Au Burkina Faso, « la mort nous guettait » : Amnesty International raconte la vie sous blocus djihadiste

L’ONG des droits humains dresse un état des lieux catastrophique pour la population, prise en étau entre les islamistes armés et les militaires et leurs supplétifs. 

Le Monde 

Publié le 03 novembre 2023 à 13h00, modifié le 03 novembre 2023 à 15h00

 

Famille déplacée à Gampela, près de Ouagadougou, capitale du Burkina Faso, le 6 octobre 2023. ISSOUF SANOGO / AFP 

Une cinquantaine de villes et villages du Burkina Faso sont aujourd’hui des prisons à ciel ouvert. Selon Amnesty International, 46 localités, dans lesquelles résident en temps normal plus d’un million d’habitants – sur les 22 millions que compte le pays – sont assiégées par les groupes djihadistes. Dans son rapport publié jeudi 2 novembre, « “La mort nous guettait”, vivre sous siège au Burkina Faso », l’organisation de défense des droits humains détaille la stratégie instaurée en premier lieu par le groupe djihadiste Ansaroul Islam et ses conséquences dramatiques sur les civils.

Ces blocus, qui ont commencé à être mis en place par les groupes armés islamistes en 2019, selon Amnesty International « pour faire pression sur les populations locales considérées comme hostiles à leur égard, les dissuader de collaborer avec les forces de défense et de sécurité et pour accroître leur influence sur les lignes de front », se sont multipliés fin 2022.

Ces sièges seraient des actes de représailles à la campagne de recrutement de plus de 50 000 volontaires pour la défense de la patrie (VDP), des supplétifs civils, lancée en novembre 2022 par la nouvelle junte dirigée par le capitaine Ibrahim Traoré, moins de deux mois après son arrivée au pouvoir.

Interdiction pour les civils d’accéder à leurs champs pour cultiver, mines posées autour des localités assiégées pour bloquer leur approvisionnement en eau et en nourriture, sabotage des infrastructures de communication pour empêcher les citoyens de sonner l’alerte : les groupes djihadistes ont affamé les civils, tantôt pour les soumettre à leur autorité, tantôt pour les contraindre à déserter leur village. En avril, près de 2 millions de personnes, soit 10 % de la population burkinabée, étaient déplacés à l’intérieur du pays. Le Conseil norvégien des réfugiés (NRC), une organisation non gouvernementale (ONG), estime qu’il s’agit là de l’une des crises de déplacement les plus négligées du monde.

Se nourrir de feuilles

Cependant, tous les citoyens burkinabés n’ont pas pu fuir. A Djibo, ville du nord de plus de 80 000 habitants, ils sont encore des milliers à tenter d’y survivre sous blocus djihadiste depuis février 2022. Certains ont toutefois réussi à échapper aux griffes d’Ansaroul Islam, une émanation du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), la filiale d’Al-Qaida au Sahel, et ont raconté à Amnesty International « la mort qui les guettait lentement à Djibo ». 

« J’ai vu sept enfants mourir de faim. J’ai perdu ma nièce comme ça. En septembre 2022 », a raconté une femme déplacée de 39 ans, affirmant avoir elle-même « graduellement perdu la vue » du fait de la malnutrition. Comme elle, tous les habitants ont dû se nourrir de feuilles, récoltées sur les arbres, pour faire face à l’épuisement des stocks de riz et de mil.

Plus de 2,6 millions de civils ont été confrontés à une insécurité alimentaire aiguë au dernier trimestre 2022 et près de 42 000 civils ont été exposés à la famine entre juin et août cette année, selon les Nations unies. L’ONU estime par ailleurs qu’un Burkinabé sur cinq, soit 4,7 millions de personnes, a besoin d’une assistance humanitaire, alors que « l’autorité du gouvernement burkinabé est cantonnée à entre 40 % et 60 % du territoire en raison de l’expansion du conflit », note Amnesty International.

Pour échapper à l’emprise des islamistes armés, de nombreux enseignants et personnels de santé ont déserté leur lieu de travail. Ecoles et centres de santé ont fermé à tour de bras, privant d’éducation et de soins une frange croissante de la population.

Certains agents de santé et des humanitaires ont même été ciblés par les groupes djihadistes. En février, « Ansaroul Islam a tiré sur un véhicule de Médecins sans frontières (MSF) qui circulait sur la route reliant Dédougou et Tougan (au nord-ouest), qu’Ansaroul Islam venait d’assiéger. Deux membres du personnel de MSF ont été tués », rappelle Amnesty. L’attaque a entraîné la suspension de la majeure partie des activités de MSF au Burkina Faso.

A Solhan, village du nord-est du pays où au moins 132 personnes ont été tuées par des combattants présumés d’Ansaroul Islam en juin 2021, l’infirmier qui travaillait au district sanitaire a par la suite lui aussi été tué par ces derniers « alors qu’il fournissait des médicaments », a raconté une personne déplacée de 54 ans. « Après sa mort, tous les médecins ont fui », relate-t-elle.

Représailles

Alors que le pays s’enfonce dans une crise sécuritaire profonde depuis 2015 et le début des attaques djihadistes, le nombre de civils tués croît de façon alarmante.

Les citoyens se disent pris en étau, entre les attaques perpétrées par les groupes djihadistes et les actions de représailles menées par l’armée burkinabée ou leurs supplétifs. A Holdé, un village du nord, Amnesty International rapporte « la mort de 49 civils, pour la plupart des femmes et des enfants », tués début novembre 2022 par l’armée et des VDP, suite à l’attaque d’une de leurs positions à proximité par Ansaroul Islam.

La cinquantaine de civils avait fui le siège de Djibo et pensait avoir trouvé la quiétude à Holdé. A tort. Après avoir échappé aux djihadistes, une jeune femme de 21 ans a expliqué la violence des soldats et de leurs auxiliaires dans ce qu’elle pensait être un refuge sûr : « Quand je suis entrée dans la pièce avec mes deux enfants, l’un des assaillants nous a suivis. Il m’a sortie de force dans la cour et m’a tiré dessus. J’ai perdu connaissance et, quand je me suis réveillée, j’étais à l’hôpital. On m’a dit que mes deux enfants, Fatimata et Hannatou (5 ans et 3 ans), qui étaient dans mon dos, avaient été tués pendant l’attaque et que mon frère Hassimi* les avait enterrés.

 

CA CONTINUE...

Photo: Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres et le président de la transition guinéenne, Mamadi Doumbouya.  

 

   « L’Afrique de papa, c’est terminé » : à l’ONU, Mamadi Doumbouya fait le show

 

Très en verve à la tribune des Nations unies, le président guinéen a prononcé un discours incisif, dénonçant l’échec du modèle démocratique occidental appliqué à l’Afrique. Il faut, a-t-il insisté, cesser de « traiter les Africains comme des enfants ».

 

 

Certains ne manqueront pas d’y déceler des élans sankaristes et de faire un parallèle avec le discours prononcé à New York en 1984 par l’ancien président burkinabè, Thomas Sankara. Prenant la parole lors de la 78e assemblée générale des Nations unies le 21 septembre, Mamadi Doumbouya s’est livré à un exercice de style efficace, s’insurgeant contre le « modèle démocratique […] insidieusement et savamment imposé [à l’Afrique] » et dénonçant les règles « obsolètes » établies au lendemain de la seconde guerre mondiale, à une époque où les États africains « n’existaient pas encore ».

 

« Un regard neuf »

 

Appelant la communauté internationale à porter sur le continent « un regard neuf » et à entreprendre avec lui « une coopération franche dans un esprit de partenariat gagnant-gagnant », le tombeur d’Alpha Condé a tenu à faire passer certains messages à ceux qui « condamnent, sanctionnent [et] s’émeuvent » de « l’épidémie de coups d’État en Afrique ». Les mots choisis par le chef de la junte guinéenne ne doivent rien au hasard. Au lendemain du putsch perpétré le 26 juillet au Niger, c’est en ces termes qu’avait réagi le président Emmanuel Macron devant la conférence des ambassadeurs français.

 

      Mamadi Doumbouya aux Nations unies, entre coup diplomatique et lobbying économique

 

« La communauté internationale doit avoir l’honnêteté et la correction de ne pas se contenter de dénoncer les seules conséquences, mais de s’intéresser et de traiter les causes, a lancé Mamadi Doumbouya à la tribune. Si les coups d’État se sont multipliés en Afrique, c’est parce qu’il y a des raisons très profondes. Et pour traiter le mal, il faut s’intéresser aux racines. »

 

« Putschistes en col blanc »

 

À en croire le chef de l’État guinéen, l’origine du mal est à chercher du côté de ceux « qui ne font l’objet d’aucune condamnation, qui manigancent, qui utilisent la fourberie, qui trichent pour manipuler les textes de la Constitution afin de se maintenir éternellement au pouvoir ». « Ces putschistes en col blanc qui modifient les règles du jeu au cours de la partie pour conserver les rênes du pouvoir », a-t-il martelé. Une allusion très claire au troisième mandat d’Alpha Condé, entamé en novembre 2020 et dont les vives contestations en Guinée avaient été réprimées dans le sang, faisant des dizaines de victimes.

 

        Coup d’État en Guinée : ce que l’on sait du putsch qui a renversé Alpha Condé

 

Confiscation illimitée du pouvoir, spoliation des ressources, mal-gouvernance… Celui qui a renversé Alpha Condé le 5 septembre 2021 n’a pas retenu les coups. « Permettez-moi de pousser l’exercice de vérité un peu plus loin, a-t-il repris. Avec ma courte mais intense expérience de la gestion d’un État, j’ai mieux mesuré à quel point [le modèle de démocratie occidental] a surtout contribué à entretenir un système d’exploitation et de pillage de nos ressources par les autres. Et une corruption très active de nos élites. Ces leaders nationaux, à qui on a souvent accordé des certificats de démocrates, en fonction de leur docilité ou de leur aptitude à brader les ressources et les biens de leur peuple. »

 

« Encore un bidasse qui veut tordre le coup à la démocratie »

 

Le président de la transition guinéenne a dénoncé avec ferveur l’inadéquation « d’un modèle de gouvernance […] imposé » au continent, « un modèle certes bon et efficace pour l’Occident qui l’a conçu au fil de son histoire, mais qui a du mal à passer et à s’adapter à notre réalité, à nos coutumes, à notre environnement ». « La greffe n’a pas pris », a tranché Mamadi Doumbouya.

 

Pour autant, le colonel s’est défendu de toute velléité autoritaire. «  Lorsque je dis cela, je sais qu’ils sont nombreux à se dire ‘Encore un bidasse qui veut tordre le coup à la démocratie, encore un soldat qui veut imposer sa dictature’. Cependant, […] nous sommes tous conscients que ce modèle de démocratie ne marche pas. Les différents indices économiques et sociaux sont là pour le démontrer, ce n’est pas un jugement de valeur sur la démocratie en elle-même, c’est un constat, un bilan sur plusieurs décennies d’expérimentation chaotique. »

 

Appelant à cesser de « faire la leçon » à l’Afrique et de traiter les Africains « comme des enfants », Mamadi Doumbouya s’est dit insulté par « les cases, les classements qui tantôt placent [les Africains] sous influence des Américains, tantôt sous celle des Anglais, tantôt des Français, Chinois, Russes ou Turques ». « Nous ne sommes ni pro ni anti-Américains… Ni pro ni anti-Chinois, ni pro ni-anti Français, ni pro ni anti-Russes. Nous sommes tout simplement pro-Africains », a-t-il martelé sous les applaudissements d’un auditorium clairsemé. « Il est important, dans cette prestigieuse et influence Assemblée, que l’on comprenne clairement que l’Afrique de papa, la vieille Afrique, c’est terminé. »

 

22 septembre 2023 à 12:21

Par Manon Laplace - envoyée spéciale

 

Mis à jour le 22 septembre 2023 à 12:38

 

 

Burkina, Mali, Niger… Quand les jihadistes font la guerre aux écoles

Près de 9 000 établissements fermés, 1,7 million d’enfants déscolarisés… En quatre ans, le nombre d’écoles contraintes de fermer leurs portes a plus que quadruplé. Décryptage en infographies.

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Mis à jour le 22 mars 2023 à 14:28

© Montage JA : OLYMPIA DE MAISMONT/AFP © Montage JA : OLYMPIA DE MAISMONT/AFP

La première menace peut prendre la forme d’un simple graffiti, signé par un groupe jihadiste, découvert un matin sur les murs de l’école du village. « Après cet avertissement, l’enseignant qui continue d’exercer sera tué. » Quelques mots qui vont répandre la peur à des kilomètres à la ronde. Le professeur qui osera braver l’interdit ne quittera pas des yeux la fenêtre de la classe, redoutant l’arrivée d’hommes armés juchés sur des motos. Les élèves que la menace n’aura pas fait fuir seront incapables de se concentrer.

Le risque est réel. Entre 2020 et 2021, au Mali, au Burkina Faso et au Niger, près de 1 000 écoles ont été la cible d’attaques. Bâtiments incendiés, enseignants violentés, enlevés ou exécutés – huit enseignants ont été tués au Burkina Faso depuis septembre 2022. 

Le Burkina Faso, premier pays africain touché par le terrorisme en 2023

Cinq des dix pays du monde les plus touchés par le terrorisme sont africains, selon le triste classement de l’Indice mondial du terrorisme 2023, dont le Burkina Faso occupe la deuxième place. Le Bénin et le Togo affichent des « progressions » pour le moins inquiétantes.

Mis à jour le 20 mars 2023 à 15:14
Damien Glez

Par Damien Glez

Dessinateur et éditorialiste franco-burkinabè.

© Damien Glez

Si l’Afghanistan reste le terrain de jeu le plus fructueux des terroristes islamistes, nombre de pays africains enregistrent d’inquiétantes progressions dans la dixième édition de l’Indice mondial du terrorisme (GTI). Le rapport 2023 de l’Institut pour l’économie et la paix prend en compte les décès de 2022 mais aussi les incidents, les otages et les blessures dus au terrorisme. Tout en sachant que ces statistiques ne sont pas des plus simples à obtenir, dans certains pays…

 

La « progression » du Togo et du Bénin

 

La moitié du « top ten » est africain. Derrière le pays des talibans, le Burkina Faso est deuxième du classement avec, sur un an, 310 incidents terroristes ayant occasionné 1 135 morts et 496 blessés répertoriés. La Somalie, le Mali, le Nigeria et le Niger occupent respectivement les troisième, quatrième, huitième et dixième rangs. En douze mois, quatre de ces cinq pays ont progressé dans ce triste palmarès. À l’échelle du top 50, 20 nations sont africaines. Parmi elles, des nouveaux venus : le Togo, 27e, a bondi de 49 places, tandis que son voisin béninois, 28e, a « progressé » de 23 places.

Alors qu’à l’échelle mondiale, l’Institut constate une chute de 9% des décès dus au terrorisme et une diminution de 28% des attaques, l’Afrique n’est guère concernée par cette embellie relative, éclaircie qui s’explique notamment par la baisse d’intensité des conflits au Moyen-Orient. Le rapport n’hésite pas à dire que la région du Sahel est désormais « le principal épicentre du terrorisme, comptant plus de décès dus au terrorisme en 2022 que l’Asie du Sud et le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord (MENA) réunis ». Théorisé il y a une dizaine d’années, le « Sahelistan » est-il devenu réalité ?

Où puiser de l’optimisme ? Certaines juntes qui continuent de galvaniser leurs partisans évoqueront les progrès encore à mesurer de stratégies offensives de reconquêtes patriotes du territoire, notamment celle du Burkina Faso, arrivée au pouvoir un trimestre avant la fin de 2022, aujourd’hui tout à la fois en symbiose avec son voisin malien et récipiendaire de matériel militaire venu d’une Côte d’Ivoire fréquemment vouée aux gémonies des inclinations francophiles.

 

Victoires en trompe-l’œil ?

Où dénicher le pessimisme le plus indécrottable ? Dans le trompe-l’œil qui donne l’impression que la baisse des violences terroristes signifie la résolution des problèmes. Celle-ci est souvent le signe de l’ultime victoire du radicalisme islamiste, comme en Afghanistan où la férule de talibans revenus au pouvoir tétanise le pays, avec un recours moindre à la chicotte terroriste. Le nombre de décès dus au terrorisme y a diminué de 866, soit une amélioration de 58%.

Mais derrière la baisse du nombre de morts du terrorisme, à l’échelle mondiale, l’indice distille un autre chiffre : le taux de mortalité des attentats qui est passé de 1,3 décès par attaque en 2021 à 1,7 en 2022. Il s’agit de la première augmentation du taux de létalité en cinq ans…

Commune de Loropéni : 3 morts dans une attaque à Obiré

"Obiré, un village situé à une dizaine de km de Loropéni le chef lieu de la commune a été la cible d’une attaque des bandits armés ce lundi 27 février 2023 . Selon les témoins de Bafujiinfos, c’est aux environs de 5h30 qu’ils sont arrivés dans le village.

Ils ont ouvert le feu et on malheureusement tué un élève de terminale, le président de l’association des parents d’élèves  de l’école d’obiré et une femme d’une cinquantaine d’années.  C’est dans ce village, fief du peuple Gan que le roi gan est porté disparu depuis le 28 septembre 2022.

 

Faut-il le signaler, les incursions terroristes dans cette zone sont régulièrement rapportées par les villageois qui se battent malgré les insuffisances de ressources financières et logistiques."

   Ce garçon faisait parti des premiers orphelins aidés par l'association depuis 2010. Il était en terminale. Toutes nos condoléances à a famille et à notre chère Claire. 

Tribune " Lettre d’un Français, Luc GAILLARD, aux Burkinabè

   Ceci est une lettre d’un Français, Luc GAILLARD, adressée aux Burkinabè, intitulée « Lettre d’un Français amoureux du pays des hommes intègres à ses amis Burkinabè »

Permettez, s’il vous plaît, à un Français qui a connu le Burkina alors que c’était encore la Haute Volta, de vous faire part de sa peine et de son espoir.

Relations Burkina-France, le gouvernement du Burkina dit : du passé faisons table rase, et c’est tant mieux ! Et le Président TRAORE renverse la table. Car c’est malheureusement trop souvent vrai qu’on ne fait pas du neuf avec du vieux. Or, depuis la décolonisation on ne peut s’empêcher de constater que la France a utilisé ses anciennes structures, voire ses anciennes méthodes, pour maintenir une forme de protectorat sur ce qu’elle considère être son  « pré carré ».

