avenir très proche l’existence d’une seule communauté au Burkina Faso : LA COMMUNAUTE BURKINABE Vive le Burkina de paix !

Vive la cohésion sociale !

Vive la justice juste et impartiale !

Vive nos Forces Armées Nationales !

Halte à la stigmatisation !

A bas toutes formes de terrorisme !

Vive le respect du droit à la vie !

Vive le respect des droits humains !

QUE DIEU BENISSE ET PROTEGE NOTRE CHERE PATRIE LE BURKINA FASO ! »

 

Michel Bolouvie,  Fada N'Gourma,  Radio Oméga

 

 

 

 

 

L'école reprend au Sénégal......

Un temps préservé par la pandémie de coronavirus, le continent africain est désormais touché par la propagation du Covid-19. Comment les pays résistent-ils à la pandémie ? Notre carte interactive réactualisée plusieurs fois par jour indique le nombre de cas répertoriés, de décès et de guérisons.

Éviter à tout prix une contagion généralisée et circonscrire les cas. Sur le continent africain, où le nombre de décès liés au Covid-19 reste peu élevé, les autorités nationales tentent, via des mesures plus ou moins restrictives, de freiner la propagation du virus et s’organisent pour prendre en charge rapidement les malades.

Mise à jour quotidiennement, cette carte évolutive dresse le panorama en temps réel de l’état d’avancée de la maladie. Elle se concentre sur trois variables : le nombre de décès liés au virus, le nombre total de cas déclarés depuis le début de l’épidémie, et le nombre de guérisons recensées. En passant votre souris sur chaque pays, vous pourrez visionner le détail de ces informations par pays, mais aussi les différentes mesures de restriction mises en place.

La couleur de la carte est désormais graduée selon le nombre de décès.

Cliquez sur ce lien pour obtenir la carte interactive: 

https://infogram.com/nombre-de-cas-de-coronavirus-en-afrique-par-pays-1h7g6kv3v9j04oy

 

 

Le Covid s'intensifie en Afrique, progresse au Sénégal, omniprésent au Maroc et meurt au Burkina .

Mais par contre Le Burkina et maintenant la Cote d'Ivoire luttent contre un fléau plus gangreneux: le terrorisme...

URGENT #Côte_d_Ivoire: Kafolo (frontière Burkina) : au moins 12 militaires tués dans une attaque

        Une position de l'armée ivoirienne, au niveau du poste-frontière de Kafolo, au nord-est de la Côte d'Ivoire à la frontière avec le Burkina,  a été attaquée par des individus armés non identifiés dans la nuit de mercredi 10 au jeudi 11 juin 2020,  a appris radio Oméga de sources sécuritaires ivoiriennes.  Pas encore de bilan ni de réaction officiels mais selon nos sources au moins 12 militaires ont été tués par les assaillants qui étaient une trentaine."

 

 

 

   Il y a un virus dans le monde qui tue 8500 enfants par jour.

     Ce virus bien plus important que "Covid 19"

s'appelle "la faim".

     Son remède existe : "la nourriture ".

     Jamais personne n'en  parle. 😔😠😢

Un de moins....pas le moindre !!

Abdelmalek Droukdel aurait pu périr cent fois dans le maquis algérien, entre les hauteurs forestières impénétrables de l’Akfadou, en Kabylie, où il s’était établi près d’une décennie à partir du début des années 2000, et les monts de Tebessa, à la frontière tunisienne. C’est de là, en Algérie, que, depuis plus d’un quart de siècle, il avait gravi tous les échelons du djihadisme régional.

Il est mort finalement bien plus au Sud, dans le nord du Mali, pays devenu depuis le principal théâtre de cette guerre qu’il menait au nom d’Al-Qaida. L’émir d’Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI) a été tué, mercredi 3 juin, par les forces armées françaises, a annoncé, vendredi soir 5 juin, la ministre des armées, Florence Parly. « Un succès majeur », selon elle.

L’opération s’est déroulée dans le nord-est du Mali, a précisé l’état-major des armées. « Celle-ci a été faite à partir de croisements de renseignements français et américains 

Abdelmalek Droukdel était accompagné d’un « petit groupe » d’hommes lorsqu’il a été « neutralisé » par les forces spéciales françaises. Son corps a été « formellement identifié », selon le colonel Frédéric Barbry, porte-parole de l’état-major. L’action s’est déroulée au nord de l’Adrar des Ifoghas, à 80 km à l’est de Tessalit, et a été réalisée par un module d’intervention composé d’hélicoptères et de troupes au sol. »

 

 

   Nouvelle page pour vous informer de l'évolution du coronavirus sur nos différentes structures africaines; Le covid 19 en Direct sur:

 

 http://covid-19-africa.sen.ovh/

 

   

    Portez un masque !!!

 

 

 

 

 

Nette amélioration au Burkina...

BURKINA

 « Au Burkina Faso, la famine pourrait faire plus de victimes que le Covid-19 »

Face aux risques de famine au Burkina Faso, durement impacté par les mesures de confinement sanitaire, une aide alimentaire d’urgence

La recrudescence de la pauvreté due aux mesures de confinement a touché une large partie de la population du Burkina Faso avec des mesures gouvernementales qui ont pénalisé les plus démunis. « Dans ce pays déjà très fragilisé humainement et économiquement par les attaques terroristes, une des craintes clairement exprimée est que la faim fasse bien plus de victimes que les complications pulmonaires liées au Covid-19 »,  

Actuellement en période dite de soudure (fin de la saison sèche) la population est entrée dans la crise du Covid-19 au moment de l’année où la problématique de l’alimentation est la plus difficile. De plus, les personnes vivant de l’économie informelle, c’est-à-dire gagnant quotidiennement de quoi se nourrir pour elles et leurs proches, rencontrent déjà de sérieuses difficultés ». « Si les Burkinabés sont volontaires pour appliquer les gestes barrières contre le virus, encore faut-il qu’ils aient les moyens d’acheter du savon ».

Et la colère gronde face à l’insécurité qui pousse le Burkina à la dérive : Lundi, une manifestation a eu lieu à Pama, le chef-lieu le plus proche de Kompienga, pour protester contre le massacre du marché mais surtout exprimer le ras-le-bol de populations locales qui se sentent abandonnés face à l’ennemi invisible. 

