Urgence Humanitaire au Burkina

  Le Burkina a franchi la barre d'un million de déplacés internes (CONASUR)

  Un Burkinabè sur 20 est déplacé interne.  Le dernier rapport du Conseil national de secours d'urgence CONASUR indique que plus d'un million de Burkinabè sont déplacés à la date 17 août 2020. Ils sont exactement 1.013.234  personnes déplacées internes selon le rapport.

   Dans ce rapport, la région du Centre-nord enregistre le plus gros nombre de personnes déplacées internes avec 416.136 déplacés internes soit 41.1% suivi de près par la région du Sahel avec 344 569 soit 34% de personnes déplacées internes. La région du Centre est la moins touchée avec ses 1051 personnes déplacées internes soit un pourcentage de 0,1%.

Selon le CONASUR, ces statistiques connaissent une hausse de 3,5% comparativement à celui du dernier rapport publié le 09 juillet 2020.

Du RIFIFI dans notre petit village d'Obiré

LOROPENI : L’exhumation d’un corps crée des tensions entre l’église protestante et la famille royale Gan     La journée du vendredi 17 avril 2020 a été une journée noire à Loropéni (localité située à environ 42 km de Gaoua) suite à des actes de vandalismes sur plusieurs églises protestantes. Une fidèle de l’église protestante issue de la famille royale Gan a été inhumée et exhumée par la suite par la famille royale. Cette exhumation pour le clan royal se justifierait dans le sens du respect de la tradition gan qui stipule que tout prince ou princesse qui venait à décéder doit être obligatoirement inhumé dans le caveau familial.

     Pour résoudre le litige, les protagonistes ont été entendus au commissariat de police de Loropéni avant d’être transférés au tribunal de grande instance de Gaoua. Ainsi, le vendredi 17 avril 2020, le roi Gan et sept de ses proches ont été mis aux arrêts pour profanation de tombe et violation de sépulture.

     La défunte d’une soixantaine d’année a été inhumée le 9 avril 2020 au cimetière de l’église protestante suivant le rite protestant, parce qu’elle s’était convertie depuis une trentaine d’années.

C’est ainsi que le roi Gan d’Obiré et sept de ses proches ont été auditionnés le vendredi 17 avril au tribunal de grande instance de Gaoua. Après audition ils seront détenus pour profanation de tombe et violation de sépulture. La nouvelle fut accueillie avec colère et indignation par la communauté gan. En représailles à la décision, ce sont 7 églises protestantes de la localité qui ont été saccagées et incendiées le même jour, nous confie le pasteur Henoch Sib.

    Le calme est revenu après que le roi eut bénéficié d’une autorisation le samedi 18 avril pour aller calmer la population. Le procès de cet incident est prévu se tenir le mardi 21 avril 2020 au tribunal de grande instance de Gaoua

 

     Trois jours après les fâcheux évènements qui ont secoué la commune de Loropéni dans la province du Poni, le 17 avril dernier (région du Sud-Ouest du Burkina), le bilan des représailles contre les églises protestantes fait état de plus d’une dizaine de lieux de culte incendiés et saccagés.

   Selon plusieurs sources, au total, onze (11) églises ont été touchées par la colère des populations remontées contre l’arrestation du chef et de ses proches. Selon nos confrères de l’Agence d’information du Burkina (AIB), plusieurs pasteurs ont été contraints de fuir la zone pour échapper au courroux des frondeurs.

    Il nous revient que le procès des notabilités prévu pour s’ouvrir hier mardi 21 avril 2020, a été reporté au 28 avril prochain. Rappelons que tout est parti de la mort et de l’inhumation par ses coreligionnaires d’une dame de 62 ans issue de la famille royale et qui s’était convertie.

     La famille royale très attachée à la tradition selon laquelle tout prince ou princesse qui décède doit être inhumé dans le caveau familial n’a pas tardé à procéder à l’exhumation de la princesse et à son inhumation en conformité avec cette règle. Suite à une plainte déposée, le chef et plusieurs de ses proches considérés comme les «commanditaires de cette profanation» ont été interpellés. Ces arrestations ont donc donné lieu à de violentes représailles contre les églises protestantes.

Selon plusieurs sources, remis en liberté le samedi 18 avril 2020, soit  le lendemain de son arrestation, le chef Gan a multiplié les appels au calme et à la retenue. Il reste néanmoins poursuivi de «faits de complicité de profanation de tombe et de violation de sépulture» tout comme les  sept autres notables accusés de «profanation de tombe et violation de sépulture».

 

 

 

 

BURKINA FASO: LE PAYS DES HOMMES INTEGRES

 

Instant inoubliable fut la rencontre de Claire pour nous faire à jamais aimer ce pays…………..