La coopération a remplacé la colonisation. L’assistance militaire a remplacé l’occupation militaire. Les conseillers diplomatiques et politiques de tous ordres ont permis le maintien, plus ou moins discrètement, de gouvernements politiques amis. Les grands investisseurs économiques français ont été amenés à s’occuper (contrôler) des infrastructures ou des secteurs économiques essentiels.

Et même, sous couvert d’assistance financière, des mécanismes de financement ont permis de contrôler les investissements. Mais, pendant longtemps, les dirigeants du pays semblent avoir bien volontiers accepté de se prêter à ce jeu de dupes. Et voilà qu’un jeune militaire, le Président Ibrahim TRAORE, comme un chien déboulant dans un jeu de quilles, vient renverser l’ordre établi et feint de ne rien comprendre aux règles du jeu. Et, sans grand ménagement ni beaucoup de délicatesse, il est mis fin de manière assez brutale à 60 ans de collaboration. Et la France et ses médias se montrent outragés devant si peu de reconnaissance !

Quel manque de mémoire.

   Charles De Gaulle avait-il été plus délicat le 7 mars 1966 en écrivant son homologue américain Lyndon B. Johnson, que la France « se propose de recouvrer sur son territoire l’entier exercice de sa souveraineté, actuellement entravé par la présence permanente d’éléments militaires alliés ou par l’utilisation qui est faite de son ciel… ». Et c’est ainsi que les Américains ont été « virés » du territoire national. Et de Gaulle acclamé en France par tant de hardiesse…

Aujourd’hui vu de France, politiques et médias confondus, choqués par ce reniement d’un pays qui a tellement soutenu le Burkina Faso, s’insurgent devant tant d’ingratitude (du Burkina Faso qui lui doit tant sans doute…). Et les éléments de langage ne sont pas innocents.

Le gouvernement établi au Burkina Faso n’en est pas un, c’est une junte. (Ce qualificatif n’a jamais été employé à l’égard du gouvernement de Blaise Compaoré, mais il est vrai que c’était un ami de la France…)

Et ce qualificatif est utilisé de manière dédaigneuse voire méprisante. Pourtant, au plan de la définition, ce terme de junte pourrait être parfaitement exact. Cependant son utilisation sur un plan sémantique n’est pas innocente. Le dictionnaire Larousse rappelle que le mot junte peut avoir deux sens. Historiquement on qualifiait de junte les conseils politiques ou administratifs établis dans les pays ibériques.

Mais le sens a dérapé aussi vers la notion de gouvernement à caractère autoritaire et le plus souvent militaire, issu d’un coup d’Etat. Peut-on vraiment penser que le terme de junte employé couramment en France pour qualifier les autorités burkinabè vise la première définition, la notion de conseils politiques ? La réponse est évidemment non.

Il est tellement plus facile pour les discréditer et se donner le beau rôle, de qualifier les dirigeants d’un pays de junte militaire laissant penser, à demi-mot, le sous-entendu dictatorial. Cela devient tellement plus commode dès lors, de justifier ou d’expliquer les raisons ou les nécessités d’un retrait imposé par des dirigeants aussi peu recommandables que ceux qui prennent le pouvoir par la force.

Et cela permet de se dispenser de toute autocritique. On doit craindre, qu’encore une fois, la France se trompe dans l’analyse de ses relations avec le Burkina Faso (comme peut-être aussi de ses relations avec d’autres pays voisins). 

Peut-on reprocher au Burkina Faso de faire le constat de l’échec d’une relation de longue durée avec la France ? Peut-on même dénier au Burkina Faso le droit de s’interroger sur l’efficience de cette relation bilatérale ? Peut-on reprocher au Burkina Faso de constater que les engagements pris n’ont pas forcément été tenus ? Peut-on dès lors faire le procès au Burkina Faso d’être tenté de tomber dans les bras de la Russie, comme aiment à le dire les médias et les fins analystes politiques de l’Afrique ?

Cette simple formulation de « tomber dans les bras » s’inscrit d’ailleurs dans la continuité d’une forme de mépris vis-à-vis du Burkina Faso et de ses dirigeants qui seraient incapables de se tenir droits sans protecteur. Il est sûr que la Russie est aux aguets pour prendre une place que la France croyait conquise à tout jamais. Doit-on pour autant considérer les Burkinabè et ses dirigeants comme des naïfs prêts à succomber au charme d’une nouvelle séductrice ? Évidemment non.

Pourtant le risque existe réellement, si l’on accepte de voir les choses en face, de considérer que la Russie a effectivement les moyens financiers et matériels (et à ce niveau de manière bien moins légaliste que la France, la réputation de Wagner n’est pas usurpée) de réussir son entreprise de séduction.

Mais il faut être lucide, sinon cette lune de miel sera suivie d’une domination et donc, à terme, d’une entreprise de soumission. Il n’est en effet pas besoin d’être un expert politique très avisé pour rester stupéfait devant la rapidité avec laquelle la Russie est apparue comme un sauveur, alors que ce pays n’a aucune représentation diplomatique au Burkina Faso et que la plupart des Burkinabè n’ont jamais croisé un citoyen russe de leur vie et que, moins nombreux encore, sont ceux qui comprennent la langue.

Mais la Russie n’a-t-elle pas le droit, aussi, de chercher à étendre son influence et de développer ses partenariats, son économie et ses échanges ? À l’évidence oui, et cela ne poserait aucun problème si nous trouvions réellement devant un pays qui cherche seulement des marchés et des échanges nouveaux.

Mais, ne serait-ce que par les moyens employés et les milices développées, il n’est pas difficile de comprendre, cela n’est pas la démarche loyale, transparente, parfaitement licite d’un pays qui prospecte légitimement de nouveaux horizons.

Il y a derrière cette volonté de main mise Russe sur tout ou partie du continent Africain, des enjeux géopolitiques d’une nature bien plus importante. Mais ne nous trompons pas, c’était aussi, de manière plus subtile, délicate et respectueuse, la volonté française, comme cela serait demain la volonté chinoise ou américaine. Pourquoi cela ?

Parce que le pays s’est trop souvent comporté comme une victime (du colonialisme, de la sécheresse, de la pauvreté …) et, il faut le dire aussi, a trouvé confortable cette situation de perpétuel assisté.

Il faut maintenant saisir cette occasion unique d’une remise à plat de la gouvernance du pays pour lancer de nouvelles actions sur de nouvelles bases, traitant véritablement en complémentarité avec ceux qui peuvent aider mais à qui le Burkina peut aussi tant apporter. Et il faut être honnête, c’est ce que François Hollande notamment, et Emmanuel Macron aussi, ont tenté de faire. Relisez les discours de F. Hollande (DAKAR 2012) ou de E. Macron (Ouagadougou 2017).

Tout est dit, et ces deux présidents étaient sincères. Mais il faut savoir qu’en France, les idées lancées par nos dirigeants politiques et leur mise en pratique sur le terrain doivent, pour aboutir, bénéficier des relais d’une administration qui, pour un grand nombre de raisons, des plus sérieuses aux moins avouables, est capable de bloquer les plus grands projets. Je voudrais prendre deux exemples à cet effet.

Le développement des infrastructures (adduction d’eau, adduction d’électricité, routes ….) reste un problème majeur au dans toute l’Afrique de l’Ouest, et donc aussi au Burkina. Il y a donc des appels d’offres nationaux ou internationaux qui sont lancés. Malheureusement ce sont souvent des petits projets avec une enveloppe financière qui n’intéresse pas les gros intervenants français et européens ou même burkinabè, mais qui restent en même temps hors d’atteinte pour les petites PME locales qui n’ont parfois pas le matériel, ou qui n’ont pas le personnel ou qui n’ont pas le savoir-faire.

Et de la même manière il y a en France des petites PME qui peuvent avoir le matériel le personnel le savoir-faire, mais qui ne connaissent pas ces marchés et qui ont peur de les aborder par peur du risque financier et par manque de contacts ou de partenaires locaux.

Le président Hollande avait initié un mécanisme original associé à la remise de dette des pays africains. Sous réserve de dotation dans chaque pays concerné d’un fonds spécial dédié à l’amélioration des infrastructures, la France, via divers intermédiaires financiers type AFD et Coface garantissait et cautionnait le cas échéant les PME françaises désirant collaborer avec des PME africaines sur de tels projets. Cela n’a pas vraiment fonctionné.

Et c’est dommage il y avait là une occasion extraordinaire pour les PME et surtout leurs dirigeants et salariés, tant au Burkina qu’en France, de se connaître, de se rencontrer d’apprendre mutuellement les uns des autres et de prospérer dans tous les domaines. Pourquoi cet échec ?

Parce qu’en France les relais n’ont pas fonctionné, les chambres de commerce et d’industries n’ont pas relayé le message sur l’ensemble du territoire, les établissements publics chargés de diffuser cette information ne l’ont pas, ou l’ont mal fait. Peu en importe les raisons.

Je peux être témoin de cette inertie pour avoir, avec un confrère camerounais, fait le siège de l’Élysée pour promouvoir ce mécanisme et avoir été promené d’interlocuteur en interlocuteur sans que jamais rien n’avance. Je veux aussi prendre l’exemple d’Emmanuel Macron et de son discours devant Ouagadougou de 2017 :

« La France est bien souvent la première destination, je veux qu’elle soit la première destination, non pas par habitude, mais par choix, par désir, pas nécessairement pour l’ensemble des études, mais pour nourrir les échanges entre nos pays, pour cela, je veux que la France vous accueille mieux, cela veut dire offre des places et des formations dans les filières qui correspondent à vos besoins, cela veut dire aussi, offrir les conditions d’une véritable circulation dans la durée. Et j’en prends devant vous l’engagement aujourd’hui ». Je laisse à chacun apprécier si cet engagement a été tenu.

Est-ce la responsabilité du président Macron ? Je ne m’en suis pas convaincu. Je crois que cela tient plutôt à l’inertie habituelle de notre administration, et peut-être même de façon plus perverse à des freins internes désireux de ne pas s’attirer les foudres d’une partie de l’électorat hostile à l’immigration…

Je voudrais aujourd’hui que le Burkina et la France sachent tirer le constat de la situation et dire que dans leurs relations, ils n’ont pas échoué mais ils ont appris. Ils ont appris ce qu’il ne fallait pas faire et sont déterminés désormais à redistribuer les cartes pour faire différemment.

Il ne faut pas pour des rancœurs de part et d’autre, toutes aussi justifiées qu’en même temps contestables, sacrifier cette histoire et sacrifier surtout l’avenir de nos populations. Il faut repenser la relation Nord-Sud dans cette optique, nous avons tant à nous apporter mutuellement. 

Je formule le vœu que le gouvernement burkinabè et le gouvernement français soient assez lucides pour convenir de l’immense richesse que constituent un passé commun, un langage commun, une amitié commune entre leur pays.

Et au-delà des gouvernements, je voudrais dire aux peuples de nos deux pays, à tous ces militants et militantes de petites associations ou jumelages qui savent la richesse des échanges et ne veulent pas perdre les amitiés nouées, à tous ces amoureux du Burkina qui, sans rien dire, discrètement, font beaucoup et veulent continuer, NE LAISSEZ PAS TOMBER !

Rejoignons-nous pour œuvrer, et, restant à notre niveau de société civile et de citoyens responsables, jeter les bases de ce « new deal » des temps modernes entre les Burkinabè et les Français.

Là où il y a une volonté, il y a un chemin.

Luc GAILLARD 

 

PARAIT QU'IL AIMAIT L'AFRIQUE....

ENLEVEMENT DU ROI DES GANS

 

Le roi Gan et l’un de ses neveux ont été enlevés le mardi pendant qu’ils revenaient du champ, selon une source à Wakat Séra ce mercredi 28 septembre 2022. Selon une autre source, une certaine confusion règne autour de l’information.                                  Plusieurs personnes de la localité estiment que l’action a été faite par des terroristes. Ils s’étaient rendus dans leur champ, une surface distante d’environ sept kilomètres du palais de sa Majesté à Obiré, lui-même éloigné de la ville de Loropéni à près de 10 kilomètres. Et c’est sur la route du retour qu’ils ont été enlevés.                 Obiré est une commune rurale située dans le département de Loropéni de la province du Poni dans la région Sud-Ouest au Burkina.      Par Wakat Séra

 

           Souvenez-vous, la première action au Burkina en 2008 a été de s'occuper de 80 enfants orphelins tous issus de ce village d'Obiré . Nous sommes très affectés de voir autant de violence auprès de ces personnes aussi gentilles et simples de ce village ...

 

 

FOOTBALL....ENFIN, Y EN A UN !!!

 

Sadio Mané : "J'ai résisté à la faim, j'ai travaillé dans les champs, j'ai joué au football pieds nus, je n'avais aucune éducation et bien d'autres choses encore... mais aujourd'hui, avec ce que je gagne grâce au football, je peux aider mon peuple. J'ai construit des écoles, un hôpital, nous offrons des vêtements, des chaussures, de la nourriture aux personnes vivant dans une extrême pauvreté.

 

En outre, je donne 70 euros par mois à tous les habitants d'une région très pauvre du Sénégal. Je n'ai pas besoin d'étaler des voitures de luxe, des villas de luxe, de voyager et encore moins des avions, je préfère que mon peuple reçoive un peu de ce que la vie m'a donné." 👏

      Voilà de quoi à me réconcilier avec le foot ....:

Sadio Mane, une star du football sénégalais, gagne environ 10,2 millions de dollars par an. Il a donné au monde un réveil grossier après que certains fans aient été sidérés quand ils l'ont vu porter un iPhone 11 fissuré. Sa réponse a été géniale :

 

"Pourquoi voudrais-je dix Ferrari, 20 montres en diamants et deux avions à réaction ? J'ai crevé de faim, j'ai travaillé dans les champs, joué pieds nus, et je ne suis pas allé à l'école. Maintenant je peux aider les gens. Je préfère construire des écoles et donner aux pauvres de la nourriture ou des vêtements. J'ai construit des écoles et un stade, fourni des vêtements, des chaussures et de la nourriture aux personnes dans l'extrême pauvreté. En plus je donne 70 euros par mois à toutes les personnes d'une région sénégalaise très pauvre afin de contribuer à leur économie familiale. Je n'ai pas besoin d'afficher des voitures de luxe, des maisons de luxe, les voyages, et même des avions. Je préfère que mon peuple reçoit une partie de ce que la vie m'a donné. "

   

     Sadio Mane : « Je ne me vois pas mieux que quiconque. J'y vais et je fais bien mon travail. Je m'inquiète constamment du prochain repas pour les gens de mon village au Sénégal. C'est pourquoi je dois toujours être à mon meilleur niveau sur le terrain pour ne pas perdre ma place, parce que je pourrais également perdre mon contrat et mon village a faim. Le Ballon d'Or n'est pas du tout dans mon esprit, parce qu'en le gagnant, ça ne rassasie pas les affamés>>

 

 

 

L'AFRIQUE:

 

- Superficie Afrique = 30,37 millions de kilomètres carrés (Chine = 9,6 millions de kilomètres carrés, Amérique = 9,8 millions de kilomètres carrés, Europe = 10,18 millions de kilomètres carrés

- L'Afrique est plus grande que toute

l'Europe, la Chine et les États-Unis réunis.

 

-L'Afrique possède 60% des terres qui sont bonnes pour l'agriculture

-L'Afrique possède 90% des réserves de matières premières ;

- L'Afrique possède 40% de la réserve d'or mondiale, 33% de réserve de diamants, 80% des réserves mondiales de coltan (métal pour la production de téléphones et d'électronique), surtout au Congo démocratique, 60% de la sauvegarde mondiale de Cobalt (métal pour la fabrication de batteries de voitures)

- L'Afrique est riche en pétrole et en gaz naturel.

- L'Afrique (Namibie) a les plages de pêche les plus riches au monde.

- L'Afrique est riche en manganèse, fer et bois.

- L'espace de l'Afrique est trois fois l'espace de la Chine, trois fois celui de l'Europe et trois fois celui des Etats-Unis.

- La superficie de l'Afrique est de trente millions de kilomètres carrés(30,875,415 kilomètres carrés) 

- La population de l'Afrique est de 1,3 milliard de NIS (la population chinoise est de 1,4 milliard de NEIS avec une superficie de plus de 9,6 millions de kilomètres carrés Ce qui veut dire que l'Afrique est inhabitée.

-Les terres agricoles en République démocratique du Congo sont capables de nourrir toute l'Afrique.

 Et toutes les terres agricoles en Afrique sont une corde pour nourrir le monde entier.

- Le Congo démocratique a des rivières importantes qui peuvent illuminer l'Afrique.

 

- L'Afrique est un continent culturellement diversifié en termes de danse, musique, architecture, sculpture, etc.

-L'Afrique abrite 30 mille prescriptions et herbes médicinales modifiées par l'occident dans son laboratoire.

- La population mondiale des jeunes en Afrique devrait atteindre 2,5 milliards d'ici 2050.

 

 

 

 

Sénégal : Onze bébés périssent dans un incendie dans un hôpital public

Le Sénégal est une nouvelle fois tragiquement endeuillé du fait des graves carences de son système sanitaire public. Onze bébés ont péri mercredi dans un incendie dans un hôpital à Tivaouane, dans l’ouest du pays, cause: court circuit.

« Je viens d’apprendre avec douleur et consternation le décès de 11 nouveau-nés dans l’incendie survenu au service de néonatalogie de l’hôpital » public de Tivaouane, a tweeté le président sénégalais Macky Sall. « A leurs mamans et à leurs familles, j’exprime ma profonde compassion », a-t-il ajouté.

« Trois bébés ont été sauvés », a précisé le maire de Tivaouane, Demba Diop. L’incendie a été causé par « un court-circuit et le feu s’est propagé très vite », a expliqué celui qui est également député et plus connu sous le nom de Diop Sy.

« Cette situation est très regrettable et extrêmement douloureuse. L’enquête est en cours pour voir ce qui s’est passé », a déclaré mercredi le ministre de la Santé Abdoulaye Diouf Sarr, sur la radio RFM. Le président, en voyage à Genève où il assistait à une réunion de l’Organisation mondiale de la santé, a annoncé qu’il rentrait au Sénégal dès ce jeudi.

Une équipe du ministère de la Santé, conduite par le directeur des établissements publics de santé Ousmane Dia, était en route pour Tivaouane, a-t-on en outre appris auprès du ministère. Le ministre de l’Intérieur Antoine Félix Abdoulaye Diome était lui aussi attendu dans la nuit de mercredi à jeudi à Tivaouane.