«Comme si on vivait dans un autre monde»

   «Rien que la semaine passée, dans la zone de Kaya, une équipe est tombée dans une embuscade. Ils ont appelé un renfort de Barsalangho, qui est également tombé dans une embuscade. Ils ont appelé ceux de Kelbo, qui sont également tombés dans une embuscade», énumère encore un militaire. Ajoutant : «Cette semaine, les groupes armés ont ouvert un nouveau front, à Farmana, à la frontière du Mali où ils ont tué deux gendarmes et saccagé le commissariat et la gendarmerie.» Le week-end de la Pentecôte, outre l’attaque du marché de Kompienga, deux convois civils, escortés par des militaires, ont été mitraillés au nord et à l’est, faisant 25 victimes supplémentaires. «Mais à Ouagadougou, c’est comme si on vivait dans un autre monde ! La seule préoccupation du pouvoir c’est le coronavirus», peste Ousmane, un habitant de la capitale.

Avec seulement 884 cas confirmés et 53 morts ce jeudi, le Burkina Faso s’en sort plutôt bien sûr le front de la pandémie. Cette semaine, le couvre-feu a été levé, les écoles ont rouvert, alors que marchés et restaurants fonctionnent à nouveau. Un retour à la normale rassurant. Reste à vaincre l’autre virus, celui d’une insécurité bien plus létale et contagieuse.

1.       Au Burkina Faso, la polémique sur la gestion de la lutte contre le coronavirus

      enfle

 

        C’était le 18 mars, le gouvernement burkinabé organisait son premier « point de situation » sur l’évolution du Covid-19 face à la presse. Ce jour-là, rares sont ceux à porter un masque. L’heure est encore à l’insouciance. « Nous avons enregistré dans la nuit le décès d’une patiente de 62 ans, diabétique, qui était sous réanimation », annonce le professeur Martial Ouédraogo, le coordonnateur national de la réponse à la pandémie du nouveau coronavirus.

    L’annonce fait l’effet d’un électrochoc. Le Burkina Faso, qui n’enregistre alors que 27 cas positifs à cette date, devient le premier pays à compter ses morts du coronavirus en Afrique subsaharienne.

     Depuis le décès de son épouse, Amado Compaoré cherche à comprendre. « Ça me hante », souffle cet ingénieur à la retraite, assis dans la cour de sa maison. Le 16 mars, la sexagénaire, hospitalisée dans une clinique privée de la capitale après « un contrôle de routine de son diabète », indique la famille, est transférée au CHU de Tengandogo, le centre de prise en charge des malades du Covid-19. « Elle présentait de la fièvre et des difficultés respiratoires », des « signes suspects » de la maladie, affirme un soignant de l’hôpital.

    Au Burkina Faso, le coronavirus prive les filles d’école, mais pas de corvées

    « Personne ne m’a parlé du coronavirus, on me disait qu’elle avait une pneumonie virale », insiste de son côté M. Compaoré. Le lendemain, lorsqu’il retourne dans la nuit au CHU, après être allé chercher quelques affaires à leur domicile, il est déjà trop tard. « On m’a expliqué qu’elle était morte d’une crise cardiaque », relate le veuf, qui soutient n’avoir « jamais pu consulter les examens ni le dossier médical » de sa femme, malgré ses multiples demandes.

   Selon nos informations, les médecins n’ont pas pu transférer Rose Marie Compaoré en réanimation cette nuit-là. Il aura fallu attendre près d’un mois, début avril, pour que le service, fermé pour « des travaux de mise à niveau », soit opérationnel. « Pendant tout ce temps, nous avons perdu de nombreux malades en détresse respiratoire, ils auraient pu être sauvés », fustige un médecin, sous couvert de l’anonymat.

   Nombreuses contradictions

    En coulisses, plusieurs « blouses bleues » émettent également des doutes sur la rapidité du diagnostic. A l’époque, il n’y a pas encore de laboratoire habilité à faire le dépistage du Covid-19 dans la capitale, ni de tests rapides. Il faut envoyer les prélèvements à Bobo-Dioulasso, à 350 kilomètres à l’ouest du pays. « Minimum 72 heures avant la réception des résultats », précisent plusieurs sources médicales. Contactés, le ministère de la santé et la direction de l’hôpital n’ont pas souhaité donner suite à nos demandes de précisions.

    Autre contradiction : le 21 avril, la ministre de la santé Claudine Lougué est auditionnée à l’assemblée nationale sur la gestion gouvernementale de la pandémie de Covid-19. Celle-ci affirme alors que le domicile de la défunte a bien été « désinfecté » et que « des médecins ont reçu la famille et le mari ».

 Des propos contredits par le journaliste d’investigation, Yacouba Ladji Bama, qui a révélé l’affaire dans le bimensuel Courrier Confidentiel. « Aucun médecin ne nous a contactés, la maison n’a jamais été désinfectée et nous n’avons pas été testés ni mis en quarantaine ! », soutient Amado Compaoré.

    Le mea culpa arrivera en pleine tempête médiatique, le 25 avril. « On m’a fait mentir à l’Assemblée nationale », lâche la ministre Claudine Lougué, dans les colonnes du Courrier Confidentiel, justifiant qu’après avoir convoqué « une réunion de crise », ses collaborateurs lui ont finalement « avoué » que la rencontre avec la famille ne s’était « jamais tenue », et encore moins « la désinfection du domicile ».

   Aujourd’hui, si la ministre est allée présenter « ses excuses et ses condoléances » à la famille et que l’affaire a valu le limogeage du coordonnateur national de la réponse à l’épidémie du Covid-19, le dossier est loin d’être clos. « Tout ce que l’on souhaite, c’est connaître la vérité, qu’on nous montre les tests prouvant qu’elle avait ce virus », martèle Amado Compaoré rappelant que personne dans leur entourage n’a été malade et qu’aucune mesure spécifique n’a d’ailleurs été demandée pour les funérailles.

    Manque de matériel de protection et de respirateurs, médecins contaminés, témoignages de patients « abandonnés » la nuit : le CHU de Tengandogo n’en est pas à sa première polémique. « Il y a eu de gros cafouillages dans la gestion des premiers cas, un manque d’humanisme aussi. Ces bévues ont fortement dégradé l’image de l’hôpital. Depuis, beaucoup de malades préfèrent se tourner vers le privé ou les tradipraticiens », regrette un médecin.

   Alors que six ministres ont déjà été infectés au coronavirus, les critiques visent également le gouvernement. A la date du 11 mai, le pays enregistrait 766 cas, dont 51 décès, l’un des taux de létalité les plus élevés de la sous-région. L’opposition dénonce « une gestion catastrophique » et exige la démission de la ministre de la santé.

