"JE SUIS BURKINA "

Publication de Radio Omégafm Officiel le vendredi 2 mars 2018:

 

Double attaque de Ouagadougou : une fusion de 3 groupes, premier anniversaire , 2 attaques (au Niger et au Burkina), 13 militaires décédés (8 Burkinabè et 5 Nigériens) 

 

Le "Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans", une coalition de trois mouvements terroristes opérant dans le Sahel a revendiqué samedi, les deux attaques terroristes perpétrées vendredi 2 mars à Ouagadougou, un an, jour pour jour, après la création de cette coalition, le jeudi 2 mars 2017. 

 

Ce groupe est formé d'Ansar Dine, dirigé par Iyad Ag Ghaly, d'Al-Mourabitoune, dont le chef est Mokhtar Belmokhtar et de "l'Emirat du Sahara" d’Abu Adnane Walid Al Saharaoui (une branche d'Al-Qaïda au Maghreb islamique, Aqmi opérant sur la bande frontalière Mali, Niger et Burkina).

 

Dans un message envoyé au site mauritanien, Alakhbar, la coalition djihadiste a affirmé avoir agi en réponse à la mort de plusieurs de ses leaders dont le chef djihadiste Mohamed Hacen Al-ançari dans un raid de l’armée française. Dans un autre communiqué publié en juillet 2017 après une attaque terroriste qui a causé la mort de cinq soldats nigériens de la compagnie militaire de Midal près de la frontière du Mali, à 500 km de la capitale, le même Groupe terroriste affirmait vouloir punir le Niger suite aux exactions répétées de son armée au Mali et surtout pour son engagement aux côtés de la coalition dirigée par la France dans la lutte contre le terrorisme au Sahel. "Nous allons nous débarrasser des croisés, la France en tête" affirmait Iyad Ag Ghaly dans une vidéo publiée quelques jours avant l'attaque de juillet dernier au Niger.

 

 

C’est ce même groupe qui avait diffusé une vidéo montrant qu’il détient 6 des 7 otages enlevés au Sahel, parmi eux le Dr Ken Eliot enlevé en janvier 2016 dans la ville de Djibo, dans le nord du Burkina Faso, à quelques kilomètres de la frontière avec le Mali.

Publication de la Présidence du Faso:

 

Peuple du Burkina Faso

Chers Compatriotes

 

Ce Vendredi 02 Mars aux environs de 10 heures, le peuple burkinabè a été victime d’une attaque barbare, en plein cœur de sa capitale, à l’Etat-major général des Armées et à l’Ambassade de France.

Une fois encore, les forces du mal, les ennemis de la liberté, de la démocratie, de la Justice et de la prospérité ont tenté de semer la désolation dans notre pays en tuant et en blessant dans la cruauté absolue, des Burkinabè qui font quotidiennement la fierté de notre Nation.

Au nom du Peuple burkinabè, du Gouvernement, et à mon nom personnel, je rends hommage à toutes les victimes et à tous les blessés de cette attaque inhumaine. Aux familles éplorées, j’adresse les condoléances de la Nation et j’exprime toute ma solidarité. 

A tous les blessés admis dans les centres de soins, je formule mes vœux de prompt rétablissement.

C’est le lieu pour moi d’adresser mes encouragements à nos vaillantes forces de défense et de sécurité qui ont mis hors d’état de nuire les ennemis de la Nation.

Je réitère mes encouragements au personnel médical et à toutes les bonnes volontés pour leur mobilisation exemplaire. 

Je voudrais inviter les populations à renforcer la collaboration avec nos Forces de Défense et de Sécurité dans notre lutte commune contre le terrorisme.

Peuple du Burkina Faso

Chers Compatriotes

Rien, absolument rien, ne peut justifier un tel acharnement aveugle contre l’Etat burkinabè, ses institutions et les valeureuses populations éprises de paix, de démocratie, de justice et de progrès. Ni la quête du pouvoir, ni la cupidité, ni la vengeance, ni aucune valeur philosophique ou spirituelle, autant que la recherche effrénée de la gloire et des honneurs, ne peuvent justifier de telles forfaitures contre un peuple paisible qui n’aspire qu’à la prospérité.

En ces moments d’épreuves, je voudrais réaffirmer à l’Afrique et au monde entier ma foi inébranlable en la capacité du Peuple burkinabè à préserver sa dignité et à opposer une résistance farouche à ses ennemis tant intérieurs qu’extérieurs.

C’est pourquoi, face à l’adversité, nous devons rester mobilisés comme un seul homme, tout en restant intransigeant pour défendre notre vivre ensemble.

Chacune et chacun de nous doit assumer son rôle et son passé, dans l’humilité, pour continuer à mériter la reconnaissance des générations présentes et futures.

Cela nous impose un engagement collectif sans faille et des sacrifices à consentir à tous les niveaux pour notre devenir commun.

Pour ma part, je réaffirme mon attachement à la démocratie, à la justice et au progrès. Je veillerai à ce qu’il en soit ainsi. 

 

 

Que Dieu bénisse le Burkina Faso.