De nombreux drames dans les hôpitaux

« Encore des bébés brûlés dans un hôpital public. C’est inacceptable Macky Sall », a tweeté un député de l’opposition, Mamadou Lamine Diallo. Quatre nouveau-nés avaient en effet déjà péri le 25 avril 2021 dans un incendie à Linguère, dans le nord du pays. Le maire et alors ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye, avait évoqué un dysfonctionnement électrique d’une unité de climatisation dans la maternité.

Plus récemment, un autre drame survenu dans un hôpital public avait bouleversé le Sénégal. La presse avait rapporté qu’Astou Sokhna, une femme d’une trentaine d’années enceinte de neuf mois, était morte le 1er avril à l’hôpital public de Louga (nord) après avoir attendu dans de très grandes souffrances pendant une vingtaine d’heures la césarienne qu’elle réclamait. Le personnel aurait argué que son opération n’était pas prévue et aurait menacé de la chasser si elle insistait.

Ce décès avait suscité sur les réseaux sociaux une vague d’indignation contre les dysfonctionnements du système de santé. Face au tollé, le président Sall avait donné pour instruction de chercher les responsabilités. Le directeur de l’hôpital a été révoqué et remplacé. Trois sages-femmes qui étaient de garde la nuit du drame ont été condamnées le 11 mai à six mois de prison avec sursis pour  "non-assistance à personne en danger"

 L’Afrique de l’Ouest connaît sa pire crise alimentaire depuis une décennie, avec 27 millions de personnes qui souffrent de la faim. Ce nombre pourrait grimper à 38 millions de personnes d’ici juin si des mesures ne sont pas prises de manière urgente ; il s’agirait d’un nouveau cap historique et d’une augmentation de plus d’un tiers par rapport à 2021. Cette alerte est lancée par onze organisations internationales réagissant aux nouvelles analyses du Cadre harmonisé de mars 2022 et à la veille de la conférence virtuelle de l’Union européenne et du Club du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest sur la crise alimentaire et nutritionnelle au Sahel et au lac Tchad.

Depuis une décennie, loin de s’atténuer, les crises alimentaires augmentent à travers la région ouest-africaine, notamment au Burkina Faso, Niger, Tchad, Mali et Nigéria. Entre 2015 et 2022, le nombre de personnes en besoin d’assistance alimentaire d’urgence a presque quadruplé, passant de 7 à 27 millions de personnes.

 « La production céréalière a chuté d’environ un tiers à certains endroits du Sahel, par rapport à l’année dernière. Les réserves de nourriture des familles touchent à leur fin. La sécheresse, les inondations, les conflits et les impacts économiques de la COVID-19 ont forcé des millions de personnes à quitter leurs terres, les poussant au bord du gouffre », déclare Assalama Dawalack Sidi, directrice régionale d’Oxfam en Afrique de l’Ouest et du Centre

« La situation oblige des centaines de milliers de personnes à se déplacer pour vivre dans des familles d’accueil qui font déjà face à des conditions difficiles. Il n’y a pas assez de nourriture et encore moins d’aliments suffisamment nutritifs pour les enfants. Nous devons les aider en urgence car leur santé, leur avenir et même leur vie sont en danger », témoigne Philippe Adapoe, directeur de Save the Children pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre.

 Les cas de malnutrition sont en constante augmentation dans la zone sahélienne. Les Nations Unies estiment que cette année, 6,3 millions d’enfants âgés de 6 à 59 mois souffriront de malnutrition aiguë – dont plus de 1,4 million d’enfants seront en phase de malnutrition aiguë sévère – contre 4,9 millions d’enfants malnutris aigus en 2021.

 « Je n’avais pratiquement plus de lait, alors je devais donner d’autres aliments à mon nourrisson. Souvent, il refusait de les manger et perdait du poids. En plus, il avait la diarrhée, ce qui a rapidement dégradé son état », raconte Safiatou, une mère qui a dû fuir son village en raison des violences au Burkina Faso. 

 DES IMPACTS DRAMATIQUES POUR L’AVENIR DES ENFANTS

   L’insécurité liée aux conflits a contribué à une réduction drastique des terres ensemencées et cela, combiné aux poches de sécheresse et à la mauvaise répartition des pluies affecte les sources de nourriture des communautés surtout au Sahel central. Pour pallier les pénuries, plusieurs familles vendent leurs actifs, compromettant leurs capacités de production et l’avenir de leurs enfants. Les jeunes filles pourraient être davantage contraintes au mariage précoce et d’autres formes de violences basées sur le genre risquent d’augmenter à mesure que la nourriture se raréfie.

 « Les pluies ont été rares. Il n’y a plus de nourriture. Avec le manque de pâturage, les moutons maigrissent et cela nous contraint à les vendre à perte. J’avais environ douze moutons, mais aujourd’hui il ne m’en reste plus qu’un », témoigne Ramata Sanfo, une éleveuse au Burkina Faso. « Je voudrais retrouver mon bétail d’avant pour avoir suffisamment d’argent et que les enfants puissent retourner à l’école. »

 LA CRISE EN EUROPE EMPIRE UNE SITUATION DÉJÀ DÉSASTREUSE

        Les prix des denrées ont augmenté de 20 à 30 % au cours des cinq dernières années en Afrique de l’Ouest. Alors que s’amenuisent les réserves alimentaires, la crise en Ukraine vient dangereusement empirer la situation. Selon l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, les prix des denrées pourraient encore augmenter de 20 % à l’échelle mondiale, une hausse catastrophique pour des populations en situation de vulnérabilité. La crise risque aussi de provoquer une baisse de la disponibilité du blé pour six pays de l’Afrique de l’Ouest qui importent au moins 30 % de cette denrée, voire plus de 50 % pour certains, de  Russie ou d’Ukraine.

 Un autre effet probable de la crise en Europe est une chute brutale de l’aide internationale pour l’Afrique. De nombreux bailleurs de fonds ont déjà indiqué qu’ils pourraient procéder à des coupes dans leurs financements en direction de l’Afrique. Par exemple, le Danemark a annoncé qu’il reporterait une partie de son aide bilatérale au développement destinée au Burkina Faso (50 % en 2022) et au Mali (40 % en 2022) plutôt que de financer avec des nouveaux fonds l’accueil des personnes qui ont fui leur foyer en Ukraine. 

 « Il ne doit pas y avoir de concurrence entre les crises humanitaires », affirme Mamadou Diop, représentant régional d’Action Contre la Faim. « Nous rappelons que la crise au Sahel est l’une des pires crises humanitaires à l’échelle globale et, en même temps, l’une des moins financées. Nous craignons qu’en réorientant les budgets humanitaires vers la crise ukrainienne, nous risquons d’aggraver dangereusement une crise pour répondre à une autre. »

 Les organisations humanitaires exhortent les gouvernements et les bailleurs à ne pas réitérer les manquements de l’année 2021, où seulement 48 % du plan de réponse humanitaire en Afrique de l’Ouest a été financé. Ceux-ci doivent immédiatement combler le déficit de financement de 4 milliards de dollars de l’appel des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest afin de sauver des vies et s’assurer que ces fonds soutiennent des interventions qui soient sensibles à l’âge, au genre et au handicap. Personne ne doit être laissé pour compte.

       « La conférence sur la crise au Sahel prévue  est une occasion unique de mobiliser l’aide d’urgence alimentaire et nutritionnelle nécessaire et de prouver que la vie des populations en Afrique ne vaut pas moins que celles en Europe », déclare Assalama Dawalack Sidi. 

LA FAIM AU BURKINA

   Nous ne sommes pas le seuls à craindre le pire pour nos enfants......Je lance un cri de coeur à Monsieur le Président du Faso Paul Henri Sandogo Damiba.

   L'association Mân Kiibs Nééré (AMKN) Aide aux orphelins et enfants démunis au Burkina Faso tire elle aussi la sonnette d'alarme.

        "Crise alimentaire au Burkina Faso, tout est cher au Burkina:

    un sac de maïs coûte 30 000F,

    un sac de riz de 25kg à 14 000F,

    un plat de petit mil coûte 1250F,

    un litre d'huile à 1250F,

     Beaucoup de  personnes souffrent de la faim au Burkina (Veuves, orphelins et des personnes démunis) si rien n'est fait en 3 mois ça sera la famine au Burkina.

 

          Faite quelque chose hooo Monsieur le Président du Faso."

 

 

 

AFRIQUE-UKRAINE

Pourquoi la #guerre en #Ukraine pourrait déclencher des famines en #Afrique

 

« La guerre en Ukraine pourrait déclencher un ouragan de #famine ». C'est le cri d'alarme lancé hier, lundi, par Antonio #Guterres, le secrétaire général des Nations unies. Il évoque un effondrement du système alimentaire mondial. L'Afrique en serait la première victime.

 

Car aujourd'hui, 45 pays africains ou pays les moins avancés importent au moins un tiers de leur blé d'Ukraine ou de Russie. Parmi eux, la République démocratique du Congo, la Somalie, le Burkina Faso ou encore la Libye. La directrice du Fonds monétaire international, Kristalina Georgevia, le résume d'une formule éloquente : « La guerre en Ukraine signifie la faim en Afrique ». Car, au cours actuel du blé, 400 euros la tonne, la céréale devient hors de prix pour les pays les plus faibles sur le plan économique.

 

Le magnat russe des engrais Andreï Melnitchenko est catégorique : « La guerre doit être stoppée ou il y aura une crise alimentaire mondiale […]. Au niveau actuel du cours des engrais, poursuit-il, les paysans ne peuvent plus semer. » C’est donc une #crise alimentaire de longue haleine qui est en préparation, l’approvisionnement immédiat est compliqué et celui de la prochaine saison paraît encore plus improbable.

LE FOOT A DAKAR

 

  Ce nouveau stade a été construit en un an et demi par une société turque pour un coût de 156 milliards de FCFA (238 millions d'euros). 

 

  Regardez l'Ecole élémentaire juste à coté de ce monstre ...

Paludisme : l'OMS recommande le déploiement massif chez les enfants du premier vaccin contre cette maladie infectieuse

 

     Ce vaccin, fabriqué par le laboratoire britannique GlaxoSmithKline, a pour but de lutter contre la maladie qui tue environ un demi-million de personnes chaque année, presque toutes en Afrique subsaharienne, dont 260 000 enfants de moins de 5 ans.

 

Un soignant mesure le dosage du vaccin contre le paludisme à Ndhiwa (Kenya), le 13 septembre 2019. (BRIAN ONGORO / AFP) 
Un soignant mesure le dosage du vaccin contre le paludisme à Ndhiwa (Kenya), le 13 septembre 2019. (BRIAN ONGORO / AFP)

 

Une avancée majeure. L'Organisation mondiale de la santé a approuvé, mercredi 6 octobre, le tout premier vaccin pour prévenir le paludisme. Ce vaccin pourrait sauver la vie de dizaines de milliers d'enfants à travers le monde chaque année.

"C'est un moment historique. Le vaccin antipaludique tant attendu pour les enfants est une percée pour la science, la santé infantile et la lutte contre le paludisme", a déclaré le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, cité dans un communiqué de presse.

L'Afrique subsaharienne très concernée

Le paludisme, qui se transmet par les piqûres de moustiques, est l'une des maladies infectieuses les plus anciennes connues et les plus mortelles. Il tue environ un demi-million de personnes chaque année, presque toutes en Afrique subsaharienne, dont 260 000 enfants de moins de 5 ans.

"Pendant des siècles, le paludisme a hanté l'Afrique subsaharienne, causant d'immenses souffrances personnelles", a déclaré Matshidiso Moeti, directeur régional de l'OMS pour l'Afrique.

Le nouveau vaccin RTS,S, fabriqué par GlaxoSmithKline, stimule le système immunitaire d'un enfant pour contrecarrer Plasmodium falciparum, le plus mortel des cinq agents pathogènes du paludisme et le plus répandu en Afrique. Le vaccin n'est pas seulement une première pour le paludisme : c'est le premier développé pour une maladie parasitaire.

DUNESAVENTURE ET CINE SANS FRONTIERES: REGARDS SUR L'AFRIQUE

 

 

 

 

  L'association DUNESAVENTURE remercie  CINÉ SANS FRONTIÈRE qui par le biais d'une fervente adhérente, Anne, implique notre association sur ces " Regards vers l'Afrique".

       Nous pourrons faire connaitre notre association dont le but premier est toujours   de venir en aide à des enfants africains défavorisés . Nous auront un stand dans les salles des cinémas d'Arcachon et La Teste durant ce weekend end.

   Venez nombreux découvrir ces films, voir le groupe Mig'arts, découvrir un peintre  et une conteuse du Burkina

SÉNÉGAL ET COVID : 20 JUILLET 2021

 

Le président sénégalais Macky Sall a menacé de fermer les frontières et de restreindre les déplacements internes face à la multiplication des cas de Covid-19 dans le pays d'Afrique de l'Ouest. Dans une allocution télévisée vendredi soir, il a exhorté la population à limiter les rassemblements et les déplacements, à porter des masques et à respecter une distance sociale pour freiner la propagation du virus. Il s'est dit prêt à prendre «toutes les mesures nécessaires» si le nombre de cas continuait à augmenter, y compris la fermeture des frontières et la restriction des déplacements internes.

 Cette annonce intervient alors que le Sénégal a battu de nouveaux records quotidiens d'infections de Covid-19, et que ses habitants s'apprêtent à célébrer la semaine prochaine une importante fête musulmane, la Fête du Sacrifice, l'Aïd al-Adha, qu'on appelle Tabaski en Afrique de l'Ouest, qui est l'occasion de grands rassemblements familiaux.

     Samedi, le ministère de la Santé du pays de 16 millions d'habitants a déclaré avoir enregistré 1366 nouveaux cas - avec un taux de positivité de 36 %. Ce chiffre est presque le double du record quotidien de 733 infections déjà enregistré mercredi. Depuis le début de la pandémie, plus de 50.000 cas ont été recensés au Sénégal, avec plus de 1200 décès. Environ 605.000 personnes ont été vaccinées jusqu'à présent, mais le pays fait face à une pénurie de vaccins.

   Pour y remédier, le ministère de la Santé a annoncé l'arrivée de quelque 500.000 doses de vaccin avant la fin du mois. Le président Macky Sall a également affirmé que «l'adhésion massive à la vaccination» est «la seule stratégie pour nous débarrasser définitivement de cette pandémie».

      Le chef de l'Etat a jusqu'à présent évité d'imposer des mesures trop restrictives pour endiguer le virus, misant plutôt sur l'incitation et la responsabilité individuelle. Le couvre-feu et les restrictions de rassemblements avaient été levés après des émeutes au mois de mars, alors que l'économie a été durement touchée par la pandémie.

 

L'HOMME QUI AVAIT L'HABITUDE D'URINER SUR MA TÊTE LORSQUE J'ÉTAIS EN PRISON

      Nelson Mandela : "Après être devenu président, j'ai demandé un jour à certains membres de ma protection rapprochée de se promener avec moi dans la ville, de déjeuner dans un de ses restaurants. Nous nous sommes assis dans l'un des restaurants du centre-ville et nous avons tous demandé à manger".

 

 

"Après un certain temps, le serveur nous a apporté nos demandes, j'ai remarqué qu'il y a quelqu'un assis devant ma table qui attend de la nourriture"

 

 

J'ai alors dit à l'un des soldats : va demander à cette personne de nous rejoindre avec sa nourriture et de manger avec nous. Le soldat est allé le demander à l'homme. L'homme a apporté sa nourriture et s'est assis à côté de moi pendant que je lui demandais et a commencé à manger. Ses mains tremblaient constamment jusqu'à ce que tout le monde ait fini son repas et l'homme est reparti. Le soldat m'a dit : L'homme était apparemment très malade. Ses mains tremblaient pendant qu'il mangeait !"

 

 

"Non, pas du tout", dit Mandela.

 

 

"Cet homme était le gardien de la prison où j'ai été emprisonné.

 

 

"Souvent, après les tortures que j'ai subies, je criais et demandais un peu d'eau.

 

 

"Le même homme venait à chaque fois et urinait sur ma tête ".

 

 

"Je l'ai donc trouvé effrayé, tremblant, s'attendant à ce que je lui rende la pareille, au moins de la même manière, soit en le torturant, soit en l'emprisonnant comme je suis maintenant le président de l'État d'Afrique du Sud".

 

 

"Mais ce n'est pas mon caractère ni une partie de mon éthique".

 

 

"La mentalité de représailles détruit les États, tandis que la mentalité de tolérance construit les nations".

 

 

 

BUSINESS DU VISA

 

 

 

 

Faisons simple! Le demandeur BURKINABE de visa pour un court séjour, en France, verse une caution de 54 mille francs Cfa... Une fois que le visa est refusé, cet argent n’est pas remboursé. Le consulat de France reçoit en moyenne  200 demandes de visa par jour du lundi au jeudi  et 150 le vendredi, ce qui fait 950 demandes  par semaine. Si chaque demandeur paie 54 000 F CFA non remboursables, le consulat empocherait 51 300 000F CFA par semaine ce qui fait  2 milliards 462 millions 400 milles de F CFA  par an.

 

  Il y a pire : pour les USA c'est 100.000 FCFA , non remboursable également. 

       1€=657 FCFA

 

 

 

L'UNICEF AU BURKINA

Le moins que l'on puisse dire c'est que sur

Planete-Burkina.com

ils ont une opinion tranchée sur les associations qui œuvrent dans leur pays.

Elles sont omniprésentes au Burkina. Des petites structures nées au Faso jusqu'aux multinationales du charity business disposant d'un budget conséquent, le paysage associatif du Burkina est composé d'associations indépendantes, d'organisations internationales non Gouvernementales (ONG) et d'organisations gouvernementales (OG).

 

Les associations indépendantes vont des comités de jumelage jusqu'aux petits groupes de particuliers qui se cotisent pour payer des livres à une école.

 

 Les ONG, disposant souvent de budgets conséquents, vont de Médecins Sans Frontières à Reporters Sans Frontières (et tous les autres phénomènes "Sans Frontières") en passant par la Croix Rouge ou Caritas. Quant aux OG, elles tirent leur budget et leurs directives d'états (comme la France ou les Etats-Unis) ou d'organisations internationales (ONU, Union Européenne, etc...). Ces associations, ONG et OG interviennent dans les domaines les plus divers : la santé évidemment, 

 

Cette petite mise au point faite, on peut préciser que les "petites" initiatives associatives, quand elles durent, sont souvent plus efficaces que les projets coûteux et inutiles des structures gouvernementales onusiennes ou de coopération internationale. Mais l'action dans la durée est souvent le problème de ces petites structures. Souvent menés par une ou deux personnes, leurs projets s'éteignent en même temps que la motivation, les finances ou le temps libre des fondateurs de l'asso. ( Cà, c'est nous....)