    « La cacophonie sur l’application des mesures, les contradictions au sommet, ajoutées à ce scandale, qui est une démonstration de communication mensongère, ont dévalué la parole politique et effrité la confiance de la population », alerte Lookman Sawadogo, à la tête du groupe de réflexion Cercle citoyen d’aide à la gouvernance du Covid-19. Selon lui, de plus en plus de Burkinabés doutent de l’existence même de la maladie.

22.Une « crise de légitimité »

23. « Pour certains, l’affaire Rose Marie Compaoré est venue renforcer l’idée que les chiffres de l’épidémie seraient surévalués », regrette le journaliste, qui s’inquiète également d’un « manque de transparence » autour du budget du plan de riposte, estimé à 177 milliards de francs CFA (quelque 270 millions d’euros).

24. Une « crise de légitimité » d’après lui, qui expliquerait également les différents mouvements de grogne qui ont eu lieu ces dernières semaines au Burkina. Manifestations des commerçants, relâchement dans le respect des mesures barrières, désobéissance… Les autorités ont d’ailleurs décidé d’assouplir un certain nombre de mesures restrictives, avec la suspension de la mise en quarantaine des villes, la reprise des transports et la réouverture des marchés et des lieux de culte. 

  « Ce n’est pas une réponse à la pression, c’est un risque que nous assumons. Il était nécessaire d’avoir cet allègement des mesures de façon concertée. En cas de rebond de la courbe, nous appliquerons les mesures de restriction rapidement », assure le porte-parole du gouvernement Rémis Fulgance Dandjinou. Une nouvelle épreuve pour l’exécutif, à sept mois d’élections présidentielle et législatives, et alors que le pays doit déjà faire face à une grave crise sécuritaire et humanitaire.

   Le décès de Rose Marie Compaoré, députée de l’opposition, deuxième vice-présidente de l’Assemblée nationale, a fait l’effet d’un électrochoc.

 

Coronavirus au Burkina: isolement levé pour Ouaga  et plusieurs autres villes

      C'est par un décret, ce lundi soir, que le président Roch Marc Christian Kaboré a mis fin à l'isolement qui concernait toutes les villes dans lesquelles des cas de coronavirus avaient été détectés. Depuis la fin du mois de mars, les liaisons de voyageurs étaient interdites entre une douzaine de villes du pays, dont la capitale.

Après la réouverture de certains lieux, les transporteurs menaçaient de reprendre leurs activités. La situation était difficile pour la population, surtout pour les opérateurs économiques. Désormais les populations pourront se déplacer partout dans le pays, une décision saluée par le milieu des affaires.

« C’est une bonne chose, car la situation devenait très compliquée pour les Burkinabè, a déclaré Adama Ouedraogo de la Fédération nationale des transporteurs. Le Burkina Faso a beaucoup perdu avec cette situation de quarantaine. En tout cas, c’est une bouffée d’oxygène. » Ce responsable demande maintenant aux transporteurs le respect des gestes barrières, car selon lui, la sécurité des voyageurs reste la priorité.

Le secrétaire général du syndicat des commerçants avait jugé pour sa part très néfastes les conséquences de la quarantaine pour l’économie. « C’est comme si on était dans une prison économique », avait-il déclaré.

Du côté du secteur de la santé, c’est plutôt l’inquiétude. Le président de l’Ordre des infirmiers du Burkina Faso estime que cette levée de quarantaine pourrait être un facteur favorisant la propagation du virus dans d’autres villes du pays qui n’avaient pas connu de cas jusque-là. « Les choses sont en train de rebondir avec vingt nouveaux cas de coronavirus en quarante-huit heures, a-t-il souligné. Il faut trouver les moyens et les stratégies les plus efficaces pour que les populations respectent les mesures barrières. »

 

 

Au Burkina Faso, où le port du masque est obligatoire depuis le lundi 27 avril, le gouvernement a annoncé des mesures pour la réouverture des classes, même si aucune date n’est encore avancée pour leur réouverture.

 En attendant, les élèves peuvent suivre les enseignements à distance grâce aux médias et nouvelles technologies, et des masques sont confectionnés. Des mesures jugées insuffisantes par certains parents d’élèves qui doutent de leur efficacité.

Depuis le 16 mars dernier, les écoles, universités et centres de formation sont fermées dans le but de freiner la propagation du Covid-19.

D'ici leur réouverture, douze millions de masques seront confectionnées et mis à la disposition des élèves, des enseignants et du personnel éducatif. Un nettoyage et une désinfection des établissements situés dans les villes ayant connu des cas de coronavirus seront effectués.

En attendant, les élèves suivront leur programme scolaire à distance. Pour Zakaria Sieba,  l’enseignement à distance qui consistera à enregistrer les cours puis à les diffuser sur des médias publics et privés et les applications numériques avec ou sans connexion internet est une bonne initiative. « Je pense que ce sont de très bonnes mesures. Je pense que la priorité, aujourd’hui, c’est d’éviter que la maladie ne se propage ».

Le gouvernement prévoit pour la réouverture des classes, la  confection de  12 millions de masques pour les  élèves, enseignants et le personnel administratif. Mesure jugée insuffisante par Mahamoudou Sawadogo qui a à sa charge cinq élèves. « Il ne suffit pas de dire qu’on va rendre disponibles les masques. Uniquement pour les élèves c’est insuffisant. L’enfant qui quitte la maison pour l’école, il croise plusieurs personnes. Donc avec ces personnes, il peut être contaminé, comme il peut contaminer ces personnes ».

Coronavirus : 50 millions de personnes menacées par la faim en Afrique de l’Ouest d’ici à quelques mois

La pandémie de Covid-19, ajoutée aux problèmes de sécheresse et à l’insécurité dans la région, pourrait faire exploser le nombre de personnes en crise alimentaire, alerte l’ONG Oxfam.

Le nombre de personnes menacées de famine en Afrique de l’Ouest pourrait quasi tripler en trois mois et concerner 50 millions de personnes en août, contre 17 millions en juin, a alerté Oxfam, mardi 21 avril. L’organisation non gouvernementale (ONG) cite des estimations de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao).

En ville comme en zones rurales, malgré les efforts des Etats, les populations ont des difficultés d’accès aux marchés alimentaires, et elles font face à un début de hausse des prix et une baisse de la disponibilité de certaines denrées de base, conséquences du confinement ou/et du couvre-feu mis en place, de la fermeture des frontières et de l’insécurité dans certaines zones, ajoute l’ONG.