 

LE SCANDALE UNICEF

 

L'UNICEF est évidemment le plus grand scandale financier de ces 50 dernières années. Cette ONG qui dépend de l'ONU (et qui donc est déjà directement financée par nos impôts via la contribution des états membres) engloutit des sommes pharaoniques en salaires, véhicules et frais de fonctionnement. On pourrait fermer les yeux si la raison d'être de cette agence n'était pas d'aider les enfants pauvres. On pourrait fermer les yeux, si à côté de ça, des milliers de bénévoles dont la plupart ne savent pas ce qui se trame du Cambodge au Burkina Faso, ne vendaient pas des cartes postales UNICEF à la sortie des supermarchés, aussi dupés que nous pouvons l'être par des "ambassadeurs" de l'UNICEF telle que l'autre pouffe d'Adriana Karembeu.

 

L'UNICEF est le plus gros client de Nissan et d'autres fabricants de 4x4 de luxe. Les fonctionnaires de l'UNICEF et leurs collègues de l'ONU sont les plus gros clients des hôtels de luxe de Ouagadougou. Au final, sans risquer de trop se tromper vu l'étalage dispendieux visible de tous, on peut estimer que moins de 5% du budget de l'UNICEF au Burkina Faso va effectivement vers les projets de réduction de la pauvreté des enfants. Avec 5% du prix d'un seul de ces véhicules et du salaire annuel de l'en cravaté qui est dedans (sans compter le chauffeur), on vaccine au Faso plus de 10 000 enfants contre la méningite, la rougeole ou le choléra. Voilà un chiffre concret.

 

Alors nous direz-vous pourquoi le scandale n'est pas mis au grand jour ? Tout d'abord, il commence à l'être. De plus en plus de voix s'élèvent dans les pays "bénéficiaires" de l'aide que devrait leur apporter l'UNICEF. Mais il faut tout simplement savoir que cet organisme ne subit pratiquement aucun contrôle. Quand une association, en France ou en Belgique, gère les dons n'importe comment et que la plus grosse partie du budget passe en personnel, en pub ou en véhicules, la cour des comptes ou les tribunaux s'en mêlent. Mais l'UNICEF ne dépend d'aucune juridiction. Ces "enculés" ont leur siège à New York (à l'ONU) et ne dépendent même pas des tribunaux américains. Alors ils ont leurs propres experts. Qui font eux aussi partie du système et se goinfrent eux aussi comme des porcs. Les fonctionnaires internationaux de l'ONU sont les seigneurs du XXIe siècle. Avec des salaires en dehors de toute mesure : en primes et avantages divers, le moindre porc travaillant à l'ONU accumule facilement 120 000€ par an et bénéficie de ristournes dans les restau, les hôtels, les boutiques, etc. ... Il est donc accueilli comme un prince au Burkina Faso car il dépense sans compter en frais de service l'argent du contribuable destiné aux enfants burkinabè. Les hôtels 5* dans les états dits "du tiers-monde" ne fonctionnent quasiment qu'avec eux. Quelle personne autre qu'un mec de l'UNICEF serait d'ailleurs assez inconséquente pour claquer en une nuitée d'hôtel à Ouaga l'équivalent du salaire mensuel de cinq Burkinabè ?

 

Alors ces personnes, qui mériteraient qu'on leur écrase la gueule sur le goudron avec une roue de leur Land Cruiser, prétextent que les budgets "véhicules" ne sont pas financés par les dons (sous-entendu ils sont financés par la contribution des pays riches et donc des impôts...). Mais au final ça revient au même : on n'a pas besoin de véhicules à 30 millions de CFA pour rouler en ville et faire une excursion à la con chaque semaine pour constater à quel point les enfants sont malheureux (parce que je peux vous dire que les Land Cruiser à 30 millions de l'UNICEF ne voient pas souvent la poussière des villages du Burkina et on les voit plutôt garés le midi devant les maquis : c'est beaucoup plus rafraîchissant...). Sans compter qu'évidemment on voit rarement de pick-ups sans options. Si vraiment la raison de ces dépenses somptuaires était d'aller dans les zones inaccessibles, on achèterait un vrai 4x4. Pas une merde climatisée full options, hors de prix avec un bas de caisse urbain explosé dans la première ornière (comme sur la photo à droite).

 

Photo jointe : un des innombrables 4x4 de l'UNICEF que vous payez en achetant leurs cartes postales de merde à la sortie d'Auchan ou Carrefour. Au Faso, un seul de ces 4x4 suffirait à construire 20 écoles et à payer les professeurs qui y enseignent pendant deux ans.

 

Ne donnez donc rien à l'UNICEF. N'achetez pas leurs cartes postales de merde et ne perdez pas de temps à les vendre. Il y'a des milliers d'ONG qui bossent comme des damnés au Burkina ou ailleurs dans le monde, pour améliorer le sort des enfants pauvres .  L'UNICEF ne mérite rien tant que ses actions sur le terrain ne seront pas clairement visibles et que surtout des milliards continueront d'être employés pour payer des 4x4 à des mecs en cravate qui passent leurs semaines à assister à des colloques dans des hôtels 15 étoiles.

 

Nous sommes clairs au sujet de l'UNICEF. Mais toutes les organisation gouvernementales de coopération (toutes, sans exceptions) sont affligées des même tares. Il suffit de passer devant le parking de l'Union Européenne (sur Kwamé Nkrumah), de la coopération française, allemande ou japonaise pour comprendre que Nissan, Land Rover ou Toyota aiment l'Afrique.  

 

Alors, heureusement tout n'est pas noir au pays des associations. Seules les structures dépendantes de l'ONU ou de l'Union Européenne et les organisations gouvernementales dépensent 90% de leur budget en personnels surpayés, colloques inutiles, hôtels de luxe et véhicules à 30 millions de CFA l'unité.

 A méditer.....

 

 

 

PÂQUES AU SÉNÉGAL

   Au Sénégal, à la fin du carême Chrétien, les chrétiens préparent ce plat: le Ngallakh,  et le distribuent aux frères musulmans c est une tradition: Beau  symbole de rapprochement entre chrétiens et musulmans

 

 

 

  Koumba NDOFFENE FAYE , un de nos élèves parrainés au temps du campus nous transmet la Récitation"Ngallakh mon Ngallakh":

 

 

 

Ngallakh mon Ngallakh

 

Ngallakh des fiers chrétiens dans les bassines ancestrales

 

Ngallakh que chante ma Marie-Diagoo au bord de son *dégué pas lointain...

 

Je ne t'ai jamais oublié...

 

Mais mon regard Est plein de ta couleur marron

 

Ta belle couleur de thiakri qui salive à travers ma bouche...

 

Le thiakri de ton arraw

 

L' arraw de tes amis chrétiens

 

Les chrétiens du sunugal.

 

Ngallakh dis moi Ngal lakh ?

 

Est ce donc toi ce liquide qui tourbillonne mon ventre...

 

Ce liquide qui me fait trembler de sueur dans les rues de JOAL-FADIOUTH en pleine midi...

 

Et alors gravement une voix me répondit...

 

Fils adoré.,, Cette bassine de Ngallakh que tu vois splendidement seul dans la cour de la maison...

C'est le Ngallakh de Pâques
Qui blesse et blesse et rassasié...
Et dont les raisins sont un peu améliorés par la vanille, l'essence du fleur d'oranger et l'importance du dialogue islamo-chrétien...

 

 

 

 

ON A LES MÊMES CHEZ NOUS ....

LE TRAIN DE VIE DU GOUVERNEMENT SENEGALAIS

           Pendant que le Sénégalais lambda essaie de survivre au jour le jour, l’Etat s’est permis de gaspiller l’argent du contribuable, en dépensant de manière irrationnelle. En moyenne, l’Etat a acheté 100 voitures par mois pour un coût total de 2 milliards 500 millions FCFA ; ces voitures, qui doivent être utilisées à des fins professionnelles, sont souvent utilisées à des fins privées ou même prêter à des membres de famille sur le dos du Sénégalais lambda. Ne parlons pas du coût de la réparation et du carburant de ces voitures. On parle de détournement de deniers publics et aucune sanction n’est prise à l’encontre des présumés auteurs. Un contrat d’exploitation d’hydrocarbures avec Total, qui pourrait faire perdre au Sénégal des milliers de milliards de FCFA durant la durée du contrat selon l’ancien ministre de tutelle.

 

Et ces députés qui sont supposés représenter le peuple ? La perception de chaque Sénégalais est que la majorité des députés ne font que se chamailler, applaudir et dormir. Un député perçoit 1,3 millions FCFA, en plus de 300 litres d’essence, soit 208 500 FCFA et un passeport diplomatique pour le député et son épouse ou époux. En plus de cela, il a une voiture de fonction 4 X 4 pour un coût d’un peu plus de 25 millions FCFA. Ces députés qui doivent voter des projets de loi pour l’intérêt général, sont malheureusement, pour la plupart des députés de la majorité et certains ont même avoué qu’ils votent sans lire le projet de loi, tant que cela arrangerait le président en exercice. Sérieusement ?

 

Pendant ce temps, le sénégalais lambda, fait la queue dans les ambassades de la ville pour chercher un visa pour une meilleure vie, car il n’a plus d’espoir et ne fait plus confiance à ses dirigeants. D’autres ont préféré emprunter des méthodes plus dangereuses, en bravant la méditerranée, et selon le Haut-Commissariat de l’ONU aux réfugiés (HCR), l’année dernière, plus de 3 100 personnes sont mortes ou sont portées disparues. Combien de soutiens de famille, de père de famille, de mère de famille, sont morts ou portés disparus parce que ces députés, qui sont supposés représenter le peuple, ne votent pas dans l’intérêt général de tout le monde ?

 

Le président de l’Assemblée nationale gagne un salaire de 10 000 000 FCFA et bénéficie de 49 millions de FCFA de fonds politiques par mois. À cela, s’ajoutent cinq voitures de fonction et une sécurité personnelle de notre sureté nationale, sans oublier les 10 000 litres d’essence par mois. Les vice-présidents de l’Assemblée nationale qui sont au nombre de huit perçoivent un salaire de 3 millions FCFA chacun, de deux voitures de fonction, de 1000 litres d’essence, soit 695 000 FCFA et d’un passeport diplomatique pour l’élu (e) et son épouse ou époux et 500 000 FCFA de crédit téléphonique.

 

Pendant ce temps, le Sénégalais lambda, qui paie pour tous ces avantages, peine à manger correctement. Selon l’ANSD, un peu moins de trois ménages sur cinq (58,4 %) ont eu peur de manquer de nourriture, notamment en milieu rural où dans 65,8 % des ménages la crainte de manquer de nourriture pour insuffisance de ressources a été constamment présente. Face au manque de ressources, 32 % des ménages ont dû sauter l’un des trois repas conventionnels, 42,4 % manger moins que la norme, 29,4 % ressentir la faim, et 21,0 % rester sans manger pendant la journée. Selon l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) et le Programme alimentaire mondial (PAM) ont affirmé qu’en 2017, les faibles précipitations dans les zones pastorales au sud de la Mauritanie, au nord du Sénégal et dans certaines parties du Mali, Niger, Burkina Faso et Tchad ont ruiné le bétail et les récoltes et ont affecté les moyens de subsistance, ce qui a mené à un début précoce de la « saison de la faim ».

 

Les directeurs généraux des agences de catégorie 1 gagnent 5 millions FCFA, sans compter les autres avantages. Parmi ces agences, il faut noter l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes, l’Agence de l’informatique de l’Etat, l’Agence nationale de la statistique et de la démographie du Sénégal, l’Agence de gestion des routes, l’Agence des aéroports du Sénégal, de l’Aviation civile et de la météorologie entre autres.

 

Ceux de la catégorie 2 gagnent 4 millions FCFA, sans compter les autres avantages, ceux de la catégorie 3 gagnent 3 millions FCFA, ceux de la catégorie 4 gagnent 2 millions FCFA sans compter les primes annuelles qui diffèrent et peuvent aller jusqu’à plus de 1 500 000 FCFA pour tous les directeurs, toutes catégories confondues.

 

Pendant ce temps, selon l’ANSD, le salaire moyen mensuel d’un salarié est estimé à 96 206 FCFA et ceux du secteur informel gagne à peine 42 000 FCFA par mois et le taux de chômage des personnes âgées de 15 ans ou plus est estimé à 15,7 %. Chaque année, il y a 300 000 diplômés qui entrent sur le marché du travail, soit 2 100 000 diplômés en sept ans. On nous dit que le gouvernement a créé 491 000 emplois en 7 ans, soit une création de 1 609 000 chômeurs. Même si l’Etat n’a pas pour vocation de créer des emplois, il doit faciliter le climat de la création d’emplois. Selon la Banque mondiale, le Sénégal occupait la 162e place sur 188 pays dans le classement de l’indice de développement humain 2017 et un taux de pauvreté de 47 %. Pourquoi tant de disparités alors que c’est l’Etat qui est responsable de faciliter la création d’emplois, de s’assurer que chaque Sénégalais reçoive une éducation de qualité ?

 

À un moment, un ministre bénéficiait de 10 000 000 FCFA pour meubler sa maison et le salaire de base était de 2 000 000 FCFA sans compter les frais de mission qui pouvait dépasser 200 000 FCFA par jour et ils voyageaient en classe affaires. Il faut aussi comptabiliser les indemnités qui peuvent atteindre plus de 5 000 000 FCFA. Les fonds politiques font partie du budget de chaque pays, mais ils sont utilisés et contrôlés différemment selon les pays.

 

Au Sénégal, ces fonds politiques, sont appelés caisses noires. Ces fonds sont votés par l’Assemblée nationale et ne sont soumis à aucun contrôle. Avant la première alternance, les fonds politiques des présidents sénégalais étaient d’environ 500 millions FCFA et de nos jours, le président a une caisse noire d’un montant de plus de 8 milliards FCFA. Le premier ministre, avant sa destitution, détenait une caisse noire de 1 milliard FCFA par an, près de 600 000 000 FCFA par an pour le président de l’Assemblée nationale, 360 000 000 FCFA pour la présidente du CESE en plus d’un salaire de 9 000 000 FCFA par mois, et 360 000 000 FCFA par an pour le patron du HCCT. Il faut entretenir la clientèle politique.

 

Pendant ce temps, le Sénégal compte plus de 5 000 abris provisoires, plus de 50 000 talibés qui ont entre 5 et 10 ans. Les personnes handicapées, qui augmentent de jour en jour, représentent plus de 20 % de notre population, soit plus de 3 millions. On dit que l’éducation et la santé sont les piliers du développement, comment se fait-il alors que les enseignants sont très mal payés au Sénégal, pendant que des milliards sont en train d’être partagés par des gens qui ne sont pas plus méritants que ces enseignants ? Et les médecins ? Pendant ce temps, nous ne disposons pas d’assez de structures de santé ni d’assez de spécialistes et l’argent du contribuable est en train d’être gaspillé par ces soi-disant leaders.

 

Et l’éducation supérieure ? Les demi-bourses sont de 20 000 FCFA et les bourses entières de 40 000 FCFA, le prix de petit-déjeuner est de 50 FCFA et les prix du déjeuner et du dîner de 100 FCFA. Il a fallu qu’il y ait mort d’un étudiant pour que les bourses soient augmentées et le prix des repas diminués. Combien parmi ces leaders envoient leurs enfants à l’UCAD dans les mêmes conditions que les étudiants qui y sont ? Une université de 20 000 places qui a 85 000 étudiants. Est-ce qu’il y a assez de toilettes pour tous ceux qui y résident ? Est-ce qu’il y a assez de tables bancs pour tous ces étudiants ? Veut-on vraiment qu’ils réussissent ou sommes-nous juste en train de créer des futurs chômeurs ? Sans oublier le 31 janvier dans le campus universitaire, Balla Gaye fut tué par les forces de l’ordre. Le 14 août 2014, Bassirou Faye, pensionnaire de l’UGB de Saint-Louis, tombait sous les balles des forces de l’ordre. Le 15 mai 2018, Fallou Sène, pensionnaire de l’UGB, est mort, car il manifestait pour le paiement de sa bourse. Les auteurs de ces atrocités ne sont toujours pas punis. Aucun fils de ces leaders ne sera tué dans ces manifestations, car ils sont tous à l’abri du besoin dans une université en Europe ou aux Etats-Unis. Quelle injustice !

 

Pendant ce temps, il est utile de rappeler que plus de 4 000 détenus sont en détention provisoire durant de longues pénibles années. Avaient-ils bénéficié d’un avocat durant leur garde à vue ? Et de la présomption d’innocence ? Doit-on comprendre par cela que si le détenu n’est pas un politicien, un artiste ou une personne célèbre, ou n’a pas les moyens de payer sa caution, ses droits seront bafoués ? Et ces leaders qui ont détourné l’argent du contribuable et qui ont signé des accords et protocoles ? Cette justice à double vitesse, ne fera qu’augmenter la haine des citoyens envers les leaders et leur propre pays.

 

Vous poussez la population à bout ! Si une partie jouit des deniers publics alors que la majorité souffre, ce pays va droit vers les Printemps des peuples. Pour éviter que notre cher pays ne sombre dans une révolution, il faut que le Sénégalais lambda sente qu’il y a une justice pour lui dans ce pays. Il faut que le Sénégalais lambda croie qu’il a d’égales chances que les enfants des leaders, il faut que notre société soit une société de droit, de justice, d’équité et surtout de mérite.

 

Pour éviter que notre cher pays ne sombre dans une révolution, il faut que le Sénégalais lambda sente qu’il y a une justice pour lui dans ce pays. On en a assez que les fils des leaders viennent diriger les fils du Sénégalais lambda, et que les femmes qui accouchent montent sur des charrettes alors que ceux qui détiennent notre argent vont ou envoient leurs épouses accoucher en Europe, aux Etats-Unis ou dans des cliniques privées. On en a assez que des enfants meurent du paludisme par manque de moyens ! Trop c’est trop ! Dirigeants d’hier, d’aujourd’hui et de demain, sachez que quand le peuple se met debout, personne ne peut l’arrêter.

 

Le jour où l’éveil des consciences verra le jour, le Sénégal plongera dans le Printemps des révolutions, et ce sera trop tard pour ceux qui ont vécu dans de bonnes conditions pendant que le peuple souffre. Ce jour-là, tout le monde sera au même pied d’égalité.

 

On dit souvent que « Les seules richesses des gouvernants doivent être la justice et l’équité. »

 

 

 

DANSE...........J'ADORE...

QU'EST CE QUE L'ANIMISME ?

  Certains vous répondrons tout simplement :

'C'est de la sorcellerie.'

Et ils n'auront pas tords du tout. Tout système dont on ne comprend pas le mécanisme, peut effectivement se faire appeler sorcellerie.

   Mais il est une erreur fatale pour nous africains d'accepter les définitions étrangères des concepts que nous avons inventés. De ce fait, contrairement aux définitions européennes que nous avons assimilés, sachez que :

- L'animisme n'est PAS de la sorcellerie

- L'animisme n'est PAS une religion polythéiste

 

Mono veut dire “unique, seul, 1” et polyforme veut dire “plusieurs formes.”

Cela veut dire que l'animisme est une spiritualité dans laquelle Dieu s'exprime sous plusieurs formes.

Quelles sont ces formes ?

 

L'Homme est une expression de Dieu. Les animaux, les plantes, les astres, les planètes, les phénomènes naturels sont aussi des expressions de Dieu.

Pourquoi est-ce que l'animisme est une science ?

Parce-que nos ancêtres africains n'ont pas inventés un Dieu vers qui se tourner. Au contraire, ils ont déduis son existence en se posant la question suivante :

'Existe-t'il un Dieu pour chaque chose ou existe t'il un Dieu unique pour tout ?'

C'est cette question qui a poussée nos ancêtres africains à étudier les différentes expressions de Dieu pour comprendre leurs fonctionnements avec l'espoir un jour de déduire l'essence du possible créateur(s)?

Ils se sont donc attelés pendant 200 000 ans à tout étudier, c'est-à-dire :

- les Hommes, les plantes, les animaux,

- les objets inanimés,

- les phénomènes naturels,

- le ciel, les étoiles, le soleil,

- les planètes avoisinantes,

- la vie, la mort, la pensée

- etc...

Et c'est ainsi qu'en étudiant les différentes formes de Dieu, ils ont découverts :

- l'alchimie, l'architecture, les mathématiques, la philosophie, l'astronomie, la physique, l'électricité,la médecine, etc...

Toute ces sciences permettant de comprendre le monde et d'améliorer la vie sont basées sur l'application des lois universelles de l'observation de la nature !

 

Et c'est pour cette raison que l'on parle de Sciences Appliquées. Appliquées à partir de quel modèle ? La nature.

 

Covid-19 : l’Afrique frappée par une deuxième vague plus meurtrière

INQUIÉTUDE. Depuis décembre, le taux de mortalité de l’épidémie sur le continent dépasse désormais celui de la moyenne mondiale.

Par Sylvie Rantrua

Publié le 28/01/2021 à 12h27

Les voyants sont au rouge. L'Afrique, épargnée par la première vague du coronavirus, est confrontée à une deuxième vague bien plus forte et meurtrière. Le taux de mortalité, 2,5 % pour le continent, dépasse désormais la moyenne mondiale, 2,2 %, selon le centre de contrôle et de prévention des maladies Africa CDC. Le nombre de cas sur le continent a augmenté de 14 % par semaine en décembre.

     Le Maghreb doit aussi faire face à une montée des cas. En Afrique de l'Ouest, au Nigeria, au Mali, en Mauritanie, au Burkina Faso, au Sénégal, le nombre de cas a progressé rapidement depuis décembre. « Nous sommes en train d'assister à un retournement, juge John Nkengasong, le directeur d'Africa CDC, en conférence de presse le 21 janvier. « L'augmentation du taux de mortalité marque une rupture avec la première vague, lors de laquelle l'Afrique était restée en dessous de la moyenne mondiale », insiste-t-il. Il se montre extrêmement préoccupé, notamment par la circulation du variant sud-africain, et admet  que le nombre de cas reportés sur le continent est évidemment sous-estimé

Prise en charge des malades

Désormais, dans nombre de pays, la dynamique de l'épidémie « dépasse la capacité des infirmières et des médecins à prendre en charge les patients », a expliqué John Nkengasong. Les fournitures en matériel, notamment les besoins en oxygène utilisé pour soigner les formes graves de Covid-19, deviennent « critiques ».

Les hôpitaux débordés, on se tourne vers le vaccin. Une poignée de pays lancent leur campagne de vaccination, sur la base de contrats bilatéraux (Maroc, Seychelles, Égypte ou encore Guinée). Dans les prochaines semaines, 1,5 million de vaccins sont attendus en Afrique du Sud. Cette commande entre dans le cadre de négociations menées entre le gouvernement et l'alliance AstraZeneca-Oxford. Ombre au tableau, l'Afrique du Sud va payer 2,5 fois plus cher ses doses que l'Union européenne. Profitant du sommet virtuel de Davos, le président sud-africain a partagé sa colère : « Les pays riches du monde accaparent ces vaccins. Nous les appelons à mettre à disposition les doses excédentaires commandées et thésaurisées », a-t-il déclaré via un message vidéo. L'Union européenne se retranche derrière le fait qu'elle a de son côté participé au financement de la recherche de ce vaccin.

De son côté, l'Union africaine a commandé 270 millions de vaccins pour le continent, en plus de ceux prévus via le dispositif Covax, une initiative de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et de partenaires privés pour un accès équitable aux vaccins. Ce dispositif de l'OMS doit permettre de vacciner 10 % de la population du continent africain.

 Les vaccins manquent toujours à l'appel

« Ce ne sont pas les vaccins tout seuls qui vont nous aider à mettre fin à cette pandémie, c'est la vaccination », a souligné le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus. « La distribution rapide et équitable des vaccins n'est pas seulement un impératif moral, c'est aussi un impératif de sécurité sanitaire, stratégique et économique », a-t-il souligné.

LA HONTE.......

TONTON TOUBAB....... 

 

Le Français R. Minguez, alias “Tonton Toubab” arrêté pour pédophilie

La situation des enfants de la rue refait encore surface. Cette fois ci, ce ne sont pas des cas de maltraitances de la part de leurs sérignes Daara mais, de cas de pédophilie à Louga. En effet, un Français R. Minguez, alias “Tonton Toubab a usé de la naïveté de la pauvreté des enfants qui sont à la recherche de la pitance, pour héberger des talibés mineurs âgés de 5 à 11 ans.

Ce Tonton Touba voulant tromper tout le monde a monté son association “Action en faveur des enfants de la rue” de Louga, pour dit-il aider ces enfants sous prétexte qu’il ne pouvait pas les laisser dormir sous les eaux durant l’hivernage 2019 , avec les fortes pluies.

Ainsi “Tonton Toubab” a commencé à héberger les talibés, et a  transformé sa maison en dortoir pour les enfants talibés qui y résidaient en permanence d’après le quotidien national Le Soleil.

Mais, son refus de céder à la demande et à la pression des riverains, de laisser les enfants rentrer chez eux la nuit, a créé des suspicions. Expulsé par son logeur sous la pression des voisins qui s’inquiétaient de ses agissements, Il va  s’installer dans une autre maison prise en location où il a aménagé des chambres pour loger les talibés.

Au fil du temps, d’après Le Soleil,  les suspicions de pédophilie s’amplifiaient et des informations sont parvenues au commissariat de police de Louga. Ce dernier a mis  à contribution ses éléments pour une filature qui s’est révélée concluante.

Le 24 décembre dernier, les flics en civil sont tombés sur un talibé sortant de la maison du ressortissant français tout en larmes.

Interpellé, le garçon avoue avoir été abusé sexuellement par “Tonton Toubab”.

Sur les lieux, les policiers vont trouver 23 enfants assis ou couchés sur des matelas.

“Tonton Toubab” sera arrêté sans aucun document administratif qui l’autorise à héberger des mineurs.

 

NOTE A TOUTES LES ECOLES SENEGALAISES

Culture africaine

LE SAVIEZ-VOUS ?

Les esclaves africaines utilisaient leurs tresses comme moyen de communication.

Les Cornrows ont été utilisés pour aider les esclaves à échapper à l'esclavage?

«À l'époque de l'esclavage en Colombie, le tressage des cheveux était utilisé pour relayer les messages. Par exemple, pour signaler qu'elles voulaient s'échapper, les femmes tressaient une coiffure appelée départs. Il avait des tresses épaisses et serrées, tressées près du cuir chevelu et attachées en petits pains sur le dessus.

Et un autre style avait des tresses courbes, étroitement tressées sur la tête. Les tresses courbes représenteraient les routes qu'ils [utiliseraient pour] s'échapper. Dans les tresses, ils conservaient également de l'or et cachaient des graines qui, à long terme, les aidaient à survivre après leur fuite.

Ils utilisaient également des graines comme décoration dans les cheveux, mais les plantaient plus tard et feraient leur propre récolte.

C'est plus qu'une simple coiffure.

 

 

En Afrique, «le virus s'est retrouvé au contact d'une population déjà immunisée»

Publié le : 18/09/2020 –

 

Et si beaucoup d'Africains étaient immunisés contre le Covid-19 grâce aux anticorps qu'ils développent depuis des années pour lutter contre d'autres coronavirus ? C'est la thèse du médecin sénégalais Massamba Sassoum Diop, qui constate que, pour l'instant, l'Afrique est beaucoup moins impactée que d'autres continents et qui en cherche la cause. Ce médecin, qui exerce à la fois à Dakar et à Paris, préside SOS Médecins Sénégal et la Société sénégalaise d'anesthésie, de réanimation et de médecine d'urgence

RFI : Est-ce que vous confirmez que l’Afrique subsaharienne est beaucoup moins touchée par le Covid que d’autres continents ?

Massamba Sassoum Diop : Oui. Et justement particulièrement l’Afrique subsaharienne qui a, lorsqu’on prend les chiffres ramenés à la population, on a l’impression qu’on a quasiment un facteur 100 en termes d’amoindrissement, en fait surtout de la mortalité.

Qu’est-ce que vous appelez un « facteur 100 » ?

C’est-à-dire que lorsque l’on prend, par exemple, la population du Sénégal, 16 millions d’habitants, et qu’on se met sur le modèle de Wuhan en Chine, si nous nous projetons de cette façon-là, et on l’a retrouvé un petit peu partout, on aurait dû avoir 1,6 million comme personnes touchées, on aurait dû avoir près de 80 000 personnes en réanimation et 40 000 décès. Cela veut dire qu’on aurait dû être sur des chiffres de plusieurs dizaines de milliers de morts alors qu’aujourd’hui, nous arrivons tout juste à 300 décès.

Ce qui veut dire que, dans plusieurs pays d’Afrique subsaharienne comme le Sénégal, il y a 100 fois moins de morts que dans les pays européens ou en Chine, c’est cela ?

Exactement, ramenés à la population. Et il faut comprendre qu’en plus, nous n’avons pas confiné alors qu’en Europe il y a eu un confinement.

Alors qu’il y a eu dans plusieurs pays d’Afrique subsaharienne de grands rassemblements populaires à l’occasion par exemple de la fête de la Tabaski…

À la fête de la Tabaski qui a eu lieu début août, tout le monde craignait qu’il y ait une très forte augmentation. Or, on a eu une augmentation effectivement, dans les 15 jours qui ont suivi, du nombre de cas graves et du nombre de décès, une répartition sur l’ensemble du territoire, mais qui n’a pas été si importante que cela. Et surtout, le nombre de cas graves et le nombre de décès, depuis un peu plus d’un mois, descendent extrêmement rapidement. Et c’est probablement lié au fait que le virus s’est retrouvé au contact d’une population qui est déjà immunisée contre le Covid-19 en nombre assez important, ce qui est effectivement très en faveur d’une forme en tout cas d’immunité collective. Peut-être que l’Afrique va démontrer cette immunité collective. Par ailleurs il y a aussi probablement une immunité préexistante, car on constate dans nos statistiques au niveau de SOS qu’il y a trois épidémies de grippe, dont deux, celle de mai-juin et celle de septembre, liées à l’utilisation des climatiseurs. Et ensuite, on a cet effet un peu chaud-froid, rhinites et éventuellement allergiques, qui fait rentrer dans le rhinopharynx un virus, et entre autre, quand vous discutez avec l’institut Pasteur, plus de 70% de ces virus sont des coronavirus. Cela veut dire que finalement, nous avons deux grandes périodes de l’année où circule du coronavirus en Afrique aujourd’hui, et entre autres, par exemple au Sénégal. C’est le fait d’habiter en Afrique qui semble protéger l’ensemble des communautés qui y habitent.

Est-ce à dire qu’avec les trois grippes saisonnières qui arrivent tous les ans en Afrique, notamment en janvier, en mai et en septembre, il y a des coronavirus qui circulent sur le contient depuis des années et qui créent une immunité ?

Exactement. C’est-à-dire que celle de janvier, c’est la grippe classique. Mai, juin et septembre, selon les biologistes, c’est effectivement des coronavirus et c’est pour cela que c’est extrêmement important.

Voulez-vous dire que les habitants du continent africain sont confrontés au coronavirus depuis des années et peut-être sans le savoir ?

Exactement. C’est une évidence aujourd’hui. On peut le prouver même sur le plan biologique. Mais la chose est de savoir : est-ce qu’il n’y a que le continent africain qui est dans ce cadre-là ? On peut se poser des questions sur l’Inde qui a quand même un facteur 10 par rapport à l’Europe, non pas un facteur 100 mais un facteur 10. Mais oui, tout à fait.

Mais ce n’est peut-être pas le même coronavirus que le fameux Covid-19 ?

Oui, c’est exactement cela. Il ne s’agit pas du Covid-19. Il s’agit de 4 autres sérotypes qui circulent dans la population.

Et qui permettent aux personnes habitant en Afrique d’être peut-être immunisées ?

Avec effectivement, la discussion de cette immunité croisée. Elle a été évoquée pour les enfants. Ce sont des pistes de recherche, ce ne sont pas des affirmations que je suis en train de faire. Il faut toujours rester modestes. Devant ce constat, il faut qu’on trouve les raisons.

Qu’est-ce que vous appelez une « immunité croisée » ?

 

C’est-à-dire qu’en fait, les anticorps développés pour lutter contre les autres types de coronavirus permettent aussi de neutraliser le Covid-19.

Inondations catastrophiques en Afrique de l'Ouest

Au moins treize personnes sont mortes et 19 ont été blessées dans des inondations provoquées par des pluies diluviennes depuis août au Burkina Faso, qui a décrété l'état de catastrophe naturelle, a annoncé le ministre de la Culture Abdoul Karim Sango.

 

SÉNÉGAL : UNE ANNÉE DE PLUIE TOMBE EN UNE NUIT SUR DAKAR UNE VÉRITABLE CATASTROPHE NATURELLE.

 

  DEPUIS LE DÉBUT DE LA SEMAINE, DAKAR, LA CAPITALE SÉNÉGALAISE, SUBIT DES INONDATIONS TRÈS IMPORTANTES AUX CONSÉQUENCES DÉVASTATRICES. LE TOUT EST CAUSÉ PAR

DES PLUIES DILUVIENNES. DANS LA SEULE NUIT DU 5 AU 6 SEPTEMBRE, IL EST TOMBÉ l'équivalent d'une année de précipitations sur la ville.

Résultats, des milliers de personnes se retrouvent sans domicile, et l'on compte au moins six morts dans tout le pays. La situation est d'autant plus inquiétante que les météorologues prévoient encore de la pluie pour la fin de semaine, selon l'agence de presse américaine AP. 

Savez vous pourquoi mange-t-on en groupe chez divers peuples africains ?

   Derrière cet acte anodin qui est le simple fait de manger se dégage toute une leçon de savoir vivre et une belle initiation que chacun de nous doit apprendre à connaître.

Tout est enseignement en Afrique.

    «Tenir les yeux baissés en présence des adultes, surtout des pères -c'est-à-dire les oncles et les amis du père -, c'était apprendre à se dominer et à résister à la curiosité.

    Manger devant soi, c'était se contenter de ce que l'on a.

    Ne pas parler, c'était maîtriser sa langue et s'exercer au silence: il faut savoir où et quand parler.

   Ne pas prendre une nouvelle poignée de nourriture avant d'avoir terminé la précédente, c'était faire preuve de modération.

   Tenir le rebord du plat de la main gauche était un geste de politesse, il enseignait l'humilité.

   Éviter de se précipiter sur la nourriture, c'était apprendre la patience.

 Enfin, attendre de recevoir la viande à la fin du repas et ne pas se servir soi-même conduisaient à maîtriser son appétit et sa gourmandise»

 

 

ACCORD DE LIBRE ECHANGE EN AFRIQUE

 

Presque personne ne l'a remarqué. Presque personne n'en a parlé.

Mais il y a un an, 54 nations africaines sur 55 (sauf l'Érythrée), réunies au Niger, ont commencé la phase opérationnelle d'un accord de libre-échange à l'intérieur, qui créera progressivement un marché unique (et libre de droits, tarifs et barrières douanières) pour tous les pays africains. Pour leur commerce intérieur.

En d'autres termes, commence en Afrique ce processus qui, avec le lancement de l'union douanière à la fin des années 50, a conduit l'Europe sur un chemin de croissance et de développement. Et une fois de plus, ce n'est pas un processus basé sur l'état, le dirigisme, la rhétorique des discussions et l'aide internationale (qui ne finissent souvent que dans les mains de classes dirigeants corrompues et alimentent la corruption et les guerres). Mais sur le marché et le libre-échange.

L ' Afrique a doublé son PIB ces 20 dernières années. Mais bien sûr, nous sommes encore loin des niveaux de revenus et de bien-être qui empêchent les catastrophes humanitaires, les guerres et les grandes migrations.

Mais si cet accord de libre-échange se déroule (comme il le semble) le continent africain se donnera la plus puissante occasion de développement qui existe. Et il se l'est donné lui-même, sans demander la permission à personne.

C ' est seulement ainsi - certainement avec l'aide d'une coopération internationale ′′ intelligente ′′ - que les migrations s'arrêtent dans la perspective et se fournit à des centaines de millions de personnes la possibilité d'une vie sereine et calme.

Louis Marattin

ACTUALITES AFRICAINES HEBDOMADAIRES

BABY BOOM AU SENEGAL

PAR SENEGAL BLACK RAINBOW · 21 AOÛT 2020

Covid-19 fait exploser les grossesses chez les adolescentes

Confronté à la propagation du coronavirus, le Sénégal doit maintenant faire face à une autre épidémie : les grossesses d’adolescentes.