En quelques jours au Burkina Faso, « le sac de 100 kg de mil est passé de 16 000 à 19 000 francs CFA, et le litre d’huile pour la cuisine a presque doublé. Avec le virus en plus de l’insécurité, je me demande comment le mois de ramadan sera vécu cette année », a souligné Amadou Hamadoun Dicko, président de l’Association pour la promotion de l’élevage au Sahel et en Savane (Apess).

A Tengandogo, l’hôpital réquisitionné pour abriter le centre de prise en charge des malades du Covid-19 dans la capitale, on compare les soignants à des « combattants ». Malgré le manque de matériel, la fatigue, et parfois un sentiment d’impuissance, ils doivent s’occuper des patients les plus gravement atteints par le coronavirus qui a déjà contaminé, au mercredi 22 avril, 600 personnes et fait 38 morts au Burkina Faso, pays le plus touché en Afrique de l’Ouest.

La crise due au coronavirus conjuguée à l’insécurité exacerbe la menace d’instabilité des marchés et fragilise une situation alimentaire déjà très instable, note l’ONG, qui relaye les inquiétudes déjà exprimées par les Nations unies.

Le socle de l’agriculture en danger

Dans les pays confrontés à des crises humanitaires, l’accès à la nourriture est devenu encore plus difficile : au Burkina Faso ou au Niger l’aide humanitaire ne parvient pas à atteindre et à couvrir les besoins alimentaires des milliers de déplacés. Les dispositifs d’urgence sont donc plus vitaux que jamais, souligne Oxfam.

Alors que débute la saison agricole, les producteurs et les agriculteurs rencontrent aussi des difficultés pour accéder aux semences et aux engrais de qualité. L’agriculture contribue à hauteur de 30,5 % de l’économie de l’Afrique de l’Ouest et est la plus grande source de revenus et de moyens d’existence pour 70 % à 80 % de la population, principalement pour les femmes. « Nous avons perdu 75 % de notre marché à cause du confinement de la ville de Bobo Dioulasso », explique Mme Toe Hazara, responsable d’une laiterie burkinabée citée dans le communiqué.

Les communautés pastorales, déjà confrontées aux impacts du changement climatique, sont également touchées, ne pouvant plus assurer la transhumance du bétail à cause de la fermeture des régions ou des frontières, ce qui risque d’augmenter les conflits entre éleveurs et agriculteurs.

SENEGAL

 CORONAVIRUS à MBOUR : LES INDICATEURS ONT BEAUCOUP ÉVOLUÉ EN UN MOIS (DR BOUSSO)

 

Les indicateurs relatifs à la maladie du coronavirus au Sénégal ont beaucoup évolué en un mois avec le nombre de cas multiplié par trois, mais également 6 fois plus de guéris et beaucoup plus de cas graves et de décès qui sont passés de 8 à 47, a relevé le Directeur du Centre des Opérations d’urgence, Dr Abdoulay Bousso.

Parmi les patients décédés, ‘’il n’y a pas eu beaucoup d’évolution puisque 72% sont les personnes vulnérables âgées de plus de 60 ans et souvent atteintes de comorbidités’’, a-t –il souligné samedi lors du point mensuel sur la situation de la maladie dans notre pays.

Sur la répartition entre les testés positifs, 87,6% sont des cas contacts, 10,20% des cas communautaires et les cas importés 2,20%, a-t –il souligné.

Les cas communautaires évoluent puisque les populations continuent à circuler et il faudra s’attendre également à leur augmentation, a dit Dr Bousso.

‘’La proportion des cas importés s’est stabilisé même si ces derniers jours, ils sont revenus avec des personnes qui arrivent à passer la frontière mais c’est une proportion qui est relativement maîtrisée pour le moment’’, a ajouté Dr Bousso, membre du Comité national de gestions des épidémies.

Sur l’aspect clinique, il a relevé que ‘’beaucoup se posent la question sur l’existence de la maladie puisque la majorité des cas sont asymptomatiques avec 60,7% testés positifs qui ne présentent pas de symptômes’’. Près de la moitié des personnes qui sont testées positives ne présentent pas de signes cliniques.

A 11 régions touchées il y a un mois, on est passé à la totalité des régions qui ont aujourd’hui des cas confirmés de personnes atteintes de Covid-19. Les régions de Matam, Kaffrine et Kédougou jusque-là indemnes enregistrent aujourd’hui des cas.

Toujours sur l’évolution des indicateurs, Dr Bousso précise que ‘’sur l’ensemble du territoire national 51 districts sanitaires sont touchés par la pandémie sur les 79 que compte le système sanitaire’’.

La région de Dakar compte le plus grand nombre de cas avec 74,6% des personnes infectées du fait de la densité et de la circulation des personnes.

Sur la répartition des hommes et des femmes atteintes du virus c’est ‘’assez équilibré’’ avec 55% testés positifs contre 45% chez les femmes.

Le personnel de santé n’est pas également épargné avec, à ce jour, 136 agents testés positifs dont 45% sont des infirmiers, sages-femmes, les 14% des médecins et le reste le personnel administratif et de soutien.

Toutefois, aucun agent n’a été infecté au niveau des 27 sites de traitement des patients atteints de la maladie. Ce qui est de l’avis du Dr Bousso ‘’un indicateur extrêmement important’’.

A ce jour, sur le plan du diagnostic laboratoire, il y a eu 58742 tests réalisés par l’Institut Pasteur de Dakar (90%) et l’IRESSEF de Diamniadio (10%).

Les sites de prise en charge ont également évolués passant de 20 sites dans 11 régions il y a un mois à 33 sites de prise en charge dans l’ensemble des régions du Sénégal, dont 24 hospitaliers et 9 extrahospitaliers.

 

Chaque mois depuis le 2 mars, des membres du comité national de gestion des épidémies font le point sur l’évolution de la maladie à coronavirus avec plus de détails sur les aspects de prise en charge.

La recrudescence des cas de coronavirus inquiète les autorités au 31 Mai 2020

Des mesures sanitaires plus strictes entreront bientôt en vigueur à Dakar, a annoncé le ministre de la Santé sénégalais samedi 30 mai en conférence de presse. La capitale sénégalaise et sa région comptabilisent près des trois quarts des 3 535 cas de Covid-19 recensés depuis le début de l'épidémie. Pour ce seul samedi 30 mai, la capitale enregistrait 84 nouveaux cas, sur 106 dans l’ensemble du pays. Une situation inquiétante selon les autorités qui travaillent à un nouveau plan d’action. 

« Si nous perdons la main à Dakar, nous risquons de perdre la bataille dans le pays ». En conférence de presse ce samedi 30 mai, le ministre de la Santé sénégalais, Abdoulaye Diouf Sarr s’est montré alarmiste quant à la situation sanitaire de la capitale. Épicentre de l’épidémie dans le pays, la région de Dakar comptait 2 525 cas sur 3 429 en date du 29 mai, soit 73,6% des contaminations du pays. 

« Il y a un réel problème de transmission communautaire à Dakar », explique le docteur Ousmane Gueye du ministère de la Santé. En effet, la région concentre plus de la moitié des cas communautaires du pays, pour rappel il s’agit de ces cas positifs dont la chaîne de contamination est intraçable. 

Le ministre de la Santé a ainsi décidé d’accentuer sa stratégie de sensibilisation par le biais de caravanes de prévention menées par des relais communautaires et des agents du ministère. Surtout, des nouvelles mesures vont être mises en place spécifiquement dans la région de Dakar.

Mise en quarantaine de la capitale, durcissement du couvre-feu, confinement partiel ? « Aucune solution n’est à écarter », confie le docteur Gueye. Le comité national de gestion des épidémies se réunira ce mardi 2 juin pour en débattre.

Le Sénégal entame un essai clinique du Covid-Organics

 

Le ministère sénégalais de la Santé a confirmé jeudi la réception d’échantillons du Covid-Organics, le remède malgache contre le nouveau coronavirus, avant d’annoncer le début d’un essai clinique sur ses composantes, dont l’Artemisia.

« Le travail va commencer aujourd’hui », a annoncé le docteur Aloyse Waly Diouf, directeur de cabinet du ministère de la Santé et de l’Action sociale, interrogé dans la matinale de la radio privée RFM.

Il a souligné que des échantillons ont été reçus de Madagascar comme l’avait d’ailleurs annoncé le président Macky Sall après un entretien fin avril avec son homologue Andry Rajoelina.

Par ailleurs, a indiqué pour sa part le professeur Daouda Ndiaye, coordonnateur du comité scientifique pour la rédaction du protocole de recherche sur le Covid-Organics, « nous allons travailler sur un protocole pour voir comment le donner aux Sénégalais ».

Ce protocole sénégalais aura pour but d’être « préventif et curatif », a précisé l’épidémiologiste, par ailleurs chef du Service de Parasitologie-Mycologie de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, ajoutant que son équipe est « en train d’accélérer les procédures ».

Traitement qualifié de « miracle », le Covid-Organics est une tisane à base de plantes médicinales comme l’Artemisia (connue dans le traitement du paludisme) préparée par des chercheurs de l’Institut malgache de recherche appliquée (IMRA). L’OMS a déconseillé son utilisation pour absence de preuve. Cependant, le professeur Ndiaye a rétorqué que son élaboration repose sur « une base sérieuse », précisant que les Malgaches leur « ont fourni toutes les informations nécessaires ».

Après un lancement en grande pompe le 20 avril, le président Andry Rajoelina a continué l’opération de charme auprès de plusieurs de ses homologues africains, insistant sur les vertus curatives du Covid-Organics contre le coronavirus.

Certains pays comme la Guinée-Bissau, la Guinée-équatoriale, le Niger et le Congo-Brazzaville ont déjà réceptionné leur commande, selon RFI.

Au Congo, la cargaison est arrivée mardi dernier et réceptionnée par le directeur de cabinet du chef de l’Etat, Florent Ntsiba.

Les produits sont contenus dans des sachets prêts à être « administrés sous la forme d'infusion pour l'équivalent de 900 traitements, pour la prise en charge d'au moins 900 malades », a expliqué sur RFI le ministre nigérien de la Santé publique, le docteur Idi Illiassou Mainassara. Il a assuré qu’une documentation est remise au comité scientifique qui dira « la conduite à tenir ».

Coronavirus: reprise progressive des classes au Sénégal à partir de juin

 

     Fermées depuis un mois et demi pour arrêter la propagation du nouveau coronavirus, les écoles vont rouvrir au Sénégal à partir du 2 juin, d'abord pour les élèves en classe d'examen, a annoncé mercredi le gouvernement.

Les écoles et les universités sont fermées au Sénégal depuis le 16 mars. Le pays ouest-africain a déclaré 882 cas confirmés de Covid-19 dont 315 guéris et neuf décès.

Pour tenter d'endiguer la transmission du nouveau coronavirus, les autorités ont instauré un couvre-feu nocturne, fermé les frontières, interdit la circulation entre les régions, fermé les hôtels et restaurants ou encore imposé le port du masque.

Coronavirus: au Sénégal, le port du masque est désormais obligatoire

 

   Des masques chirurgicaux, de pharmacie, ou des masques en tissu, en wax, colorés et même en fausse fourrure, on en voit de toutes sortes à Dakar où l'obligation de leur port est globalement saluée et plus ou moins respectée, dans les commerces ou aux arrêts de bus.

Le principal problème relevé par ceux qui n’en portent pas - et qui parfois se couvrent le nez et la bouche avec un foulard -, c’est l’accès à ces masques et notamment leur coût. En effet, dans les pharmacies, ils ne sont pas toujours disponibles, et un masque filtrant de type FFP2 peut coûter jusqu’à 2 500 francs CFA pièce, soit un peu moins de 4 euros.

Alors comment faire ? Il y a ceux que l’on peut acheter dans la rue, entre 200 et 500 FCFA, mais sans forcément de garantie sur la provenance et l’hygiène et  il y a ceux en tissu, confectionnés par des couturiers  et des initiatives solidaires de volontaires qui en fabriquent et les distribuent gratuitement.

En tout cas, cette nouvelle obligation du port du masque dans certains lieux publics marque une étape supplémentaire dans la riposte, c’est d’ailleurs ce que recommandaient les autorités sanitaires, alors que le pays a enregistré deux nouveaux décès ces dernières 24 heures. Sur RFI, vendredi soir, le président Macky Sall avait évoqué de nouvelles dispositions, notamment l’élargissement du couvre-feu, actuellement en vigueur de 20h à 6h du matin, mais pas de confinement pour l’instant.