Après quatre mois de semi confinement, un rapport du Groupement pour l’étude et l’enseignement de la population (Geep) parcouru par LII Quotidien évoque plusieurs cas de grossesses précoces d’adolescentes. Ce, à cause de la proximité. ( quelle quelle soit ....j'ose rajouter...!)

À Kolda, Sédhiou et Ziguinchor, le taux de grossesse précoce a connu une flambée, d’après le rapport qui sera publié dans les prochains jours.

Dakar n’est pas épargnée. À Colobane, Fass, Gueule Tapée et Médina, plusieurs ados sont tombées enceintes en cette période de Covid-19.

Seneweb

#Burkina: #Fada_N_Gourma :

- "Tous les Peulhs ne sont pas terroristes et tous les terroristes ne sont pas Peulhs"

- 2000 personnes marchent pour dire non à la stigmatisation

 

La marche a été interdite par le maire de la ville de Fada, mais elle a eu lieu, quand bien même elle n’a ni atteint le gouverneur ni trouvé preneur pour son message. Le maire a interdit la marche en citant un décret du 15 avril 2020, interdisant les manifestations de protestation. Selon les organisateurs, près de 2000 personnes ont pris part à la marche qui devait conduire les manifestants depuis le marché de bétail à la sortie Est de Fada, jusqu’au gouvernorat au centre-ville. Un parcours de 4 à 5 km sur la RN4.

Les marcheurs ont été stoppés à un jet de pierre de l’objectif, au niveau de l’hôtel de ville, par un double cordon sécuritaire formé par des éléments de la CRS et de la gendarmerie nationale. Comme il est de coutume maintenant à Fada, les manifestants ont offert de l’eau à ces deux corps des forces de défense et de sécurité et se sont assis sur le macadam pour bien signifier leur intention pacifique. La teneur du message de la communauté peule de la région de l'Est qui sera finalement introduite auprès du gouverneur lundi est la suivante :

« Il est primordial pour les fils et filles de la région de l’Est et du Burkina Faso de bien vouloir protéger le jardin de cohésion sociale et du vivre ensemble qui jadis, faisait notre force et faisait de nous un bel exemple africain.

Aujourd’hui nous marchons pour :

-Dire non à la stigmatisation ;

-Rappeler à toutes et à tous que tous les Peulhs ne sont pas terroristes et tous les terroristes ne sont pas Peulhs et ces derniers n’ont d’ailleurs ni Ethnie ni Religion ; -Dire non aux arrestations arbitraires, aux exécutions sommaires et extra- judiciaires dans le cadre des opérations de lutte contre le terrorisme ; -Non aux enlèvements et disparitions forcées ; -Non aux interdictions d’une tierce communauté l’accès à certains marchés, certains axes routiers dans certaines localités et même la santé ; -Exiger une commission d’enquête indépendante et rigoureuse telle que l’a promis le président du Faso suite à la mort des douze détenus à la Gendarmerie de Tanwalbougou le 12 mai 2020, et aussi sanctionner avec toutes la rigueur de la loi des acteurs qui seront impliqués et des complices ; -Exiger l’arrêt immédiat des assassinats de masse, assassinats ciblés et des crimes de guerre et nous invitons tous les Burkinabè sincères à continuer à collecter les informations afin de pouvoir traduire tous les responsables et leurs commanditaires devant la juridiction compétente ; -Exiger vérité et justice pour tous les crimes de masse dans la région de l’Est tels que Tawalbougou, Natiaboani, Kompienbiga, Mansila, Tambiga, Pendima, Paldoube etc ; -Exiger une réorganisation et un encadrement rigoureux des VDP tout en procédant à un recrutement impliquant toutes les communautés locales; -Exiger du gouvernement une prise en charge convenable des personnes déplacées internes incluant l’alimentation, les soins, le logement et l’éducation ; -Exiger du gouvernement des mesures concrètes pour permettre le retour effectif des personnes déplacées dans leurs villages respectifs.

Tout en saluant l’initiative qui a prévalu au lancement de l’opération «Otapoanu » dans la région de l’Est nous réitérons notre soutien indéfectible à nos vaillants Forces de Défense et de Sécurité et nous les invitons à poursuivre leurs opérations dans le respect des droits humains. Nous invitons l’ensemble des populations à une franche collaboration avec nos FDS car c’est dans l’union que nous viendrons à bout du terrorisme. Il est capital de ne point se tromper d’ennemi.

C’est le moment de rester souder, cultivons une confiance mutuelle et solide, ainsi vaincrons nous les forces du mal.

Aujourd’hui plus que jamais soyons unis et indivisibles !

Aujourd’hui plus que jamais protégeons notre cohésion sociale et notre vivre ensemble !

Je ne saurai terminer sans dire un grand merci à tous ceux qui sont sortis ce jour toutes les communautés confondues pour la réussite de cette marche.

Ceci n’est ni plus ni moins qu’un exemple de cohésion sociale et de front commun.

N’oublions jamais d’où nous venons ; ainsi saurons-nous ou nous allons.

Nous rêvons d’entendre, de réaliser dans un avenir très proche l’existence d’une seule communauté au Burkina Faso : LA COMMUNAUTE BURKINABE Vive le Burkina de paix !

Vive la cohésion sociale !

Vive la justice juste et impartiale !

Vive nos Forces Armées Nationales !

Halte à la stigmatisation !

A bas toutes formes de terrorisme !

Vive le respect du droit à la vie !

Vive le respect des droits humains !

QUE DIEU BENISSE ET PROTEGE NOTRE CHERE PATRIE LE BURKINA FASO ! »

 

Michel Bolouvie,  Fada N'Gourma,  Radio Oméga

 

 

 

 

 

L'école reprend au Sénégal......

Un temps préservé par la pandémie de coronavirus, le continent africain est désormais touché par la propagation du Covid-19. Comment les pays résistent-ils à la pandémie ? Notre carte interactive réactualisée plusieurs fois par jour indique le nombre de cas répertoriés, de décès et de guérisons.

Éviter à tout prix une contagion généralisée et circonscrire les cas. Sur le continent africain, où le nombre de décès liés au Covid-19 reste peu élevé, les autorités nationales tentent, via des mesures plus ou moins restrictives, de freiner la propagation du virus et s’organisent pour prendre en charge rapidement les malades.

Mise à jour quotidiennement, cette carte évolutive dresse le panorama en temps réel de l’état d’avancée de la maladie. Elle se concentre sur trois variables : le nombre de décès liés au virus, le nombre total de cas déclarés depuis le début de l’épidémie, et le nombre de guérisons recensées. En passant votre souris sur chaque pays, vous pourrez visionner le détail de ces informations par pays, mais aussi les différentes mesures de restriction mises en place.

La couleur de la carte est désormais graduée selon le nombre de décès.

Cliquez sur ce lien pour obtenir la carte interactive: 

https://infogram.com/nombre-de-cas-de-coronavirus-en-afrique-par-pays-1h7g6kv3v9j04oy

 

 

Le Covid s'intensifie en Afrique, progresse au Sénégal, omniprésent au Maroc et meurt au Burkina .

Mais par contre Le Burkina et maintenant la Cote d'Ivoire luttent contre un fléau plus gangreneux: le terrorisme...

URGENT #Côte_d_Ivoire: Kafolo (frontière Burkina) : au moins 12 militaires tués dans une attaque

        Une position de l'armée ivoirienne, au niveau du poste-frontière de Kafolo, au nord-est de la Côte d'Ivoire à la frontière avec le Burkina,  a été attaquée par des individus armés non identifiés dans la nuit de mercredi 10 au jeudi 11 juin 2020,  a appris radio Oméga de sources sécuritaires ivoiriennes.  Pas encore de bilan ni de réaction officiels mais selon nos sources au moins 12 militaires ont été tués par les assaillants qui étaient une trentaine."

 

 

 

   Il y a un virus dans le monde qui tue 8500 enfants par jour.

     Ce virus bien plus important que "Covid 19"

s'appelle "la faim".

     Son remède existe : "la nourriture ".

     Jamais personne n'en  parle. 😔😠😢

Un de moins....pas le moindre !!

Abdelmalek Droukdel aurait pu périr cent fois dans le maquis algérien, entre les hauteurs forestières impénétrables de l’Akfadou, en Kabylie, où il s’était établi près d’une décennie à partir du début des années 2000, et les monts de Tebessa, à la frontière tunisienne. C’est de là, en Algérie, que, depuis plus d’un quart de siècle, il avait gravi tous les échelons du djihadisme régional.

Il est mort finalement bien plus au Sud, dans le nord du Mali, pays devenu depuis le principal théâtre de cette guerre qu’il menait au nom d’Al-Qaida. L’émir d’Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI) a été tué, mercredi 3 juin, par les forces armées françaises, a annoncé, vendredi soir 5 juin, la ministre des armées, Florence Parly. « Un succès majeur », selon elle.

L’opération s’est déroulée dans le nord-est du Mali, a précisé l’état-major des armées. « Celle-ci a été faite à partir de croisements de renseignements français et américains 

Abdelmalek Droukdel était accompagné d’un « petit groupe » d’hommes lorsqu’il a été « neutralisé » par les forces spéciales françaises. Son corps a été « formellement identifié », selon le colonel Frédéric Barbry, porte-parole de l’état-major. L’action s’est déroulée au nord de l’Adrar des Ifoghas, à 80 km à l’est de Tessalit, et a été réalisée par un module d’intervention composé d’hélicoptères et de troupes au sol. »

 

 

   Nouvelle page pour vous informer de l'évolution du coronavirus sur nos différentes structures africaines; Le covid 19 en Direct sur:

 

 http://covid-19-africa.sen.ovh/

 

   

    Portez un masque !!!

 

 

 

 

 

Nette amélioration au Burkina...

BURKINA

 « Au Burkina Faso, la famine pourrait faire plus de victimes que le Covid-19 »

Face aux risques de famine au Burkina Faso, durement impacté par les mesures de confinement sanitaire, une aide alimentaire d’urgence

La recrudescence de la pauvreté due aux mesures de confinement a touché une large partie de la population du Burkina Faso avec des mesures gouvernementales qui ont pénalisé les plus démunis. « Dans ce pays déjà très fragilisé humainement et économiquement par les attaques terroristes, une des craintes clairement exprimée est que la faim fasse bien plus de victimes que les complications pulmonaires liées au Covid-19 »,  

Actuellement en période dite de soudure (fin de la saison sèche) la population est entrée dans la crise du Covid-19 au moment de l’année où la problématique de l’alimentation est la plus difficile. De plus, les personnes vivant de l’économie informelle, c’est-à-dire gagnant quotidiennement de quoi se nourrir pour elles et leurs proches, rencontrent déjà de sérieuses difficultés ». « Si les Burkinabés sont volontaires pour appliquer les gestes barrières contre le virus, encore faut-il qu’ils aient les moyens d’acheter du savon ».

Et la colère gronde face à l’insécurité qui pousse le Burkina à la dérive : Lundi, une manifestation a eu lieu à Pama, le chef-lieu le plus proche de Kompienga, pour protester contre le massacre du marché mais surtout exprimer le ras-le-bol de populations locales qui se sentent abandonnés face à l’ennemi invisible. 

«Comme si on vivait dans un autre monde»

   «Rien que la semaine passée, dans la zone de Kaya, une équipe est tombée dans une embuscade. Ils ont appelé un renfort de Barsalangho, qui est également tombé dans une embuscade. Ils ont appelé ceux de Kelbo, qui sont également tombés dans une embuscade», énumère encore un militaire. Ajoutant : «Cette semaine, les groupes armés ont ouvert un nouveau front, à Farmana, à la frontière du Mali où ils ont tué deux gendarmes et saccagé le commissariat et la gendarmerie.» Le week-end de la Pentecôte, outre l’attaque du marché de Kompienga, deux convois civils, escortés par des militaires, ont été mitraillés au nord et à l’est, faisant 25 victimes supplémentaires. «Mais à Ouagadougou, c’est comme si on vivait dans un autre monde ! La seule préoccupation du pouvoir c’est le coronavirus», peste Ousmane, un habitant de la capitale.

Avec seulement 884 cas confirmés et 53 morts ce jeudi, le Burkina Faso s’en sort plutôt bien sûr le front de la pandémie. Cette semaine, le couvre-feu a été levé, les écoles ont rouvert, alors que marchés et restaurants fonctionnent à nouveau. Un retour à la normale rassurant. Reste à vaincre l’autre virus, celui d’une insécurité bien plus létale et contagieuse.

1.       Au Burkina Faso, la polémique sur la gestion de la lutte contre le coronavirus

      enfle

 

        C’était le 18 mars, le gouvernement burkinabé organisait son premier « point de situation » sur l’évolution du Covid-19 face à la presse. Ce jour-là, rares sont ceux à porter un masque. L’heure est encore à l’insouciance. « Nous avons enregistré dans la nuit le décès d’une patiente de 62 ans, diabétique, qui était sous réanimation », annonce le professeur Martial Ouédraogo, le coordonnateur national de la réponse à la pandémie du nouveau coronavirus.

    L’annonce fait l’effet d’un électrochoc. Le Burkina Faso, qui n’enregistre alors que 27 cas positifs à cette date, devient le premier pays à compter ses morts du coronavirus en Afrique subsaharienne.

     Depuis le décès de son épouse, Amado Compaoré cherche à comprendre. « Ça me hante », souffle cet ingénieur à la retraite, assis dans la cour de sa maison. Le 16 mars, la sexagénaire, hospitalisée dans une clinique privée de la capitale après « un contrôle de routine de son diabète », indique la famille, est transférée au CHU de Tengandogo, le centre de prise en charge des malades du Covid-19. « Elle présentait de la fièvre et des difficultés respiratoires », des « signes suspects » de la maladie, affirme un soignant de l’hôpital.

    Au Burkina Faso, le coronavirus prive les filles d’école, mais pas de corvées

    « Personne ne m’a parlé du coronavirus, on me disait qu’elle avait une pneumonie virale », insiste de son côté M. Compaoré. Le lendemain, lorsqu’il retourne dans la nuit au CHU, après être allé chercher quelques affaires à leur domicile, il est déjà trop tard. « On m’a expliqué qu’elle était morte d’une crise cardiaque », relate le veuf, qui soutient n’avoir « jamais pu consulter les examens ni le dossier médical » de sa femme, malgré ses multiples demandes.

   Selon nos informations, les médecins n’ont pas pu transférer Rose Marie Compaoré en réanimation cette nuit-là. Il aura fallu attendre près d’un mois, début avril, pour que le service, fermé pour « des travaux de mise à niveau », soit opérationnel. « Pendant tout ce temps, nous avons perdu de nombreux malades en détresse respiratoire, ils auraient pu être sauvés », fustige un médecin, sous couvert de l’anonymat.

   Nombreuses contradictions

    En coulisses, plusieurs « blouses bleues » émettent également des doutes sur la rapidité du diagnostic. A l’époque, il n’y a pas encore de laboratoire habilité à faire le dépistage du Covid-19 dans la capitale, ni de tests rapides. Il faut envoyer les prélèvements à Bobo-Dioulasso, à 350 kilomètres à l’ouest du pays. « Minimum 72 heures avant la réception des résultats », précisent plusieurs sources médicales. Contactés, le ministère de la santé et la direction de l’hôpital n’ont pas souhaité donner suite à nos demandes de précisions.

    Autre contradiction : le 21 avril, la ministre de la santé Claudine Lougué est auditionnée à l’assemblée nationale sur la gestion gouvernementale de la pandémie de Covid-19. Celle-ci affirme alors que le domicile de la défunte a bien été « désinfecté » et que « des médecins ont reçu la famille et le mari ».

 Des propos contredits par le journaliste d’investigation, Yacouba Ladji Bama, qui a révélé l’affaire dans le bimensuel Courrier Confidentiel. « Aucun médecin ne nous a contactés, la maison n’a jamais été désinfectée et nous n’avons pas été testés ni mis en quarantaine ! », soutient Amado Compaoré.

    Le mea culpa arrivera en pleine tempête médiatique, le 25 avril. « On m’a fait mentir à l’Assemblée nationale », lâche la ministre Claudine Lougué, dans les colonnes du Courrier Confidentiel, justifiant qu’après avoir convoqué « une réunion de crise », ses collaborateurs lui ont finalement « avoué » que la rencontre avec la famille ne s’était « jamais tenue », et encore moins « la désinfection du domicile ».

   Aujourd’hui, si la ministre est allée présenter « ses excuses et ses condoléances » à la famille et que l’affaire a valu le limogeage du coordonnateur national de la réponse à l’épidémie du Covid-19, le dossier est loin d’être clos. « Tout ce que l’on souhaite, c’est connaître la vérité, qu’on nous montre les tests prouvant qu’elle avait ce virus », martèle Amado Compaoré rappelant que personne dans leur entourage n’a été malade et qu’aucune mesure spécifique n’a d’ailleurs été demandée pour les funérailles.

    Manque de matériel de protection et de respirateurs, médecins contaminés, témoignages de patients « abandonnés » la nuit : le CHU de Tengandogo n’en est pas à sa première polémique. « Il y a eu de gros cafouillages dans la gestion des premiers cas, un manque d’humanisme aussi. Ces bévues ont fortement dégradé l’image de l’hôpital. Depuis, beaucoup de malades préfèrent se tourner vers le privé ou les tradipraticiens », regrette un médecin.

   Alors que six ministres ont déjà été infectés au coronavirus, les critiques visent également le gouvernement. A la date du 11 mai, le pays enregistrait 766 cas, dont 51 décès, l’un des taux de létalité les plus élevés de la sous-région. L’opposition dénonce « une gestion catastrophique » et exige la démission de la ministre de la santé.

    « La cacophonie sur l’application des mesures, les contradictions au sommet, ajoutées à ce scandale, qui est une démonstration de communication mensongère, ont dévalué la parole politique et effrité la confiance de la population », alerte Lookman Sawadogo, à la tête du groupe de réflexion Cercle citoyen d’aide à la gouvernance du Covid-19. Selon lui, de plus en plus de Burkinabés doutent de l’existence même de la maladie.

22.Une « crise de légitimité »

23. « Pour certains, l’affaire Rose Marie Compaoré est venue renforcer l’idée que les chiffres de l’épidémie seraient surévalués », regrette le journaliste, qui s’inquiète également d’un « manque de transparence » autour du budget du plan de riposte, estimé à 177 milliards de francs CFA (quelque 270 millions d’euros).