 

 


Avec des conditions difficiles, l'Afrique se bat: 

L’AIDE ALIMENTAIRE A DÉMARRÉ

PAR SENEGAL BLACK RAINBOW · 

Aide alimentaire : Les premiers camions quittent le Port de Dakar pour les régions

Les premiers camions qui déploient l’aide alimentaire dans les régions, ont quitté le Port autonome de Dakar  . Le Président de la République a lancé l’opération. Plus de 100.000 tonnes de riz vont être distribuées à 1 million de ménages. Aussi, 10.000 tonnes de sucres et 10.000 tonnes de pâtes alimentaires , Pour le sucre, c’est 10.000 tonnes, les pâtes alimentaires, c’est 10.000 tonnes, pour l’huile, c’est idem et plus de 1 millions de pâtes de savon qui vont être distribués jusque dans les villages les plus reculés », a déclaré Macky Sall. : distribution  encadrée par la police, la gendarmerie et l’armée. Le Président de la République n’exclut pas un confinement si toutefois les règles d’hygiène ne sont pas respectées par les populations.

 

Mais , y a un mais : 

LE MANQUE D’EAU A MBOUR ET DANS TOUT LE PAYS:

    A Mbour, au moment où, dans les gestes barrières le lavage des mains occupe une place centrale, nombreux sont les ménages qui sont privés du liquide précieux. Ainsi, observer scrupuleusement ce geste demeure un gros problème.

Bien que Mbour vit à l’heure d’une guerre sanitaire et qu’il est demandé à tout un chacun de se laver les mains, de prendre des douches, de laver plus que d’habitude son linge, certains quartiers de Mbour vivent une situation insupportable.
A partir de 8 heures, jusque tard dans la soirée, pas une goutte d’eau ne coule du robinet.
»On nous demande de rester chez nous. On peut le comprendre. Ce qu’on n’arrive pas à comprendre, c’est qu’on nous dise cela et qu’on nous coupe un liquide aussi précieux que l’eau. C’est à la limite inadmissible. Si l’eau est coupée, les gens se retrouveront au bord d’un puits. Puisqu’ils interdisent les rassemblements, cela ne manquera pas si les robinets sont coupés », 

RAOULT L’AFRICAIN

PAR SENEGAL BLACK RAINBOW · 

 

Didier Raoult l’Africain : sur la piste de la chloroquine, de Dakar à Brazzaville

  Né au Sénégal, où il a passé son enfance, le médecin et chercheur français Didier Raoult a conservé des liens professionnels et affectifs forts avec le continent. Et de nombreux pays africains ont d’ores et déjà recours à la chloroquine pour traiter les personnes infectées par le Covid-19. Et dans les rangs de ses plus fervents supporteurs, le continent africain n’est pas en reste : est-ce parce que le composé chimique qu’il utilise pour traiter ses patients, l’hydroxychloroquine, est bien connu sur le continent, où il est utilisé depuis longtemps pour soigner la malaria ?

     Dans ce combat d’experts, le pays qui l’a vu naître a également tranché. À l’hôpital de Fann, à Dakar, le professeur Moussa Seydi, chef du service des maladies infectieuses et tropicales, a déjà administré de la chloroquine seule aux 100 premiers patients testés positifs au Covid-19. « À Marseille, le docteur Didier Raoult a publié des résultats préliminaires encourageants. L’association d’hydroxychloroquine et d’azithromycine devrait permettre de raccourcir la durée de portage [du virus], afin d’accélérer la guérison des malades », déclarait ainsi Moussa Seydi à Jeune Afrique dès le 19 mars. Pour recourir à ce médicament, il affirme s’être appuyé sur l’étude cosignée par son homologue français.

    Comme le Sénégal, le Burkina Faso, l’Algérie ou encore le Maroc ont eux aussi opté pour la chloroquine. Le 23 mars, le ministère de la Santé du royaume chérifien réquisitionnait ainsi les stocks nationaux et diffusait à l’adresse des directeurs de CHU le protocole de prescription de la chloroquine et de l’hydroxychloroquine pour les cas confirmés de Covid-19. Une décision inspirée des recherches chinoises sur le sujet… et des études menées par le chercheur français, à en croire un membre du comité marocain chargé de la lutte contre la pandémie.

   Si le professeur Raoult est bien connu sur le continent, c’est aussi que ce spécialiste des maladies tropicales et infectieuses, en plus d’y avoir grandi, y a beaucoup travaillé. C’est à Dakar que le Français aurait attrapé le virus de la recherche. Né en 1952 dans la capitale sénégalaise, il y vit dans le bâtiment de l’Office de recherche pour l’alimentation et la nutrition africaine (Orana), créé par son père.
Clin d’œil du destin, dont lui-même dit qu’il était « tout tracé » ? C’est en face de l’Institut Pasteur de Dakar, le laboratoire en première ligne dans la lutte contre l’épidémie au Sénégal, que ce fils d’une infirmière et d’un médecin militaire en poste à l’hôpital principal de la capitale fait ses premiers pas. Une enfance marquée par les souvenirs heureux des moments passés à jouer sur la plage de l’Anse Bernard, ce qui rendra l’adaptation « compliquée » lors de l’arrivée du jeune Didier Raoult à Marseille, à l’âge de 9 ans. « Étant partiellement sénégalais, je ne peux pas ne pas me sentir concerné par ce qui se passe en Afrique », affirme-t-il dans une vidéo adressée au groupe sénégalais eMédia le 7 avril.

   En 2008, Didier Raoult crée dans la capitale sénégalaise une unité de recherche mixte de son IHU consacrée aux maladies infectieuses transmissibles – l’une des deux équipes africaines du professeur avec celle d’Alger. Celle-ci revendique la production de 10 % des publications scientifiques au pays de la Teranga. « Il voulait avoir beaucoup de personnels de terrain : des épidémiologistes, des virologues, des bactériologues », explique l’un de ses proches, l’épidémiologiste et biologiste Cheikh Sokhna, chef d’équipe à l’IHU Méditerranée Infection, à Marseille.

   Ce Sénégalais, également directeur de recherche à l’Institut de recherche pour le développement (IRD), échange régulièrement avec le professeur Raoult. Cette semaine, l’équipe sénégalaise de l’IHU, forte d’une trentaine de personnes, devait déposer auprès du ministère sénégalais de la Santé un projet recherche sur le protocole de la combinaison chloroquine-azithromycine.