24. Une « crise de légitimité » d’après lui, qui expliquerait également les différents mouvements de grogne qui ont eu lieu ces dernières semaines au Burkina. Manifestations des commerçants, relâchement dans le respect des mesures barrières, désobéissance… Les autorités ont d’ailleurs décidé d’assouplir un certain nombre de mesures restrictives, avec la suspension de la mise en quarantaine des villes, la reprise des transports et la réouverture des marchés et des lieux de culte. 

  « Ce n’est pas une réponse à la pression, c’est un risque que nous assumons. Il était nécessaire d’avoir cet allègement des mesures de façon concertée. En cas de rebond de la courbe, nous appliquerons les mesures de restriction rapidement », assure le porte-parole du gouvernement Rémis Fulgance Dandjinou. Une nouvelle épreuve pour l’exécutif, à sept mois d’élections présidentielle et législatives, et alors que le pays doit déjà faire face à une grave crise sécuritaire et humanitaire.

   Le décès de Rose Marie Compaoré, députée de l’opposition, deuxième vice-présidente de l’Assemblée nationale, a fait l’effet d’un électrochoc.

 

Coronavirus au Burkina: isolement levé pour Ouaga  et plusieurs autres villes

      C'est par un décret, ce lundi soir, que le président Roch Marc Christian Kaboré a mis fin à l'isolement qui concernait toutes les villes dans lesquelles des cas de coronavirus avaient été détectés. Depuis la fin du mois de mars, les liaisons de voyageurs étaient interdites entre une douzaine de villes du pays, dont la capitale.

Après la réouverture de certains lieux, les transporteurs menaçaient de reprendre leurs activités. La situation était difficile pour la population, surtout pour les opérateurs économiques. Désormais les populations pourront se déplacer partout dans le pays, une décision saluée par le milieu des affaires.

« C’est une bonne chose, car la situation devenait très compliquée pour les Burkinabè, a déclaré Adama Ouedraogo de la Fédération nationale des transporteurs. Le Burkina Faso a beaucoup perdu avec cette situation de quarantaine. En tout cas, c’est une bouffée d’oxygène. » Ce responsable demande maintenant aux transporteurs le respect des gestes barrières, car selon lui, la sécurité des voyageurs reste la priorité.

Le secrétaire général du syndicat des commerçants avait jugé pour sa part très néfastes les conséquences de la quarantaine pour l’économie. « C’est comme si on était dans une prison économique », avait-il déclaré.

Du côté du secteur de la santé, c’est plutôt l’inquiétude. Le président de l’Ordre des infirmiers du Burkina Faso estime que cette levée de quarantaine pourrait être un facteur favorisant la propagation du virus dans d’autres villes du pays qui n’avaient pas connu de cas jusque-là. « Les choses sont en train de rebondir avec vingt nouveaux cas de coronavirus en quarante-huit heures, a-t-il souligné. Il faut trouver les moyens et les stratégies les plus efficaces pour que les populations respectent les mesures barrières. »

 

 

Au Burkina Faso, où le port du masque est obligatoire depuis le lundi 27 avril, le gouvernement a annoncé des mesures pour la réouverture des classes, même si aucune date n’est encore avancée pour leur réouverture.

 En attendant, les élèves peuvent suivre les enseignements à distance grâce aux médias et nouvelles technologies, et des masques sont confectionnés. Des mesures jugées insuffisantes par certains parents d’élèves qui doutent de leur efficacité.

Depuis le 16 mars dernier, les écoles, universités et centres de formation sont fermées dans le but de freiner la propagation du Covid-19.

D'ici leur réouverture, douze millions de masques seront confectionnées et mis à la disposition des élèves, des enseignants et du personnel éducatif. Un nettoyage et une désinfection des établissements situés dans les villes ayant connu des cas de coronavirus seront effectués.

En attendant, les élèves suivront leur programme scolaire à distance. Pour Zakaria Sieba,  l’enseignement à distance qui consistera à enregistrer les cours puis à les diffuser sur des médias publics et privés et les applications numériques avec ou sans connexion internet est une bonne initiative. « Je pense que ce sont de très bonnes mesures. Je pense que la priorité, aujourd’hui, c’est d’éviter que la maladie ne se propage ».

Le gouvernement prévoit pour la réouverture des classes, la  confection de  12 millions de masques pour les  élèves, enseignants et le personnel administratif. Mesure jugée insuffisante par Mahamoudou Sawadogo qui a à sa charge cinq élèves. « Il ne suffit pas de dire qu’on va rendre disponibles les masques. Uniquement pour les élèves c’est insuffisant. L’enfant qui quitte la maison pour l’école, il croise plusieurs personnes. Donc avec ces personnes, il peut être contaminé, comme il peut contaminer ces personnes ».

Coronavirus : 50 millions de personnes menacées par la faim en Afrique de l’Ouest d’ici à quelques mois

La pandémie de Covid-19, ajoutée aux problèmes de sécheresse et à l’insécurité dans la région, pourrait faire exploser le nombre de personnes en crise alimentaire, alerte l’ONG Oxfam.

Le nombre de personnes menacées de famine en Afrique de l’Ouest pourrait quasi tripler en trois mois et concerner 50 millions de personnes en août, contre 17 millions en juin, a alerté Oxfam, mardi 21 avril. L’organisation non gouvernementale (ONG) cite des estimations de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao).

En ville comme en zones rurales, malgré les efforts des Etats, les populations ont des difficultés d’accès aux marchés alimentaires, et elles font face à un début de hausse des prix et une baisse de la disponibilité de certaines denrées de base, conséquences du confinement ou/et du couvre-feu mis en place, de la fermeture des frontières et de l’insécurité dans certaines zones, ajoute l’ONG.

En quelques jours au Burkina Faso, « le sac de 100 kg de mil est passé de 16 000 à 19 000 francs CFA, et le litre d’huile pour la cuisine a presque doublé. Avec le virus en plus de l’insécurité, je me demande comment le mois de ramadan sera vécu cette année », a souligné Amadou Hamadoun Dicko, président de l’Association pour la promotion de l’élevage au Sahel et en Savane (Apess).

A Tengandogo, l’hôpital réquisitionné pour abriter le centre de prise en charge des malades du Covid-19 dans la capitale, on compare les soignants à des « combattants ». Malgré le manque de matériel, la fatigue, et parfois un sentiment d’impuissance, ils doivent s’occuper des patients les plus gravement atteints par le coronavirus qui a déjà contaminé, au mercredi 22 avril, 600 personnes et fait 38 morts au Burkina Faso, pays le plus touché en Afrique de l’Ouest.

La crise due au coronavirus conjuguée à l’insécurité exacerbe la menace d’instabilité des marchés et fragilise une situation alimentaire déjà très instable, note l’ONG, qui relaye les inquiétudes déjà exprimées par les Nations unies.

Le socle de l’agriculture en danger

Dans les pays confrontés à des crises humanitaires, l’accès à la nourriture est devenu encore plus difficile : au Burkina Faso ou au Niger l’aide humanitaire ne parvient pas à atteindre et à couvrir les besoins alimentaires des milliers de déplacés. Les dispositifs d’urgence sont donc plus vitaux que jamais, souligne Oxfam.

Alors que débute la saison agricole, les producteurs et les agriculteurs rencontrent aussi des difficultés pour accéder aux semences et aux engrais de qualité. L’agriculture contribue à hauteur de 30,5 % de l’économie de l’Afrique de l’Ouest et est la plus grande source de revenus et de moyens d’existence pour 70 % à 80 % de la population, principalement pour les femmes. « Nous avons perdu 75 % de notre marché à cause du confinement de la ville de Bobo Dioulasso », explique Mme Toe Hazara, responsable d’une laiterie burkinabée citée dans le communiqué.

Les communautés pastorales, déjà confrontées aux impacts du changement climatique, sont également touchées, ne pouvant plus assurer la transhumance du bétail à cause de la fermeture des régions ou des frontières, ce qui risque d’augmenter les conflits entre éleveurs et agriculteurs.

SENEGAL

 CORONAVIRUS à MBOUR : LES INDICATEURS ONT BEAUCOUP ÉVOLUÉ EN UN MOIS (DR BOUSSO)

 

Les indicateurs relatifs à la maladie du coronavirus au Sénégal ont beaucoup évolué en un mois avec le nombre de cas multiplié par trois, mais également 6 fois plus de guéris et beaucoup plus de cas graves et de décès qui sont passés de 8 à 47, a relevé le Directeur du Centre des Opérations d’urgence, Dr Abdoulay Bousso.

Parmi les patients décédés, ‘’il n’y a pas eu beaucoup d’évolution puisque 72% sont les personnes vulnérables âgées de plus de 60 ans et souvent atteintes de comorbidités’’, a-t –il souligné samedi lors du point mensuel sur la situation de la maladie dans notre pays.

Sur la répartition entre les testés positifs, 87,6% sont des cas contacts, 10,20% des cas communautaires et les cas importés 2,20%, a-t –il souligné.

Les cas communautaires évoluent puisque les populations continuent à circuler et il faudra s’attendre également à leur augmentation, a dit Dr Bousso.

‘’La proportion des cas importés s’est stabilisé même si ces derniers jours, ils sont revenus avec des personnes qui arrivent à passer la frontière mais c’est une proportion qui est relativement maîtrisée pour le moment’’, a ajouté Dr Bousso, membre du Comité national de gestions des épidémies.

Sur l’aspect clinique, il a relevé que ‘’beaucoup se posent la question sur l’existence de la maladie puisque la majorité des cas sont asymptomatiques avec 60,7% testés positifs qui ne présentent pas de symptômes’’. Près de la moitié des personnes qui sont testées positives ne présentent pas de signes cliniques.

A 11 régions touchées il y a un mois, on est passé à la totalité des régions qui ont aujourd’hui des cas confirmés de personnes atteintes de Covid-19. Les régions de Matam, Kaffrine et Kédougou jusque-là indemnes enregistrent aujourd’hui des cas.

Toujours sur l’évolution des indicateurs, Dr Bousso précise que ‘’sur l’ensemble du territoire national 51 districts sanitaires sont touchés par la pandémie sur les 79 que compte le système sanitaire’’.

La région de Dakar compte le plus grand nombre de cas avec 74,6% des personnes infectées du fait de la densité et de la circulation des personnes.

Sur la répartition des hommes et des femmes atteintes du virus c’est ‘’assez équilibré’’ avec 55% testés positifs contre 45% chez les femmes.

Le personnel de santé n’est pas également épargné avec, à ce jour, 136 agents testés positifs dont 45% sont des infirmiers, sages-femmes, les 14% des médecins et le reste le personnel administratif et de soutien.

Toutefois, aucun agent n’a été infecté au niveau des 27 sites de traitement des patients atteints de la maladie. Ce qui est de l’avis du Dr Bousso ‘’un indicateur extrêmement important’’.

A ce jour, sur le plan du diagnostic laboratoire, il y a eu 58742 tests réalisés par l’Institut Pasteur de Dakar (90%) et l’IRESSEF de Diamniadio (10%).

Les sites de prise en charge ont également évolués passant de 20 sites dans 11 régions il y a un mois à 33 sites de prise en charge dans l’ensemble des régions du Sénégal, dont 24 hospitaliers et 9 extrahospitaliers.

 

Chaque mois depuis le 2 mars, des membres du comité national de gestion des épidémies font le point sur l’évolution de la maladie à coronavirus avec plus de détails sur les aspects de prise en charge.

La recrudescence des cas de coronavirus inquiète les autorités au 31 Mai 2020

Des mesures sanitaires plus strictes entreront bientôt en vigueur à Dakar, a annoncé le ministre de la Santé sénégalais samedi 30 mai en conférence de presse. La capitale sénégalaise et sa région comptabilisent près des trois quarts des 3 535 cas de Covid-19 recensés depuis le début de l'épidémie. Pour ce seul samedi 30 mai, la capitale enregistrait 84 nouveaux cas, sur 106 dans l’ensemble du pays. Une situation inquiétante selon les autorités qui travaillent à un nouveau plan d’action. 

« Si nous perdons la main à Dakar, nous risquons de perdre la bataille dans le pays ». En conférence de presse ce samedi 30 mai, le ministre de la Santé sénégalais, Abdoulaye Diouf Sarr s’est montré alarmiste quant à la situation sanitaire de la capitale. Épicentre de l’épidémie dans le pays, la région de Dakar comptait 2 525 cas sur 3 429 en date du 29 mai, soit 73,6% des contaminations du pays. 

« Il y a un réel problème de transmission communautaire à Dakar », explique le docteur Ousmane Gueye du ministère de la Santé. En effet, la région concentre plus de la moitié des cas communautaires du pays, pour rappel il s’agit de ces cas positifs dont la chaîne de contamination est intraçable. 

Le ministre de la Santé a ainsi décidé d’accentuer sa stratégie de sensibilisation par le biais de caravanes de prévention menées par des relais communautaires et des agents du ministère. Surtout, des nouvelles mesures vont être mises en place spécifiquement dans la région de Dakar.

Mise en quarantaine de la capitale, durcissement du couvre-feu, confinement partiel ? « Aucune solution n’est à écarter », confie le docteur Gueye. Le comité national de gestion des épidémies se réunira ce mardi 2 juin pour en débattre.

Le Sénégal entame un essai clinique du Covid-Organics

 

Le ministère sénégalais de la Santé a confirmé jeudi la réception d’échantillons du Covid-Organics, le remède malgache contre le nouveau coronavirus, avant d’annoncer le début d’un essai clinique sur ses composantes, dont l’Artemisia.

« Le travail va commencer aujourd’hui », a annoncé le docteur Aloyse Waly Diouf, directeur de cabinet du ministère de la Santé et de l’Action sociale, interrogé dans la matinale de la radio privée RFM.

Il a souligné que des échantillons ont été reçus de Madagascar comme l’avait d’ailleurs annoncé le président Macky Sall après un entretien fin avril avec son homologue Andry Rajoelina.

Par ailleurs, a indiqué pour sa part le professeur Daouda Ndiaye, coordonnateur du comité scientifique pour la rédaction du protocole de recherche sur le Covid-Organics, « nous allons travailler sur un protocole pour voir comment le donner aux Sénégalais ».

Ce protocole sénégalais aura pour but d’être « préventif et curatif », a précisé l’épidémiologiste, par ailleurs chef du Service de Parasitologie-Mycologie de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, ajoutant que son équipe est « en train d’accélérer les procédures ».

Traitement qualifié de « miracle », le Covid-Organics est une tisane à base de plantes médicinales comme l’Artemisia (connue dans le traitement du paludisme) préparée par des chercheurs de l’Institut malgache de recherche appliquée (IMRA). L’OMS a déconseillé son utilisation pour absence de preuve. Cependant, le professeur Ndiaye a rétorqué que son élaboration repose sur « une base sérieuse », précisant que les Malgaches leur « ont fourni toutes les informations nécessaires ».

Après un lancement en grande pompe le 20 avril, le président Andry Rajoelina a continué l’opération de charme auprès de plusieurs de ses homologues africains, insistant sur les vertus curatives du Covid-Organics contre le coronavirus.

Certains pays comme la Guinée-Bissau, la Guinée-équatoriale, le Niger et le Congo-Brazzaville ont déjà réceptionné leur commande, selon RFI.

Au Congo, la cargaison est arrivée mardi dernier et réceptionnée par le directeur de cabinet du chef de l’Etat, Florent Ntsiba.

Les produits sont contenus dans des sachets prêts à être « administrés sous la forme d'infusion pour l'équivalent de 900 traitements, pour la prise en charge d'au moins 900 malades », a expliqué sur RFI le ministre nigérien de la Santé publique, le docteur Idi Illiassou Mainassara. Il a assuré qu’une documentation est remise au comité scientifique qui dira « la conduite à tenir ».

Coronavirus: reprise progressive des classes au Sénégal à partir de juin

 

     Fermées depuis un mois et demi pour arrêter la propagation du nouveau coronavirus, les écoles vont rouvrir au Sénégal à partir du 2 juin, d'abord pour les élèves en classe d'examen, a annoncé mercredi le gouvernement.

Les écoles et les universités sont fermées au Sénégal depuis le 16 mars. Le pays ouest-africain a déclaré 882 cas confirmés de Covid-19 dont 315 guéris et neuf décès.

Pour tenter d'endiguer la transmission du nouveau coronavirus, les autorités ont instauré un couvre-feu nocturne, fermé les frontières, interdit la circulation entre les régions, fermé les hôtels et restaurants ou encore imposé le port du masque.

Coronavirus: au Sénégal, le port du masque est désormais obligatoire

 

   Des masques chirurgicaux, de pharmacie, ou des masques en tissu, en wax, colorés et même en fausse fourrure, on en voit de toutes sortes à Dakar où l'obligation de leur port est globalement saluée et plus ou moins respectée, dans les commerces ou aux arrêts de bus.

Le principal problème relevé par ceux qui n’en portent pas - et qui parfois se couvrent le nez et la bouche avec un foulard -, c’est l’accès à ces masques et notamment leur coût. En effet, dans les pharmacies, ils ne sont pas toujours disponibles, et un masque filtrant de type FFP2 peut coûter jusqu’à 2 500 francs CFA pièce, soit un peu moins de 4 euros.

Alors comment faire ? Il y a ceux que l’on peut acheter dans la rue, entre 200 et 500 FCFA, mais sans forcément de garantie sur la provenance et l’hygiène et  il y a ceux en tissu, confectionnés par des couturiers  et des initiatives solidaires de volontaires qui en fabriquent et les distribuent gratuitement.

En tout cas, cette nouvelle obligation du port du masque dans certains lieux publics marque une étape supplémentaire dans la riposte, c’est d’ailleurs ce que recommandaient les autorités sanitaires, alors que le pays a enregistré deux nouveaux décès ces dernières 24 heures. Sur RFI, vendredi soir, le président Macky Sall avait évoqué de nouvelles dispositions, notamment l’élargissement du couvre-feu, actuellement en vigueur de 20h à 6h du matin, mais pas de confinement pour l’instant.

 

 


Avec des conditions difficiles, l'Afrique se bat: 

L’AIDE ALIMENTAIRE A DÉMARRÉ

PAR SENEGAL BLACK RAINBOW · 

Aide alimentaire : Les premiers camions quittent le Port de Dakar pour les régions

Les premiers camions qui déploient l’aide alimentaire dans les régions, ont quitté le Port autonome de Dakar  . Le Président de la République a lancé l’opération. Plus de 100.000 tonnes de riz vont être distribuées à 1 million de ménages. Aussi, 10.000 tonnes de sucres et 10.000 tonnes de pâtes alimentaires , Pour le sucre, c’est 10.000 tonnes, les pâtes alimentaires, c’est 10.000 tonnes, pour l’huile, c’est idem et plus de 1 millions de pâtes de savon qui vont être distribués jusque dans les villages les plus reculés », a déclaré Macky Sall. : distribution  encadrée par la police, la gendarmerie et l’armée. Le Président de la République n’exclut pas un confinement si toutefois les règles d’hygiène ne sont pas respectées par les populations.

 

Mais , y a un mais : 

LE MANQUE D’EAU A MBOUR ET DANS TOUT LE PAYS:

    A Mbour, au moment où, dans les gestes barrières le lavage des mains occupe une place centrale, nombreux sont les ménages qui sont privés du liquide précieux. Ainsi, observer scrupuleusement ce geste demeure un gros problème.

Bien que Mbour vit à l’heure d’une guerre sanitaire et qu’il est demandé à tout un chacun de se laver les mains, de prendre des douches, de laver plus que d’habitude son linge, certains quartiers de Mbour vivent une situation insupportable.
A partir de 8 heures, jusque tard dans la soirée, pas une goutte d’eau ne coule du robinet.
»On nous demande de rester chez nous. On peut le comprendre. Ce qu’on n’arrive pas à comprendre, c’est qu’on nous dise cela et qu’on nous coupe un liquide aussi précieux que l’eau. C’est à la limite inadmissible. Si l’eau est coupée, les gens se retrouveront au bord d’un puits. Puisqu’ils interdisent les rassemblements, cela ne manquera pas si les robinets sont coupés », 

RAOULT L’AFRICAIN

PAR SENEGAL BLACK RAINBOW · 

 

Didier Raoult l’Africain : sur la piste de la chloroquine, de Dakar à Brazzaville

  Né au Sénégal, où il a passé son enfance, le médecin et chercheur français Didier Raoult a conservé des liens professionnels et affectifs forts avec le continent. Et de nombreux pays africains ont d’ores et déjà recours à la chloroquine pour traiter les personnes infectées par le Covid-19. Et dans les rangs de ses plus fervents supporteurs, le continent africain n’est pas en reste : est-ce parce que le composé chimique qu’il utilise pour traiter ses patients, l’hydroxychloroquine, est bien connu sur le continent, où il est utilisé depuis longtemps pour soigner la malaria ?

     Dans ce combat d’experts, le pays qui l’a vu naître a également tranché. À l’hôpital de Fann, à Dakar, le professeur Moussa Seydi, chef du service des maladies infectieuses et tropicales, a déjà administré de la chloroquine seule aux 100 premiers patients testés positifs au Covid-19. « À Marseille, le docteur Didier Raoult a publié des résultats préliminaires encourageants. L’association d’hydroxychloroquine et d’azithromycine devrait permettre de raccourcir la durée de portage [du virus], afin d’accélérer la guérison des malades », déclarait ainsi Moussa Seydi à Jeune Afrique dès le 19 mars. Pour recourir à ce médicament, il affirme s’être appuyé sur l’étude cosignée par son homologue français.

    Comme le Sénégal, le Burkina Faso, l’Algérie ou encore le Maroc ont eux aussi opté pour la chloroquine. Le 23 mars, le ministère de la Santé du royaume chérifien réquisitionnait ainsi les stocks nationaux et diffusait à l’adresse des directeurs de CHU le protocole de prescription de la chloroquine et de l’hydroxychloroquine pour les cas confirmés de Covid-19. Une décision inspirée des recherches chinoises sur le sujet… et des études menées par le chercheur français, à en croire un membre du comité marocain chargé de la lutte contre la pandémie.

   Si le professeur Raoult est bien connu sur le continent, c’est aussi que ce spécialiste des maladies tropicales et infectieuses, en plus d’y avoir grandi, y a beaucoup travaillé. C’est à Dakar que le Français aurait attrapé le virus de la recherche. Né en 1952 dans la capitale sénégalaise, il y vit dans le bâtiment de l’Office de recherche pour l’alimentation et la nutrition africaine (Orana), créé par son père.
Clin d’œil du destin, dont lui-même dit qu’il était « tout tracé » ? C’est en face de l’Institut Pasteur de Dakar, le laboratoire en première ligne dans la lutte contre l’épidémie au Sénégal, que ce fils d’une infirmière et d’un médecin militaire en poste à l’hôpital principal de la capitale fait ses premiers pas. Une enfance marquée par les souvenirs heureux des moments passés à jouer sur la plage de l’Anse Bernard, ce qui rendra l’adaptation « compliquée » lors de l’arrivée du jeune Didier Raoult à Marseille, à l’âge de 9 ans. « Étant partiellement sénégalais, je ne peux pas ne pas me sentir concerné par ce qui se passe en Afrique », affirme-t-il dans une vidéo adressée au groupe sénégalais eMédia le 7 avril.

   En 2008, Didier Raoult crée dans la capitale sénégalaise une unité de recherche mixte de son IHU consacrée aux maladies infectieuses transmissibles – l’une des deux équipes africaines du professeur avec celle d’Alger. Celle-ci revendique la production de 10 % des publications scientifiques au pays de la Teranga. « Il voulait avoir beaucoup de personnels de terrain : des épidémiologistes, des virologues, des bactériologues », explique l’un de ses proches, l’épidémiologiste et biologiste Cheikh Sokhna, chef d’équipe à l’IHU Méditerranée Infection, à Marseille.

   Ce Sénégalais, également directeur de recherche à l’Institut de recherche pour le développement (IRD), échange régulièrement avec le professeur Raoult. Cette semaine, l’équipe sénégalaise de l’IHU, forte d’une trentaine de personnes, devait déposer auprès du ministère sénégalais de la Santé un projet recherche sur le protocole de la combinaison chloroquine-azithromycine.

   Signe encourageant, selon Cheikh Sokhna, la prévalence du coronavirus semble moins importante dans les zones où l’utilisation d’antipaludéens, comme la chloroquine ou la méfloquine, est fréquente. « Cela se voit de manière très grossière. Mais il faudra intégrer d’autres facteurs avant de tirer des conclusions définitives », ajoute, à la fois enthousiaste et prudent, le chercheur sénégalais, en poste d’ordinaire à Marseille mais actuellement en mission de longue durée à Dakar.

    Cette unité de recherche mixte est loin d’être la seule innovation impulsée par Didier Raoult en Afrique. En 2012, le chercheur français installe à l’hôpital principal de Dakar un MALDI-TOF : un spectromètre de masse permettant de détecter les bactéries en quelques heures, contre deux à trois jours avec les procédés traditionnels. Puis, à partir de 2015, il met en place à Dakar et dans deux villages de la région de Fatick (Centre-Ouest), trois petits laboratoires – des points of care (POC), dans le jargon du milieu – qui permettent de prélever du sang ou de la salive et de donner rapidement l’origine de la maladie ou de la fièvre afin que les infirmiers puissent proposer en temps utile un remède efficace.

     Didier Raoult lance des recherches tous azimuts au Sénégal. Sur le paludisme, la borréliose, la rickettsiose, la malnutrition, le lavage des mains – « qui peut réduire de 50 % les maladies diarrhéiques et de 30 % les maladies respiratoires »… Le médecin français travaillait déjà avec ses équipes sénégalaises sur d’autres formes moins sévères de la famille des coronavirus qui existaient dans le pays, causant rhumes et pneumopathies.
Un « grand frère africain »

      Chaque année, depuis 2008, il vient passer une semaine à Dakar, participant à la journée scientifique de l’IRD organisée par Cheikh Sokhna, qui réunit acteurs de la santé et ONG. C’est à cette occasion qu’il a fait la rencontre de deux scientifiques de renom : le parasitologue Oumar Gaye, de l’université Cheikh-Anta-Diop de Dakar (Ucad), et le pharmacien-colonel Souleymane Mboup, virologue et bactériologue. Ils les intégrera au conseil scientifique de l’IHU Méditerranée Infection, où le second succédera au premier. Etc….

 

Du Burkina, André nous fait passer ce message: 

"L'affaire de confinement là très difficile dans certains pays....

 À chaque pays sa méthode ce qui marche chez les autres ne marchera certainement pas chez nous!"

 Et pour les tests même galère, le directeur de l'orphelinat voulait que la deuxième équipe de soignants de son établissement soit testée avant d'entrée en service pendant quinze jours de confinement avec les enfants: pas de tests...

 

Au Burkina, le personnel soignant s’illustre par un dévouement qui n’a d’égal que celui de leurs confrères et consœurs d’ailleurs. Malgré le manque de gants, masques et autres équipements, ils donnent tout pour essayer d’arracher à la mort ces patients qui leur tombent sur les bras. Selon les témoignages que livrent les malades du Covid-19, les hommes et femmes en blouse blanche sont simplement formidables. Ils bravent la mort jour et nuit pour sauver des vies.

Au CHU de Tengandogo, dans le sud de Ouagadougou, ces “guerriers” au front contre le petit virus qui écume le monde entier sont à la fois médecins, serveurs de repas et accompagnants car pour tenter de freiner la course effrénée du mal, aucun proche n’est admis auprès des patients. Notre pays est sous la menace d’une progression très rapide du virus.

La course contre la montre est engagée pour soustraire le maximum de personnes des griffes du Covid-19 et la situation laisse tout de même songeur et inquiète. Des mesures d’envergure comme les fermetures des classes et amphithéâtres, des marchés, des maquis [restaurants populaires en plein air], des bars, de l’aéroport, des gares de transport en commun, et l’instauration d’un couvre-feu, ont été prises par un gouvernement qui semble avoir pris la mesure du chaos en perspective.

Inquiétudes, incivisme et faille du système

Mais les plaintes contre les failles de la prise en charge des malades ou même contre la simple opération de dépistage se multiplient. Le numéro vert, le 3535, ne répond toujours pas aux attentes des usagers en détresse. Est-il déjà surbooké ?  

 

Faire face au Covid-19 sera un défi très difficile à relever. Tout comme d’autres pays africains dont les centres de santé manquent de tout, le Burkina Faso doit encore redoubler d’efforts dans la prévention. Et pour l’instant, la seule stratégie qui a fait ses preuves c’est bien le confinement, doublé du respect des gestes barrières, dont le lavage des mains. Alors, je reste chez moi, tu restes chez toi, nous restons chez nous… et le Covid-19 retourne chez lui 

  Pour le Sénégal: Article écrit par:  SENEGAL BLACK RAINBOW :

TOUBA: SE BATTRE CONTRE LE VIRUS SANS EAU:

 

Sans eau depuis des mois, Madiyana une bombe à retardement en plein coeur de Touba: Confrontées à un manque d’eau depuis presque 6 mois, les populations de Madiyana à 4 kilomètres de la grande mosquée de Touba, craignent le pire dans un contexte de pandémie de coronavirus. Des rassemblements matinaux et un non respect des gestes barrières notamment la distanciation sociale sont notés quotidiennement autour des bornes-fontaines.

« Nous connaissions le manque d’eau lors du Magal, maintenant ça fait presque 6 mois que la situation perdure. Seules les maisons qui se trouvent au bord de la route sont alimentées, ce qui cause des regroupements monstres et des bousculades de populations à la recherche du liquide précieux »
Pourtant Madiyana est à cheval sur deux forages qui sont distants de 6 à 7 kilomètres. » Malgré cette proximité des forages, les femmes se lèvent à 3 heures pour remplir des bidons de 20 litres, qui sont transportés par des charrettes dans les maisons lointaines. Cette eau est utilisée pour le lavage ou le nettoiement, mais pour boire on achète de l’eau filtrée à 125 francs CFA les 20 litres »,  Au moment où l’on note zéro cas positif de coronavirus dans la ville sainte de Touba depuis des semaines, ce manque d’eau ne participe guère à la prévention de la pandémie de coronavirus. 

    Issa commente cet article: "C’est une honte quand on connait les fortunes des leaders religieux mourides milliardaires…En plus, de vouloir être un état dans l’Etat du Sénégal, officialisé par Macky Sall en 2013 et construire des mosquées partout avec l’argent des Talibés, adultes ouvriers sans salaires et enfants mendiants…Je suis sur que les chevaux et les animaux dans leurs propriétés dans la brousse ont de l’eau en quantité, alors que les humains dans leur état dans l’Etat, n’en n’ont pas… Qu’ils se révoltent ! Honte à ces pseudo-religieux égoïstes qui sont une des 7 plaies du Sénégal…"

 

Vendredi 3 Avril au Burkina mais vrai pour toute l'Afrique:

Le virus se répand ici aussi, pas avec la virulence d'autres contextes géographiques, du moins il semble : il marche lentement et sème la mort, la peur, l'angoisse.

Les mêmes mesures restrictives ont été prises rapidement dans d'autres contextes : fermeture des écoles et marchés, confinement, couvre-feu, restez à la maison, prenez soin de l'hygiène, gardez vos distances de sécurité, au premier symptôme appelez l'urgence médicale.

La fermeture des écoles et l'annulation des initiatives sociales et religieuses qui prévoyaient de grands rassemblements de personnes. Excellent mouvement : l'expérience chinoise et européenne a été maîtresse ! Cette mesure a été mise en œuvre sans problème. Quelques résistances, bien sûr, mais finalement, le bon sens a prévalu. Une autre expérience a également été copiée : la flambée des prix des masques, des gants, des savons . Une liste de prix nationale a été diffusée pour lutter contre le pillage. En regardant les autres pays, le Burkina semble (le doute est obligatoire) avoir bougé à temps pour s'assurer des équipements et du matériel médical indispensables pour faire face à l'urgence (c'est ce qu'ils disent à la télé).

L 'os dur à gérer est ce "restez à la maison". auquel une autre mesure est associée, vraiment inacceptable pour ceux qui vivent à la journée : la fermeture des marchés. Sans parler, enfin mais pas en dernier, de la gestion difficile de la réponse hygiénique (eau et savon) à la pandémie.

Rester dans quelles maisons ? Nous sommes en pleine saison sèche et il fait une chaleur terrible. Beaucoup (trop) maisons sont délabrées et bondées de gens. Elles sont placées l'une à l'autre, avec un petit espace extérieur souvent en commun avec d'autres familles. Pour beaucoup (trop) la maison est "entrée couché", seul environnement, 13-15 m2 en tout et pour tout. Les plus chanceux ont 4-5 m2 de plus, une petite chambre pour la chambre. Pendant la journée, le toit en tôle transforme les maisons en saunas.

La recherche de la nourriture et la fermeture des marchés est une affaire très sérieuse : malheureusement, on mange tous les jours même en présence du coronavirus ! Seuls quelques-uns peuvent se permettre une réserve alimentaire : une bouteille d'huile ; beaucoup de riz ; un kilo de sel ou de sucre ; un panier de soumbala ou de gomb sec ou de cacahuète. Chaque jour, on va au marché ou chez la voisine qui fait des petits affaires et on achète le nécessaire pour le déjeuner et le dîner quotidien parce que l'argent disponible ne permet rien d'autre : on vit à la journée et on mange avec le travail de chaque jour. Beaucoup de gens achètent chaque jour une cuillère d'huile (50 f), peut-être chez la voisine qui a eu la chance d'acheter un litre d'huile, l'a méticuleusement distribué en sachets et le revend pour gagner ces 200-300 f qui lui permettent d'aller au marché et d'acheter le "pain quotidien" à mettre sur la table pour se nourrir elle-même et toute la famille. Et ces 50 f pour acheter de l'huile sont le fruit, peut-être et sans peut-être, de la vente encore de quelque chose, peut-être de sachets de pâtes, parce qu'à son tour, un kilo de spaghettis ont été acheté et, après les avoir brisés, en sachets et vendus au détail. Et c'est le cas pour tout : tomates, oignons, aubergines, poivrons vendus à des unités ou à petits tas de 2 ou 3 ou 4 ; le sucre ou le sel vendus en sachets de 50 ou 100 grammes ; le café le sachet unidose. On achète le détail du détail. Si l'on écoute au fond des femmes qui à la télé, la réalité, ça donne la chair de poule : avec les marchés fermés, on ne meurt peut-être pas de virus, mais on mourra certainement de faim. Fermer tout dans un pays qui vit d'économie de subsistance, c'est comme préparer la corde et l'attaquer à un arbre. Pourtant, il a été constaté que c'était le seul moyen d'arrêter la propagation du virus. Alors peut-être qu'à la fermeture et à l'invitation à rester à la maison, il fallait immédiatement activer et accompagner un programme de soutien alimentaire pour toutes ces familles qui vivent de ce qu'ils produisent. Les fonctionnaires fin février ont reçu leur salaire et continueront jusqu'en mars, mais les autres ? Que va-t-il devenir leur avenir ?

Un autre "point crucial" est l'hygiène. Dans les villages, il y a le puits commun, presque toujours en banlieue, au carrefour de plusieurs villages. Dans les villes, pas dans tous les quartiers et pas dans toutes les maisons, la distribution de l'eau est centralisée. Dans les villages, un puits a besoin d'une myriade de gens et c'est assez loin pour décourager même les plus bien intentionnés à aller chercher de l'eau une seule fois de plus que l'organisation de tous les temps. Dans la ville, le manque d'eau est quotidienne et concerne souvent les heures de l'après-midi quand la chaleur est plus insupportable. Il n'y a rien à dire : il suffit de fermer les yeux, d'imaginer les maisons décrites sans eau et d'entendre dans ses oreilles l'invitation à se laver les mains bien, plusieurs fois par jour, avec du savon.

La situation est très critique et le peuple burkinabé aura certainement le courage d'affronter cette épreuve avec une grande dignité et ténacité.

Quand on se rencontre de loin, on se dit "bon courage": que le courage habite notre cœur et nous mène hors de ce terrible tunnel.

 

 

SÉNÉGAL :

https://www.senenews.com/actualites/coronavirus-le-couvre-feu-mis-en-place-par-macky-sall_303128.html Ce sera de 20 heures à 6 heures du matin, à partir de minuit. Le couvre-feu, déclaré par le président Macky Sall lors de son adresse à la Nation et des hôtels aménagés pour recevoir les malades.

 

Idem au Burkina sur : En l’absence de vaccin et de traitement validé, le seul antidote contre le coronavirus demeure la prévention individuelle et collective, a expliqué le président Roch Marc Christian Kaboré pour justifier ces mesures de restriction des libertés.

 

Et au Mali : un seul respirateur et une vingtaine de lits de confinement…pour tout le Mali