   Signe encourageant, selon Cheikh Sokhna, la prévalence du coronavirus semble moins importante dans les zones où l’utilisation d’antipaludéens, comme la chloroquine ou la méfloquine, est fréquente. « Cela se voit de manière très grossière. Mais il faudra intégrer d’autres facteurs avant de tirer des conclusions définitives », ajoute, à la fois enthousiaste et prudent, le chercheur sénégalais, en poste d’ordinaire à Marseille mais actuellement en mission de longue durée à Dakar.

    Cette unité de recherche mixte est loin d’être la seule innovation impulsée par Didier Raoult en Afrique. En 2012, le chercheur français installe à l’hôpital principal de Dakar un MALDI-TOF : un spectromètre de masse permettant de détecter les bactéries en quelques heures, contre deux à trois jours avec les procédés traditionnels. Puis, à partir de 2015, il met en place à Dakar et dans deux villages de la région de Fatick (Centre-Ouest), trois petits laboratoires – des points of care (POC), dans le jargon du milieu – qui permettent de prélever du sang ou de la salive et de donner rapidement l’origine de la maladie ou de la fièvre afin que les infirmiers puissent proposer en temps utile un remède efficace.

     Didier Raoult lance des recherches tous azimuts au Sénégal. Sur le paludisme, la borréliose, la rickettsiose, la malnutrition, le lavage des mains – « qui peut réduire de 50 % les maladies diarrhéiques et de 30 % les maladies respiratoires »… Le médecin français travaillait déjà avec ses équipes sénégalaises sur d’autres formes moins sévères de la famille des coronavirus qui existaient dans le pays, causant rhumes et pneumopathies.
Un « grand frère africain »

      Chaque année, depuis 2008, il vient passer une semaine à Dakar, participant à la journée scientifique de l’IRD organisée par Cheikh Sokhna, qui réunit acteurs de la santé et ONG. C’est à cette occasion qu’il a fait la rencontre de deux scientifiques de renom : le parasitologue Oumar Gaye, de l’université Cheikh-Anta-Diop de Dakar (Ucad), et le pharmacien-colonel Souleymane Mboup, virologue et bactériologue. Ils les intégrera au conseil scientifique de l’IHU Méditerranée Infection, où le second succédera au premier. Etc….

 

Du Burkina, André nous fait passer ce message: 

"L'affaire de confinement là très difficile dans certains pays....

 À chaque pays sa méthode ce qui marche chez les autres ne marchera certainement pas chez nous!"

 Et pour les tests même galère, le directeur de l'orphelinat voulait que la deuxième équipe de soignants de son établissement soit testée avant d'entrée en service pendant quinze jours de confinement avec les enfants: pas de tests...

 

Au Burkina, le personnel soignant s’illustre par un dévouement qui n’a d’égal que celui de leurs confrères et consœurs d’ailleurs. Malgré le manque de gants, masques et autres équipements, ils donnent tout pour essayer d’arracher à la mort ces patients qui leur tombent sur les bras. Selon les témoignages que livrent les malades du Covid-19, les hommes et femmes en blouse blanche sont simplement formidables. Ils bravent la mort jour et nuit pour sauver des vies.

Au CHU de Tengandogo, dans le sud de Ouagadougou, ces “guerriers” au front contre le petit virus qui écume le monde entier sont à la fois médecins, serveurs de repas et accompagnants car pour tenter de freiner la course effrénée du mal, aucun proche n’est admis auprès des patients. Notre pays est sous la menace d’une progression très rapide du virus.

La course contre la montre est engagée pour soustraire le maximum de personnes des griffes du Covid-19 et la situation laisse tout de même songeur et inquiète. Des mesures d’envergure comme les fermetures des classes et amphithéâtres, des marchés, des maquis [restaurants populaires en plein air], des bars, de l’aéroport, des gares de transport en commun, et l’instauration d’un couvre-feu, ont été prises par un gouvernement qui semble avoir pris la mesure du chaos en perspective.

Inquiétudes, incivisme et faille du système

Mais les plaintes contre les failles de la prise en charge des malades ou même contre la simple opération de dépistage se multiplient. Le numéro vert, le 3535, ne répond toujours pas aux attentes des usagers en détresse. Est-il déjà surbooké ?  

 

Faire face au Covid-19 sera un défi très difficile à relever. Tout comme d’autres pays africains dont les centres de santé manquent de tout, le Burkina Faso doit encore redoubler d’efforts dans la prévention. Et pour l’instant, la seule stratégie qui a fait ses preuves c’est bien le confinement, doublé du respect des gestes barrières, dont le lavage des mains. Alors, je reste chez moi, tu restes chez toi, nous restons chez nous… et le Covid-19 retourne chez lui 

  Pour le Sénégal: Article écrit par:  SENEGAL BLACK RAINBOW :

TOUBA: SE BATTRE CONTRE LE VIRUS SANS EAU:

 

Sans eau depuis des mois, Madiyana une bombe à retardement en plein coeur de Touba: Confrontées à un manque d’eau depuis presque 6 mois, les populations de Madiyana à 4 kilomètres de la grande mosquée de Touba, craignent le pire dans un contexte de pandémie de coronavirus. Des rassemblements matinaux et un non respect des gestes barrières notamment la distanciation sociale sont notés quotidiennement autour des bornes-fontaines.

« Nous connaissions le manque d’eau lors du Magal, maintenant ça fait presque 6 mois que la situation perdure. Seules les maisons qui se trouvent au bord de la route sont alimentées, ce qui cause des regroupements monstres et des bousculades de populations à la recherche du liquide précieux »
Pourtant Madiyana est à cheval sur deux forages qui sont distants de 6 à 7 kilomètres. » Malgré cette proximité des forages, les femmes se lèvent à 3 heures pour remplir des bidons de 20 litres, qui sont transportés par des charrettes dans les maisons lointaines. Cette eau est utilisée pour le lavage ou le nettoiement, mais pour boire on achète de l’eau filtrée à 125 francs CFA les 20 litres »,  Au moment où l’on note zéro cas positif de coronavirus dans la ville sainte de Touba depuis des semaines, ce manque d’eau ne participe guère à la prévention de la pandémie de coronavirus. 

    Issa commente cet article: "C’est une honte quand on connait les fortunes des leaders religieux mourides milliardaires…En plus, de vouloir être un état dans l’Etat du Sénégal, officialisé par Macky Sall en 2013 et construire des mosquées partout avec l’argent des Talibés, adultes ouvriers sans salaires et enfants mendiants…Je suis sur que les chevaux et les animaux dans leurs propriétés dans la brousse ont de l’eau en quantité, alors que les humains dans leur état dans l’Etat, n’en n’ont pas… Qu’ils se révoltent ! Honte à ces pseudo-religieux égoïstes qui sont une des 7 plaies du Sénégal…"

 

Vendredi 3 Avril au Burkina mais vrai pour toute l'Afrique:

Le virus se répand ici aussi, pas avec la virulence d'autres contextes géographiques, du moins il semble : il marche lentement et sème la mort, la peur, l'angoisse.

Les mêmes mesures restrictives ont été prises rapidement dans d'autres contextes : fermeture des écoles et marchés, confinement, couvre-feu, restez à la maison, prenez soin de l'hygiène, gardez vos distances de sécurité, au premier symptôme appelez l'urgence médicale.

La fermeture des écoles et l'annulation des initiatives sociales et religieuses qui prévoyaient de grands rassemblements de personnes. Excellent mouvement : l'expérience chinoise et européenne a été maîtresse ! Cette mesure a été mise en œuvre sans problème. Quelques résistances, bien sûr, mais finalement, le bon sens a prévalu. Une autre expérience a également été copiée : la flambée des prix des masques, des gants, des savons . Une liste de prix nationale a été diffusée pour lutter contre le pillage. En regardant les autres pays, le Burkina semble (le doute est obligatoire) avoir bougé à temps pour s'assurer des équipements et du matériel médical indispensables pour faire face à l'urgence (c'est ce qu'ils disent à la télé).

L 'os dur à gérer est ce "restez à la maison". auquel une autre mesure est associée, vraiment inacceptable pour ceux qui vivent à la journée : la fermeture des marchés. Sans parler, enfin mais pas en dernier, de la gestion difficile de la réponse hygiénique (eau et savon) à la pandémie.

Rester dans quelles maisons ? Nous sommes en pleine saison sèche et il fait une chaleur terrible. Beaucoup (trop) maisons sont délabrées et bondées de gens. Elles sont placées l'une à l'autre, avec un petit espace extérieur souvent en commun avec d'autres familles. Pour beaucoup (trop) la maison est "entrée couché", seul environnement, 13-15 m2 en tout et pour tout. Les plus chanceux ont 4-5 m2 de plus, une petite chambre pour la chambre. Pendant la journée, le toit en tôle transforme les maisons en saunas.

La recherche de la nourriture et la fermeture des marchés est une affaire très sérieuse : malheureusement, on mange tous les jours même en présence du coronavirus ! Seuls quelques-uns peuvent se permettre une réserve alimentaire : une bouteille d'huile ; beaucoup de riz ; un kilo de sel ou de sucre ; un panier de soumbala ou de gomb sec ou de cacahuète. Chaque jour, on va au marché ou chez la voisine qui fait des petits affaires et on achète le nécessaire pour le déjeuner et le dîner quotidien parce que l'argent disponible ne permet rien d'autre : on vit à la journée et on mange avec le travail de chaque jour. Beaucoup de gens achètent chaque jour une cuillère d'huile (50 f), peut-être chez la voisine qui a eu la chance d'acheter un litre d'huile, l'a méticuleusement distribué en sachets et le revend pour gagner ces 200-300 f qui lui permettent d'aller au marché et d'acheter le "pain quotidien" à mettre sur la table pour se nourrir elle-même et toute la famille. Et ces 50 f pour acheter de l'huile sont le fruit, peut-être et sans peut-être, de la vente encore de quelque chose, peut-être de sachets de pâtes, parce qu'à son tour, un kilo de spaghettis ont été acheté et, après les avoir brisés, en sachets et vendus au détail. Et c'est le cas pour tout : tomates, oignons, aubergines, poivrons vendus à des unités ou à petits tas de 2 ou 3 ou 4 ; le sucre ou le sel vendus en sachets de 50 ou 100 grammes ; le café le sachet unidose. On achète le détail du détail. Si l'on écoute au fond des femmes qui à la télé, la réalité, ça donne la chair de poule : avec les marchés fermés, on ne meurt peut-être pas de virus, mais on mourra certainement de faim. Fermer tout dans un pays qui vit d'économie de subsistance, c'est comme préparer la corde et l'attaquer à un arbre. Pourtant, il a été constaté que c'était le seul moyen d'arrêter la propagation du virus. Alors peut-être qu'à la fermeture et à l'invitation à rester à la maison, il fallait immédiatement activer et accompagner un programme de soutien alimentaire pour toutes ces familles qui vivent de ce qu'ils produisent. Les fonctionnaires fin février ont reçu leur salaire et continueront jusqu'en mars, mais les autres ? Que va-t-il devenir leur avenir ?

Un autre "point crucial" est l'hygiène. Dans les villages, il y a le puits commun, presque toujours en banlieue, au carrefour de plusieurs villages. Dans les villes, pas dans tous les quartiers et pas dans toutes les maisons, la distribution de l'eau est centralisée. Dans les villages, un puits a besoin d'une myriade de gens et c'est assez loin pour décourager même les plus bien intentionnés à aller chercher de l'eau une seule fois de plus que l'organisation de tous les temps. Dans la ville, le manque d'eau est quotidienne et concerne souvent les heures de l'après-midi quand la chaleur est plus insupportable. Il n'y a rien à dire : il suffit de fermer les yeux, d'imaginer les maisons décrites sans eau et d'entendre dans ses oreilles l'invitation à se laver les mains bien, plusieurs fois par jour, avec du savon.

La situation est très critique et le peuple burkinabé aura certainement le courage d'affronter cette épreuve avec une grande dignité et ténacité.

Quand on se rencontre de loin, on se dit "bon courage": que le courage habite notre cœur et nous mène hors de ce terrible tunnel.

 

 

SÉNÉGAL :

https://www.senenews.com/actualites/coronavirus-le-couvre-feu-mis-en-place-par-macky-sall_303128.html Ce sera de 20 heures à 6 heures du matin, à partir de minuit. Le couvre-feu, déclaré par le président Macky Sall lors de son adresse à la Nation et des hôtels aménagés pour recevoir les malades.

 

Idem au Burkina sur : En l’absence de vaccin et de traitement validé, le seul antidote contre le coronavirus demeure la prévention individuelle et collective, a expliqué le président Roch Marc Christian Kaboré pour justifier ces mesures de restriction des libertés.

 

Et au Mali : un seul respirateur et une vingtaine de lits de confinement…pour tout le Mali